Jeudi 12 novembre 2009

Après mon premier rendez-vous à la clinique pour me dé-monchhichiser la face, je suis passée à l'étape 2 du processus : les tests lasers !

"Tin tin tin, tin-tin-tin tin-tin-tin" !!!

Ces tin tin tin grotesques sont censés reproduire l'hymne de Darth Vader lorsqu'il apparaît dans le vaisseau spatial au début de Star Wars, Episode IV. Lamentable, je sais.

L'accueil à la Clinique était toujours le même : porte d'entrée automatique, hôtesse en costume bleu marine derrière son desk, "Bonjour Madame, je suis Koyangi et j'ai rendez-vous avec Dr. Brightissime", "Bonjour Madame Koyangi, je vais vous débarrasser de votre manteau afin que vous soyiez plus à votre aise dans la salle d'attente où je vous prie de bien vouloir patienter, je vous prie, blablabla, s'il-vous-plaît, je vous prie, merci".

Je me suis assise dans un fauteuil design de cuir rouge, en me disant que l'architecte d'intérieur aurait pu éviter le trompe l'oeil encadré de deux colonnes néo-grecques comme éléments de déco, kitchissimes à mes yeux mais tellement raccord avec le marbre veiné de beige au sol. James Andrew, mon idole, aurait adoré, j'en suis sûre. So smart, Darling!

Le problème dans les salles d'attente des cliniques chics ou des cabinets de 
médecins dentistes chics et chers, c'est qu'on ne trouve que des magazines sérieux comme Géo, Animan ou le Time... en anglais dans le texte. Of course, Darling! Moi qui espérais tomber sur Gala, Voici ou même Paris Match pour tuer le temps, j'étais toute déçue (note pour plus tard : cesser d'aller dans des endroits chics, on s'ennuie). J'ai donc reporté mon attention sur le grand téléviseur à écran plat où passaient en boucle les offres d'opérations esthétiques proposées par la Clinique. J'étais en train de me passionner pour la pose des implants mammaires sous ou sur les muscles, par les aisselles, les aréoles ou sous les seins, lorsqu'une infirmière est venue me chercher pour des photos.

Moi : On a déjà fait des photos de moi la dernière fois ?
Infirmière : Ce n'est pas grave, nous aimons faire des photos ici !


Après la séance photo, j'ai attendu dans une cabine près d'un lit à roulettes et de diverses machines, à roulettes elles aussi, dont l'une ressemblait curieusement à R2D2 et faisait "tap tap tap tap" à la manière d'un IRM avec de la lumière bleue. "Le laser", me suis-je dit, en me félicitant de ma perspicacité hors du commun.

Docteur Brightissime est arrivée, accompagnée d'une infirmière carrée à l'expression bourrue, façon fille de la nature élevée au bon air de la campagne. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours éprouvé de la sympathie pour ce genre de personne. On sent que derrière la mâchoire carrée et l'aspect brut de pomme, il n'y a aucune malice mais un coeur tout gentil et tout sensible qui bat. Et moi, j'aime ça.

On m'a demandé de m'allonger et on m'a posé des lunettes de protection UV sur les yeux. Noir complet. J'ai sursauté au moment où Docteur Brightissime m'a dit qu'elle était prête à me faire parler commencer et j'ai pensé aux séances de torture où la victime est à la merci de son bourreau sans savoir exactement ce qui va lui arriver ni où ni quand, si la douleur sera supportable ou parfaitement atroce, etc.

Laser no 1 vs tache qui ressemble à une ombre
Docteur Brightissime m'a donné l'impression de s'amuser à faire exploser des mini pétards sur mon visage et j'ai eu une pensée émue pour ma joue qui devait ressembler à un petit cratère fumant après ce traitement... Surtout à cause de l'odeur de cochon grillé qui flottait dans l'air.


