Vendredi 3 juillet 2009

Titre pas très français pour vous expliquer pourquoi j'étais muette depuis mercredi. Tout simplement parce que Lui et moi avons fait un petit break dans la semaine pour aller là :


Ce n'est pas pour crapahuter quelque part dans les Alpes suisses que nous avons pris congé - le week-end suffit largement - mais pour nous rendre à Klagenfurt en Autriche. Pour une Helvète comme moi, je ne peux pas dire que je me suis sentie dépaysée vu que les paysages de la Carinthie ressemblent à s'y méprendre à ceux de la Suisse : forêts entretenues au cordeau, géraniums au balcon, montagnes, chalets, cloches de vache, tout y est à l'exception du cor des Alpes. Je me serais même crue dans l'Oberland bernois par moments.

Comme toujours avec Lui, les conditions de voyage étaient extrêmement pénibles, à commencer par l'hôtel et son spa de 2000 m2 complètement pourri où nous attendait une suite avec une chambre et un lounge spacieux sans parler de la salle de bain ultra moderne. Nous avons même eu droit à deux TV à écran plat, une dans chaque pièce, pour vous expliquer combien nous avons été déçus.

Hall principal majestueux de l'hôtel qui donnait le vertige...

Rustique mais chic !

La nourriture était aussi infecte que l'hébergement. Il a fallu prendre un téléphérique pour atterrir au sommet d'une montagne où était dressée une vaste tente à l'intérieur bleuté qui abritait les entrées - carpaccio de boeuf, tartare de saumon, mini assiettes design contenant du risotto, du filet de boeuf ou des côtes d'agneau divines - disposées dans un décor de sculptures de glace, tandis que les plats chauds typiquement autrichiens comme les Wiener Schnitzel, saucisses et salade de pomme de terre pour les plus connus (mention spéciale à l'Apfelstrudel qui était tellement bon que j'en ai versé des larmes) étaient servis dans le restaurant principal.

Une découverte : le chocolat chaud au piment, un délice !!!

I love Austrian cooking! Un peu beaucoup roborative, mais schlurpique !

Bien entendu, nous nous sommes ennuyés comme des rats morts devant le spectacle de piètre qualité que l'on nous a montré : des amazones cracheuses de feu vêtues de cuir et un jazz band débordant d'énergie. Puis, il n'y avait pas assez d'alcool : entre les coupes de champagne, le Siberian Cocktail inventé spécialement pour l'occasion, la bière, le vin, le cognac et les spiritueux proposés, le tout à discrétion, on ne savait franchement pas que choisir.

Come on baby, light my fire... Même l'appareil de photo a eu peur et a vu trouble.

C'est donc avec beaucoup de soulagement que nous sommes rentrés hier dans la soirée, en nous promettant de ne plus jamais accepter d'invitation aussi nulle ! ;o)

PS : Merci à la boîte de Lui de nous avoir offert deux jours de rêve dans la campagne autrichienne. J'ai le blues devant mon PC rien qu'en y repensant ce matin...

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Mardi 30 juin 2009

Un shopping très très maigre et qui date car les deux premiers achats ont été faits à Lisbonne en début de mois :

Top Salsa facile à porter comme je les aime avec une chaîne dans le dos qui ne sert à rien.

Mules Carolina Herrera cousues à la main, qui font scritch scritch quand je marche sur le bitume à cause du triangle métallique fixé sous la semelle pour renforcer les pointes. Aucun bruit en revanche dans l'herbe ou sur la moquette. J'en conclus que ces chaussures sont idéales pour faire les foins ou pour danser le jerk sur le tapis du salon...

Porte-monnaie Looking good for Jesus* parfait pour les vacances que j'ai trouvé chez DOM à Lausanne, une boutique où je me fournis en gadgets farfelus de toute sorte et où je déniche souvent des idées cadeaux qui sortent de l'ordinaire : bacs à glaçons en forme de Space Invaders, sparadraps avec des têtes de mort, jolis mugs et cahiers japonisants, boîtes en métal rétro, rideau de douche transparent avec poches pour cartes postales, coucous suisses roses, etc.

*(c) Photos : Internet.

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Lundi 29 juin 2009

Samedi, ma copine Madame et moi avons compris pourquoi nous étions devenues anorexiques du shopping. Nous ne savons pas si la période des soldes y est pour quelque chose, mais nous sommes ressorties très rapidement des boutiques sises aux Portes Saint-François tellement la présentation des vêtements nous semblait aussi attrayante qu'une nappe en plastique fleurie sur une table en formica : partout, des portants métalliques surchargés de frusques archi-serrées, des pancartes rouges fluo annonçant des réductions de -30 % à -60 % et un monde fou évoluant dans la lumière crue des néons !


