Après mon premier rendez-vous à la clinique pour me dé-monchhichiser la face, je suis passée à l'étape 2 du processus : les tests
lasers !
"Tin tin tin, tin-tin-tin tin-tin-tin" !!!
Ces tin tin tin grotesques sont censés reproduire l'hymne de Darth Vader lorsqu'il apparaît dans le vaisseau spatial au début de Star Wars, Episode IV. Lamentable, je
sais.
L'accueil à la Clinique était toujours le même : porte d'entrée automatique, hôtesse en costume bleu marine derrière son desk, "Bonjour Madame, je suis
Koyangi et j'ai rendez-vous avec Dr. Brightissime", "Bonjour Madame Koyangi, je vais vous débarrasser de votre manteau afin que vous soyiez
plus à votre aise dans la salle d'attente où je vous prie de bien vouloir patienter, je vous prie, blablabla, s'il-vous-plaît, je vous prie, merci".
Je me suis assise dans un fauteuil design de cuir rouge, en me disant que l'architecte d'intérieur aurait pu éviter le trompe l'oeil encadré de deux colonnes néo-grecques comme
éléments de déco, kitchissimes à mes yeux mais tellement raccord avec le marbre veiné de beige au sol. James Andrew, mon idole, aurait adoré, j'en suis sûre. So smart, Darling!
Le problème dans les salles d'attente des cliniques chics ou des cabinets de médecins dentistes chics et chers,
c'est qu'on ne trouve que des magazines sérieux comme Géo, Animan ou le Time... en anglais dans le texte. Of course, Darling! Moi qui espérais tomber sur Gala,
Voici ou même Paris Match pour tuer le temps, j'étais toute déçue (note pour plus tard : cesser d'aller dans des endroits chics, on s'ennuie). J'ai donc reporté mon attention
sur le grand téléviseur à écran plat où passaient en boucle les offres d'opérations esthétiques proposées par la Clinique. J'étais en train de me passionner pour la pose des implants
mammaires sous ou sur les muscles, par les aisselles, les aréoles ou sous les seins, lorsqu'une infirmière est venue me chercher pour des photos.
Moi : On a déjà fait des photos de moi la dernière fois ?
Infirmière : Ce n'est pas grave, nous aimons faire des photos ici !
Après la séance photo, j'ai attendu dans une cabine près d'un lit à roulettes et de diverses machines, à roulettes elles aussi, dont l'une ressemblait curieusement à R2D2 et faisait "tap tap tap tap" à la manière d'un IRM avec de la lumière bleue. "Le laser", me suis-je dit, en me félicitant de ma perspicacité hors du commun.
Docteur Brightissime est arrivée, accompagnée d'une infirmière carrée à l'expression bourrue, façon fille de la nature élevée au bon air de la campagne. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai
toujours éprouvé de la sympathie pour ce genre de personne. On sent que derrière la mâchoire carrée et l'aspect brut de pomme, il n'y a aucune malice mais un coeur tout gentil
et tout sensible qui bat. Et moi, j'aime ça.
On m'a demandé de m'allonger et on m'a posé des lunettes de protection UV sur les yeux. Noir complet. J'ai sursauté au moment où Docteur Brightissime m'a dit qu'elle était prête à
me faire parler commencer et j'ai pensé aux séances de torture où la victime est à la merci de son bourreau sans savoir
exactement ce qui va lui arriver ni où ni quand, si la douleur sera supportable ou parfaitement atroce, etc.
Laser no 1 vs tache qui ressemble à une ombre
Docteur Brightissime m'a donné l'impression de s'amuser à faire exploser des mini pétards sur mon visage et j'ai eu une pensée émue pour ma joue qui devait ressembler à un petit
cratère fumant après ce traitement... Surtout à cause de l'odeur de cochon grillé qui flottait dans l'air.
Laser no 2 vs une grande et une mini taches de rousseur
Ce laser a été mon préféré. On aurait dit une succession de petites piqûres légères et indolores comme des aiguilles d'acupuncture. Le tout accompagné de petits "bip bip bip" rapides, qui indiquait que R2D2 était en plein travail. Brave petit robot, va !
Laser no 3 vs début de melasma
Sensation complètement inconnue. Docteur Brightissime a posé un coton humide sur ma peau avant d'actionner le
laser. J'étais en train d'essayer de comprendre ce qui m'arrivait que c'était déjà fini. Je crois que je n'ai pas eu mal, mais je ne me rappelle plus.
Une dernière séance de photos et j'ai été libérée jusqu'au prochain rendez-vous en janvier où Docteur Brightissime évaluera les réactions de ma peau et développera une
stratégie pour éradiquer mes taches de rousseur une fois pour toutes. En attendant, je dois acheter du cicalfate pour favoriser la cicatrisation des zones traitées au laser (mes taches ont
l'air d'être en trois dimensions à présent, mais mes collègues n'ont rien remarqué. Petz ne s'était même pas aperçu que j'avais des taches de rousseur), éviter de gratter les croûtes qui vont se
former (je vais avoir une tête terrible ces prochains jours) et me tartiner de crème solaire écran total tout l'hiver.
(c) All photos: Internet
Tour de cou double by Koyangi
Bachhalm Chocolat Fleur de sel de
l'assortiment "classique" : Müres, Orange Macchiato, Menthe, Pétales de rose
Bachhalm Chocolat Truffes blanches Shiitake.
Ne faites pas bêêêh derrière vos écrans, il y a pire : le Bachhalm Chocolat Jambon de cerf Genièvre !
Bottes knee-high Shadey en peau de
shar-pei plissé
Escarpins Celadon, faciles à porter en
toutes circonstances, dont le devant préfigure peut-être mes futures ballerines ? Qui sait...
Pièce d'or en chocolat pour les 100 ans de Pro Natura,
la plus ancienne organisation suisse de protection de la faune et de la flore, proposée à la Poste
Pochette Les Bucoliques dénichée à la boutique
Balthazar à Vevey, un ravissant magasin d'objets de décoration et de cadeaux, que ma copine Madame m'a fait découvrir
Trousse de toilette Les Bucoliques, aussi trouvée chez
Balthazar. Je désespérais de tomber un jour sur une jolie trousse de toilette, voilà qui est fait !
Je veux, je veux !
Derniers Commentaires