Laser no 2 vs une grande et une mini taches de rousseur
Ce laser a été mon préféré. On aurait dit une succession de petites piqûres légères et indolores comme des aiguilles d'acupuncture. Le tout accompagné de petits "bip bip bip" rapides, qui indiquait que R2D2 était en plein travail. Brave petit robot, va !

Laser no 3 vs début de melasma
Sensation complètement inconnue. Docteur Brightissime a posé un coton humide sur ma peau avant d'actionner le laser. J'étais en train d'essayer de comprendre ce qui m'arrivait que c'était déjà fini. Je crois que je n'ai pas eu mal, mais je ne me rappelle plus.

Une dernière séance de photos et j'ai été libérée jusqu'au prochain rendez-vous en janvier où Docteur Brightissime évaluera les réactions de ma peau et développera une stratégie pour éradiquer mes taches de rousseur une fois pour toutes. En attendant, je dois acheter du cicalfate pour favoriser la cicatrisation des zones traitées au laser (mes taches ont l'air d'être en trois dimensions à présent, mais mes collègues n'ont rien remarqué. Petz ne s'était même pas aperçu que j'avais des taches de rousseur), éviter de gratter les croûtes qui vont se former (je vais avoir une tête terrible ces prochains jours) et me tartiner de crème solaire écran total tout l'hiver.

(c) All photos: Internet

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Mercredi 11 novembre 2009


Après mon tour de cou pseudo-Kookaï qui n'en était pas un puisqu'il n'était pas en jersey (pis, il était trop grand aussi pour moi, faudra que j'en refasse un si j'en ai le courage et si ce sera toujours tendance), j'ai tricoté un tour de cou double, à savoir un tour de cou à croiser deux fois par-dessus la tête, si vous voyez ce que je veux dire. 

Tour de cou double by Koyangi
T-shirt Bean Pole
Gants à petit noeud made in Korea, offerts par ma cousine Tchong-In


Matériel :
6 pelotes "Lang Yarns, Carpe Diem" écru
70 % mérinos, 30 % alpaga
2 aiguilles no 6

Réalisation : monter 80 mailles sur une aiguille no 6 et faire des
points de blé jusqu'à ce qu'il ne vous reste plus de laine. Rentrer les fils et coudre les extrémités ensemble.

Plus simple, tu meurs. Par contre, c'est long à faire...

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Mardi 10 novembre 2009

Lui et Koyangi au téléphone avec leur agenda électronique sous les yeux.

Lui : Zut, les vacances scolaires de février sont du 5 au 15 ! On ne peut pas partir en février avec tous ces mioches et leurs familles !
Moi : Et les deux semaines d'après ?
Lui : Je ne peux pas. J'ai un engagement professionnel et je dois absolument y aller.
Moi : Alors, partons en janvier ! J'ai une fenêtre ouverte fin janvier !
Lui : Je ne peux pas non plus. Et si on partait plutôt début décembre ?
Moi : Je ne peux pas, j'ai mon entretien d'évaluation.
Lui : Ah oui, zut. Et tu ne pourrais pas faire avancer la date de ton entretien d'évaluation ?
Moi : Je peux essayer, mais je ne te garantis rien...
Lui : Essaie ! Sinon, je pars seul en décembre et tu pars seule fin février.
Moi : Et puis quoi encore ?!
Lui : Voyons... Je pourrais partir seul en... Thaïlande ? Ou alors à... Saint Pétersbourg ? ;o)
Moi : Dans tes rêves ! Et tu resteras tranquille dans ta chambre, c'est ça ? Alors qu'à Saint Pétersbourg, il fera froid et qu'un peu de chaleur humaine ne sera pas de refus ?
Lui : Oui. Je ne sortirais pas de l'hôtel !
Moi : Mais bien sûr ! Et la marmotte, elle emballe le chocolat ?

Ralàlà, ces hommes !!!!!!!!!