Ma copine Madame et moi sommes parties nous réfugier chez Cocooning où j'avais donné rendez-vous à Emma pour ma première rencontre de "blogueuses" au mois de mars. J'y ai déniché une brosse pour le corps qui, selon Dominique Loreau, me permettra d'éliminer les toxines accumulées, d'ouvrir les pores, de laisser la peau respirer et de me sentir bien, légère et vivifiée... à condition que je me brosse à sec tous les matins avant de passer sous la douche. Ma copine Madame, quant à elle, a acheté deux merveilles de savon dont l'un à la senteur de fraises des bois, qui donne simplement envie de le croquer !

Vu que je ne suis pas une puriste du tout bio tout écolo, même si je le devrais pour le bien de la planète, j'ai suivi le conseil de ma copine Madame qui m'a recommandé le gel douche Ushuaia à la pulpe de grenade des Açores, qui sent bon le fruit et le sirop de notre enfance.


Par contre, je regrette d'avoir pris le Gel Eclat démaquillant de Lancôme à défaut d'un produit qui m'aurait réellement plu. Même s'il est efficace, je n'apprécie ni sa consistance ni son odeur. J'ai hâte de finir le tube pour passer à autre chose.

J'ai aussi hâte de dénicher un nouvel institut de beauté car après quelques années passées chez Clarins, j'ai cessé d'y aller en raison de nombreux problèmes informatiques et administratifs. J'ai testé deux centres de soins, mais aucun ne m'a convaincue : le premier car il était un peu trop baba-hippie-bobo pour moi avec ses ambiances pseudo-africaines et asiatiques au rabais et le deuxième trop orienté "mamie" avec son mobilier vieillot rehaussé de tissu Conforama. L'idéal pour moi serait un spa au design sobre et épuré, spécialisé uniquement en soins du visage et du corps car j'ai horreur de ces endroits "couteaux suisses" qui concentrent une onglerie, un salon de coiffure et un salon de beauté en même temps. Je suis pénible, je sais...

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Vendredi 26 juin 2009

Imaginez la scène au restaurant pendant la pause déjeuner : tables trop rapprochées, serveurs affairés, du risotto pour la 7, un ristretto et l'addition pour la 8. Parmi les gens attablés, l'un d'entre-eux, plongé dans une discussion animée, déplie sa serviette et envoie malencontreusement valser son verre de vin rouge... directement sur mon pantalon. Ò Joie.

"Oh, mille excuses, je ne voulais pas, je vous assure, c'est vraiment trop bête, je suis tellement confus..."

Oui, c'est bête.

Mais ça arrive. C'est du moins ce que j'ai répondu au maladroit tout en pensant que s'il avait bu de l'eau, j'aurais pu gérer la situation mais là, avec ma cuisse mouillée et cette odeur tenace de vinasse... Je ne peux pas retourner au bureau dans cet état, c'est sûr.

Sans réfléchir, je me précipite dans le premier magasin venu pour acheter une paire de collants, mais lorsque je vois mon reflet dans la glace de la cabine d'essayage, je me rends compte que ma tunique est bien trop courte pour me servir de robe. Ou alors, j'assume le côté mini-mini au ras des fesses... A 23h en boîte, ça passerait, mais à 14h au travail, ça le fait nettement moins. Quant à porter ma tunique sans collants, autant m'exiler directement à Ibiza.

J'appelle ma collègue Jumelle astrale pour l'avertir que je rentre chez moi me changer et que j'aurais du retard. Je monte dans un taxi, arrive devant la porte d'entrée... et m'aperçois que j'ai oublié la clé au bureau ! Ach, damned de pipette en plasticine certifiée anti-OGM ! Que faire ? Sonner en espérant que Kimchi le chat saute sur la poignée pour déverrouiller la serrure alors qu'elle ne sait pas le faire ? Appeler Lui pour qu'il vienne d'urgence à ma rescousse sur son blanc destrier m'ouvrir la porte ? Contacter la voirie, la gendarmerie, le service du feu ? Pleurer chez maman ?

De dépit, je décide de marcher jusqu'à la Migros (supermarché suisse) en espérant que je trouverais un pantalon à me mettre. Même cheap, même mal coupé, même pourri, qu'importe. Tant que j'aurais l'air décente, ça ira. En chemin, je rencontre B., qui amène sa fille vêtue d'un tutu rose à son dernier cours de danse.