Lui : Sinon, cela te dit de partir en week-end en Europe cet hiver ?
Moi : Oui, bien sûr !
Lui : Okay, mais où ?
Moi : A Londres !
Lui : A Londres, il risque de faire froid...
Moi : Alors, à Lisbonne !
Lui : Quoi, encore ?
Moi : Ben oui, on n'a plus de fromage, plus de chouriço et presque plus d'huile d'olive. Il faut qu'on refasse le plein ! (Pis, je rêve d'aller manger du poisson au Mercado do Peixe)
Lui : Bon, je réserve l'avion.

Jolis projets de voyage en perspective, mais si on part en décembre, je vais faire comment pour les préparatifs de Noël ? Ce sera à nouveau le stress, flûte. Et moi qui me réjouissais tant de cette période à venir !

Pas facile la vie de couple de yuppies du début du XXIe siècle...


*A lire au 100'000'000e degré et avec toutes mes excuses pour ceux qui ne peuvent malheureusement pas partir en vacances.

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Lundi 9 novembre 2009

Cette année, je décide de m'y prendre à l'avance pour la préparation des fêtes de fin d'année, en espérant que cela ne reste pas un voeu pieux. Voici ma liste :

  • Ecrire des cartes de voeux ? Je ne suis pas fan des cartes de voeux en principe sauf si je prends la peine de les réaliser moi-même. Me tâter pour savoir si je veux occuper mes week-ends à bricoler...
  • Commander du foie gras de canard non gavé
  • Commander du saumon fumé non gavé
  • Prévoir des cadeaux à temps : une orange dans un beau papier de soie comme à l'époque de nos grands-parents ? Mais oui, bien sûr, j'entends déjà les railleries de mon Frangin
  • Trouver une belle couronne de l'Avent et la placer sur la table de la salle à manger
  • Décorer le sapin de Noël avec Lui
  • Trouver un restaurant pour notre dîner de Noël à ma copine Madame et moi et réserver une table
  • Visiter le marché de Noël de Montreux. Acheter des macarons, du savon artisanal, un sachet de thé de Noël, une saucisse pour le Frangin, boire un chocolat à l'ancienne
  • Acheter la boule de Noël 2009
  • Prévoir une caisse de bonnes bouteilles pour avoir quelque chose à offrir au cas où nous serions invités à la dernière minute
  • Me fixer un budget confortable pour Noël et le 31 décembre
  • Constituer un stock pour les emballages afin d'avoir tout sous la main : scotch, jolis papiers, rubans, cartes, ciseaux, feutres...
  • Préparer un kit de bain pour me relaxer : un gel pour le bain, un savon, une brosse, une crème hydratante, une bougie, un peignoir, une tasse de thé...
  • Amener un calendrier de l'Avent au bureau comme distraction quotidienne dans notre dur labeur à mes collègues et à moi
  • Porter des vêtements neufs pour commencer la Nouvelle Année. H&M ? :o(
  • Voir "L'étrange Noël de Mr. Scrooge" au cinéma et lire "A Christmas Carol" de Dickens dans la foulée
  • Visionner le coffret de "Princesse Sarah" pour me mettre dans une ambiance neuneu, bisounours et girly
  • Organiser des goûters autour des gourmandises de Noël : bolo rei portugais, panettone et pandoro italiens, Lebkuchen et Christstollen allemands. Quant au Christmas Pudding anglais, je n'aime pas trop ça... 
  • Manger des huîtres
  • Faire une cure de vitamines
  • Prévoir des soupes de légumes légères entre deux agapes
  • Marcher et faire du sport
  • Assister à la représentation du Cirque du Soleil à Genève
  • Musarder dans les stands du Marché de Noël de Lausanne
  • Composer des rouleaux avec la monnaie de la tirelire et les offrir anonymement aux personnes dans le besoin
  • Ranger, nettoyer, faire place nette à la Nouvelle Année
  • Embrasser Lui le 31 décembre à minuit, peut-être sous le gui

Programme chargé mais plutôt agréable. Et vous, comment ça se passe chez vous ?