Je ne vous ai encore jamais parlé de B. et c'est une erreur de ma part car B. est une fille que j'aime beaucoup et qui a tout pour elle : elle est canon, blonde, sexy, spirituelle, drôle et sait se mettre en valeur. Certaines mauvaises langues, vertes de jalousie devant sa plastique parfaite, pourraient la qualifier de pouffe, mais il n'y a que les moches pour médire sur les belles plantes. 

Nous nous embrassons, bisous, comment ça va.

Moi (désespérée) : Oh, B. ! Silteplé, pourrais-tu m'aider ? Aurais-tu un pantalon à me prêter là comme ça tout de suite en urgence ? Je n'ai pas la clé pour rentrer chez moi et je ne sais pas où aller on m'a abandonnée, j'ai faim, j'ai froid et j'ai peur !
B. : Mais bien sûr ! Je me demandais d'ailleurs pourquoi tu avais mis des collants par cette chaleur ?
Moi : Euh... Les collants, ce n'est pas parce que j'ai froid, c'est juste que... ma tunique est trop courte et que j'essaie de limiter les dégâts !
B. : Ah ? Mais je ne trouve pas qu'elle soit si courte que ça ta robe ?!
Moi : Vouiiiii, mais ce n'est pas non plus vraiment une robe... Et il faut que j'aille travaiiiiillller... Help, B., help !

Finalement, B. m'a amenée chez elle pour me donner l'un de ses jeans et j'ai pu repartir à la mine, la réputation sauve et le coeur léger ! C'est à cela que l'on reconnaît les vrais amis : lorsqu'on peut compter sur eux pour nous tirer du pétrin. Merci B. !

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Mercredi 24 juin 2009

Apparemment, j'ai l'air de suivre le trend qui consiste à ralentir le rythme de publication des articles bloguesques, mais c'est bien à l'insu de mon plein gré. Je ne suis pas en train de dévaliser les boutiques à l'affût du moindre bout de chiffon soldé ni de passer des examens ou autres concours. Non.

Je ne m'explique pas pourquoi mon emploi du temps est plus chargé que d'ordinaire alors que j'ai le temps de : 

Caresser une carpe koï jaune qui ne me fuit plus à présent et qui sort sa tête barbue hors de l'eau lorsqu'elle me voit. Finalement, je ne sais pas qui domestique qui et qui craint le plus le contact avec l'autre (j'ai toujours peur que le poisson attrape mon doigt de sa grosse bouche béante). Je constate que la carpe koï est infiniment plus intelligente et interactive qu'un poisson rouge.

Hériter d'un nouveau surnom donné par la bande de bogosses : Öchsner, du nom de la marque des containers à ordures en acier zingué. A cause de mon appétit légendaire, bien sûr. Ils me font même de "la pub" auprès de leurs amis que je ne connais pas... Beaucoup seront déçus le jour où je mangerais des portions normales à table.


Aller au cinéma voir Millénium, le film du polar éponyme de Stieg Larsson que j'avais lu en vacances. J'ai passé un excellent moment avec mes collègues, même si nous avons dû rester assises pendant 2h32 sans entracte. Je vous recommande d'aller le voir en version originale pour la subtilité des dialogues une immersion complète dans un monde suédois très éloigné de l'atmosphère en wengé clair des magasins Ikéa. Malgré la limite d'âge de -12 ans, ce thriller est destiné à un public averti et ne constitue pas un divertissement familial. On n'est pas à Hollywood pour une fois et je ne m'en plaindrais pas.

Partir dans quelques jours pour... Klagenfurt en Autriche avec Lui. Drôle d'idée, me direz-vous, mais je ne fais qu'accompagner Lui qui doit s'y rendre pour des raisons professionnelles. Je me réjouis car toute évasion d'une existence morne et triste est la bienvenue !

Chercher vainement une boutique Balenciaga sur tout le territoire helvétique. Devrais-je faire un détour par Milan pour me procurer un City Motorcycle ? Je rigole, bien sûr, surtout ces jours où rien ne me tente. La semaine passée, je me disais que je pouvais m'inscrire dans la liste d'attente pour un Birkin ou aller à Genève acheter un 2.55 ou un Timeless Classic, mais j'ai haussé les épaules en pensant "So what ? De toute façon, ça ne changera rien à ma vie et je n'en serais pas forcément plus heureuse". Soit je suis en train de devenir anorexique du porte-monnaie, soit je n'ai plus de rêve en matière de shopping. Enfin si, j'aimerais des T-shirts blancs et noirs, un cardigan gris et des ballerines ;o) Des choses inaccessibles, quoi !