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Vendredi 6 novembre 2009


Le papet vaudois fait partie de la tradition culinaire du Canton de Vaud, état-fédéré de la Confédération suisse où j'habite et où je travaille mais dont je ne suis pas originaire. Simple et économique à préparer, ce plat est bizarrement boudé par un grand nombre de mes proches, à commencer par Lui et quelques-uns de mes amis. Trop rustique, peut-être.

J'ai quand même trouvé en ma collègue Samuelle une amatrice de pommes de terre-poireaux-saucisses et l'ai invitée à en manger chez moi, tandis que Lui allait "péter la night" avec ses copains.

Ingrédients pour un papet vaudois interprété à ma façon pour 3 personnes :

  • 1 kg de poireaux lavés, coupés en deux dans la longueur et débités en tronçons de 1,5 cm environ
  • 4 pommes de terre, si possible celles avec une chair farineuse comme la Bintje. Lorsque j'ai été faire les courses, je me suis trompée et j'ai acheté une variété à chair ferme qui était bonne quand même
  • 3 saucisses aux choux ou un saucisson (vaudois)
  • 2 dl de vin blanc. J'ai mis du Moscato d'Asti... J'entends déjà les puristes s'égosiller derrière leur écran
  • Un cube de bouillon de volaille
  • Une cuillère à soupe d'huile d'olive
  • Un peu de vinaigre de vin blanc
  • 1 dl de crème (facultatif)
  • Sel et poivre

Faire revenir les poireaux dans de l'huile d'olive, ajouter le Moscato d'Asti et le cube de bouillon, saler et poivrer et laisser mijoter pendant 15 minutes. Ajouter les pommes de terre épluchées et coupées en dés et laisser cuire le tout encore 20 à 30 minutes. Entretemps, réchauffer les saucisses aux choux, piquées à chaque extrémité d'un cure-dent, dans de l'eau frémissante 30 à 40 minutes. Juste avant de servir, affiner le papet avec de la crème et un peu de vinaigre.


Même Kimchi le chat s'est attablée pour goûter au papet vaudois, ce qui a bien amusé Samuelle. Quel clown, cette petite chatoune !

Résultat des courses :

Le papet était réussi et nous avons adoré les saucisses aux choux produites artisanalement dans le village de Vulliens dans le Jorat. On voyait bien que la saucisse, pas grasse du tout, était composée principalement de viande et non de tissus conjonctifs bas de gamme. Je ne dirais jamais assez combien il est préférable de délaisser les supermarchés au profit des petits commerces locaux spécialisés pour obtenir les meilleurs produits avec le sourire et les conseils en prime. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'ai acheté les saucisses dans une excellente... fromagerie.

Le Coin du Fromager
Place de la Gare 1
1009 Pully

Tél : 021 728 13 29

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Jeudi 5 novembre 2009

Séduite par la description des chocolats de Hannes Bachhalm "... des pièces uniques, nées de main de maître et saupoudrées une à une. Son intervention commence dès la torréfaction des fèves de cacao, puis se poursuit par le conchage de la masse de cacao pendant 48 heures, à l'aide d'une machine d'époque", je suis allée chercher deux plaques chez Globus, l'équivalent microscopique lausannois du "Bon Marché" parisien (on se console comme on peut, bouhouhou).

Bachhalm Chocolat Fleur de sel de l'assortiment "classique" : Müres, Orange Macchiato, Menthe, Pétales de rose
Bachhalm Chocolat Truffes blanches Shiitake. Ne faites pas bêêêh derrière vos écrans, il y a pire : le Bachhalm Chocolat Jambon de cerf Genièvre !

Bien entendu, j'ai demandé à mes collègues d'y goûter aussi et de me donner leur avis. En tant que Suisses habitués dès la naissance au goût du vrai et du bon chocolat, nous avons trouvé que ce chocolat autrichien manquait d'onctuosité en bouche. Il reste dur et compact à la manière des chocolats militaires, ce qui ne nous a pas plu.

Résultat des courses : 

  • A l'unanimité, le chocolat au lait et à la Fleur de sel a été jugé passable mais sans plus
  • Le chocolat noir Truffes blanches Shiitake a suscité plus de débats : "On dirait du chocolat au fromage" (Petz) ; "Cela me rappelle les macarons au foie gras de Pierre Hermé" (Samuelle), "Je préfère de loin le risotto à la truffe blanche que cette horreur en plaque. Quel gâchis !" (Koyangi)

Le pire, c'est que l'arôme de truffe blanche est restée incrustée dans nos palais toute la journée et nous l'avons regretté d'autant plus que nous n'avions pas dégusté un délicieux risotto, qui nous aurait au moins rappelé un bon souvenir, mais un vulgaire chocolat même pas bon.

Conclusion : Je n'en rachèterai pas et j'ai toujours envie d'un risotto à la truffe blanche...

Grands magasins Globus SA
Rue du Point 5
1003 Lausanne

(c) All photos: Globus.ch

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Mercredi 4 novembre 2009

Ces achats ont été effectués avant mon pari de m'habiller low-cost jusqu'à la fin de l'année, en plus, ce ne sont pas des vêtements. Comment ça, je triche ?

Bottes knee-high Shadey en peau de shar-pei plissé



Richelieux Barbara Renzi. Lui m'a dit que son arrière-grand-mère avait les mêmes. Comme s'il savait comment son arrière-grand-mère s'habillait, pfff. Intox

Escarpins Celadon, faciles à porter en toutes circonstances, dont le devant préfigure peut-être mes futures ballerines ? Qui sait... 

Pièce d'or en chocolat pour les 100 ans de Pro Natura, la plus ancienne organisation suisse de protection de la faune et de la flore, proposée à la Poste

Pochette Les Bucoliques dénichée à la boutique Balthazar à Vevey, un ravissant magasin d'objets de décoration et de cadeaux, que ma copine Madame m'a fait découvrir
Trousse de toilette Les Bucoliques, aussi trouvée chez Balthazar. Je désespérais de tomber un jour sur une jolie trousse de toilette, voilà qui est fait !

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Mardi 3 novembre 2009


J'ai décidé de ne plus fêter Halloween. Je ne me retrouve pas dans cette fête commerciale exportée des Etats-Unis d'Amérique (à quand Thanksgiving ?) où il s'agit de se grimer en monstres, zombies & co., de manger de la soupe à la courge et de visionner des films d'horreur tout en distribuant des bonbons ou de l'argent (sic) à des groupes d'enfants que l'on ne connaît pas et qui viennent sonner à la porte en criant "des bonbons ou des coups de bâtons" ! Sympa, bande de petits morveux* !

Même ma nièce, qui avait pourtant le choix, a préféré regarder un film avec moi plutôt que de se déguiser pour Halloween. 

Désormais, je suivrais les fêtes selon les coutumes européennes, à commencer par le 2 novembre, jour consacré au souvenir des chers défunts de nos familles. La tradition voudrait que l'on aille au cimetière se recueillir devant leur tombe et y déposer un bouquet de fleurs.

C'est la première fois que je contemple des chrysanthèmes de près. Je trouve qu'elles ressemblent à de belles marguerites d'hiver et non à des fleurs de cimetière tristounettes.

Comme je n'avais pas congé, j'ai simplement acheté un bouquet de chrysanthèmes que je dédie à toutes les belles âimes qui m'ont entourée et aimée de leur vivant et qui sont certainement heureuses quelque part, "au ciel" ou ailleurs. 


*Toujours à lire au 7'000e degré...

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Lundi 2 novembre 2009

Nuit élégante vendredi où ces Messieurs, tout de blanc et de noir vêtus, accompagnaient les Dames en robe de soirée et stilettos vertigineux dans les allées du Château de Lenzburg.