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Lundi 22 juin 2009

Mes interrogations sur mon travail en fin de semaine passée ont disparu grâce à un regain d'intérêt qui m'a occupée jeudi et vendredi, mais aussi grâce aux conseils de Flashmarion, qui m'a écrit, je cite, de "bien faire mon boulot, c'est bon pour le moral". Je ne sais pas pourquoi, mais cela m'a parlé, un peu comme si l'on m'avait dit : "Ceci est la clé, Petit Scarabée (je ne sais pas si je vais continuer longtemps avec Petit Scarabée car il vient de mourir dans des circonstances plutôt douteuses) : Où que tu sois et quoique tu fasses, il faut bien le faire... même s'il s'agit de récurer des casseroles".

Aujourd'hui, je vais vous parler de quelques cadeaux que j'ai reçus de l'étranger. Je ne suis en principe pas spécialement fan de l'artisanat local et c'est rare que je ramène des bibelots des pays que je visite, qui sont fabriqués pour l'industrie touristique la plupart du temps et dont aucun indigène ne veut. Prenez moi par exemple : En tant que Suissesse (bridée et jaune, certes, mais Suissesse quand même), il ne me viendrait pas à l'esprit d'acheter des cloches de vache, ni même un coucou suisse pour faire joli dans mon intérieur, remarquable par ses fenêtres aux rideaux à carreaux rouge et blanc et fleuries de géraniums. Rares sont les personnes en Suisse qui ont un coucou suisse dans leur chalet à la maison, à part peut-être quelques spécimens de la Suisse primitive. En plus, c'est cher.

Dès lors, lorsqu'un étranger se donne la peine de choisir un bel objet ou un accessoire de son pays pour me l'offrir, je sais que d'une part il a pensé à me faire plaisir et que d'autre part, il a pris du temps pour ne pas m'apporter n'importe quoi. N'allez cependant pas croire que je me balade dans la rue et que pouf, un étranger arrive, me salue et me donne un cadeau ! L'effet d'Impulse a ses limites ! Non, quand je fais allusion à l'étranger, il s'agit de la définition juridique du terme, soit "une personne qui n'a pas la nationalité du pays dans lequel elle vit ou se trouve" et que je connais bien en général.

C'est ainsi que j'ai reçu cette pochette de Singapour, composée à l'intérieur de trois compartiments zippés, qui m'a interpellée car je ne sais pas à quoi elle sert. Une pochette à bijoux ? A cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux, poux ?

Etant une grande adepte des préceptes de Dominique Loreau, j'ai décidé que je l'utiliserais comme mon kyu kyu bukuro personnel, autrement dit un sac que "la plupart des Japonaises possèdent dans leur sac à main... ce petit sachet en coton contenant un ou deux pansements adhésifs, une épingle de nourrice, du fil et une aiguille, un ou deux cachets contre la migraine, une minuscule paire de ciseaux, une pince à épiler..." (c) L'Art de l'Essentiel, Flammarion. Par contre, en lieu et place du nécessaire de couture que je n'utilise jamais, j'y mettrais plutôt un baume pour les lèvres, un poudrier, des pastilles pour la gorge, un sixtus et un élastique à cheveux, un crochet à sac, 2-3 mouchoirs, un peu comme
une Very Intelligent Pocket de Tintamar, à transvaser d'un it-bag à l'autre. Bien entendu, si vous avez une meilleure idée, je suis preneuse.


Autres cadeaux somptueux, une sublime écharpe du styliste coréen
Lie Sang Bong, qui me plaît par son étoffe chatoyante d'une douceur absolue et parce que j'aime les designers moins connus que ceux qui sont mentionnés partout dans la blogosphère et...

En haut : un vrai Pashmina
En bas : un faux Pashmina qui m'aura coûté le prix d'un demi-carré Hermès en cachemire, grrrr !

... un véritable Pashmina de la Vallée de Kulu au Cachemire
, entièrement brodé à la main, qui, selon mon ami indien, est le centre de production de la laine prélevée sur le cou et non sur le corps des chèvres vivant en haute altitude dans la chaîne de l'Himalaya. Il est vrai qu'en comparant la texture de ce Pashmina à celui que j'avais acheté ici en Suisse - 80 % pashmina 20 % soie - qui est un faux et une hérésie d'après mon ami indien (un Pashmina ne doit jamais contenir d'autres fibres que des poils de Capra Hircus, le nom scientifique de la chèvre de l'Himalaya, et doit présenter des irrégularités dans la trame), cela n'a strictement rien à voir !