Tout entier plongé dans l'obscurité, le Château, avec son donjon, ses douves et son pont-levis, formait un fantastique décor de Halloween, même si ce n'était pas le thème de la soirée. Il régnait dans la cour un silence recueilli de cathédrale, à peine troublé par le bruit des invités débarqués en petit comité des voitures privées chargées d'assurer la navette entre l'hôtel réservé pour l'occasion et l'entrée du château.


A l'intérieur, l'ambiance était tout autre : cocktail pour commencer, égayé par un magicien qui passait de groupe en groupe pour subtiliser la cravate de l'un, faire léviter la cigarette de l'autre et multiplier les billets de banque (il y a un truc, j'en suis sûre), avant de passer au dîner avec, en fond sonore, quelques accords de blues fredonnés par une chanteuse en fourreau lamé or et son orchestre.


La nuit fut longue cependant, avec des discours interminables en Hochdeutsch pour les plus compréhensibles et en suisse allemand qui nous rappelèrent à nous, les Welsches*, que nous sommes en minorité linguistique dans le pays, une fois passée la barrière de rösti**.

Hirschcarpaccio mit süss-sauer eingelegtem Herbstgemüse und Sesamvinaigrette / Carpaccio de cerf aux légumes d'automne aigre-doux (potiron et chanterelles) et vinaigrette de sésame

Zanderfilet mit Gemüse-Polenta-Mille-Feuille und Oliventapenade / Filet de sandre, mille-feuille de polenta-légumes et tapenade d'olive (un délice)

Rindsfilet "Wellington" an Portweinjus dazu Marktgemüse / Filet de boeuf "Wellington" au vin de Porto et légumes du marché. Comme la soirée était chic et que les femmes à ma table disaient qu'elles n'arrivaient pas à finir leur assiette, je n'ai pas osé prendre le 2e service qui était proposé. Je le regrette aujourd'hui, bouhouhou :o(

Dessert (pas de photo car loupée) : Zimt-Vanille-Vacherintörtchen mit lauwarmem Zwetschgenkompott / Mini vacherin glacé vanille et cannelle sur lit de compote de pruneaux tiède

Malgré ces lenteurs qui nous ont fait apprécier davantage les lits extrêmement douillets de l'hôtel Krone où nous étions installés, je tiens à remercier les organisateurs pour cette réception digne d'être remarquée ainsi que pour la rose Baccarat reçue à mon départ.

*Welsch : surnom donné familièrement par les Suisses Allemands aux Romands.

**Barrière de rösti (littéralement barrière de galettes de pommes de terre, plat typique de la Suisse alémanique) : barrière imagée pour montrer la différence culturelle entre la Suisse romande et la Suisse allemande.

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Vendredi 30 octobre 2009

Le Château de Lenzburg fut conquis en 1415 par les Bernois à l'époque où la petite Suisse guerroyait contre ses puissants voisins, principalement la Maison de Habsbourg (Morgarten 1315, Sempach 1386, Näfels 1388) et le Duc Charles de Bourgogne (Grandson 1476, Morat 1476, Nancy 1477). Il a fallu que François 1er nous mette la pâtée à Marignan en 1515 (notre Waterloo à nous : 14'000 Suisses tués, sniff) pour qu'on cesse d'embêter tout le monde. Depuis, nous nous sommes calmés jusqu'à devenir neutres.

Quelques lignes rapides pour vous remercier de vos commentaires et vous dire que j'y répondrais avec plaisir ce week-end. Lui et moi partons en début d'après-midi dans le canton d'Argovie, au nord de la Suisse, pour nous rendre à un dîner de gala au Château de Lenzburg.

J'emporte avec moi une robe de soirée, une paire d'escarpins ainsi que mon appareil photo pour illustrer le compte-rendu que je ne manquerais pas de vous faire à mon retour.

Portez-vous bien et pour ceux qui fêtent Halloween, admirez ces jolis massepains de Dean & Deluca à New York !

Je veux, je veux !

(c) All photos: Internet.

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