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Mercredi 17 juin 2009

Deux jours d'ennui à me demander ce que je fais au travail et à m'en vouloir de préférer le confort et la sécurité professionnelle (job stable et motivant par périodes, bon salaire, excellente ambiance entre collègues, mais de quoi je me plains ? De m'encroûter, un peu, beaucoup, sûrement) à une vie plus aléatoire du point de vue revenus mais peut-être plus enrichissante (hier, je voulais être Life Coach, avant-hier je voulais acheter un kiosque, avant-avant-hier, je voulais tenir une baraque à frites, etc.). Ou peut-être pas. Retourner sans cesse cette question dans ma tête sans trouver de solution. Ne vous en faites pas, c'est cyclique. Un jour, j'aurais bien une réponse à mes interrogations... Ou peut-être pas.


Ce matin, j'ai vu un chien à roulettes, autrement dit un Teckel à poil dur (c) photo Internet. Depuis que Samuelle m'a raconté l'histoire de Vigo, brave gentil toutou qui s'est fait accidentellement rouler dessus par la camionnette de son maître et qui portait des roulettes à l'arrière-train pour l'aider à se mouvoir, j'appelle les Teckels à poil dur des "chiens à roulettes", tandis que Samuelle les nomme "mignons petits rôtis".  Quant à Vigo le chien, il va très bien et s'est totalement remis de ses blessures. Il ne porte plus de roulettes.

Moi qui croyais tout connaître de la hypitude fashionesque (ha ha ha), je ne connaissais pas les sacs Goyard (c) photo Internet. A ma décharge, c'est une marque française de malleterie de luxe qui était tombée en désuétude et qui est revenue à la mode grâce aux fashionistas d'Asie (Tokyo, Séoul) et d'Amérique (USA). J'ai dit à Samuelle que j'envisagerais éventuellement d'en acquérir un lorsque j'aurais mon Kelly ou mon Birkin, car je ne les trouve pas merveilleusement beaux pour ne pas dire pire, mais Samuelle m'a demandé de choisir mon camp : Hermès ou Goyard. Je lui ai répondu Hermès. Définitivement.

A part une entorse au régime tout light avec Lui - dîner d'anniversaire imposé de fondue chinoise, mayonnaises et frites samedi, plus quelques chips dimanche chez son frère - cela fait une dizaine de jours que je ne flanche pas. Par fierté plus que par obligation, Lui étant persuadé que je suis incapable de tenir la distance sur le long terme quand il s'agit de nourriture. Le hic, c'est que je perds du poids, malgré mes trois repas par jour. Inévitable avec des repas composés de steak, haricots verts et fraises sans sucre ni crème double.

L'heure est venue de reprendre contact avec mes amis que je n'ai pas vus depuis trop longtemps. Le temps se prête justement à de longues séances de barbecutage sur la terrasse. Reste à lancer les invitations.

 


Cela fait quelques jours que j'essaie d'apprivoiser les carpes Koï qui sont revenues de leur hivernage dans le hall de notre maison. Il paraît que ce sont des poissons très familiers, qui se laissent caresser et se prêtent même à des jeux (je me demande bien lesquels). Pour l'instant, chaque fois qu'elles me voient, elles sont mortes de peur et filent se réfugier sous les rochers (que je suis sotte, elles jouent à cache-cache !). Note que je ferais de même si une carpe géante essayait de m'amadouer.

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Mardi 16 juin 2009

Après le fameux "Es-tu prêt(e) à offrir un mariage par amour ?", Chico m'a encore posé une question houleuse qui tue, à laquelle je dois répondre sur mon blog. Il est gentil, Chico, mais ce n'est pas lui qui va assumer les diverses réactions que ne manquera pas de susciter un titre d'article pareil !

Que les choses soient claires, je ne tiens pas un blog pour lancer des polémiques et heurter les amis lecteurs dans leurs convictions profondes. Pour moi, toutes les religions sont dignes de respect et je ne me permettrais pas de juger qui que ce soit, surtout lorsque le sujet touche à la croyance intime de chaque individu.

Je ne me suis jamais posé la question de savoir si je changerais de religion par amour étant donné que l'occasion ne s'est jamais présentée dans ma vie sentimentale. J'ai toujours connu des hommes plus ou moins chrétiens (plus ou moins selon leur degré de foi personnelle) et n'ai jamais vraiment eu à débattre de ce sujet.

Je suis issue d'une famille catholique et ai été éduquée de 6 à 18 ans dans une école privée de bonnes soeurs catholiques où mes camarades de classe étaient protestantes, catholiques, juives, musulmanes et orthodoxes sans que personne n'y trouve rien à redire. Tout le monde s'entendait à merveille et je ne voyais pas où était le problème. Du reste, je n'en vois toujours pas.

Je me rappelle, par exemple, d'un séjour au Yémen dans le cadre de mes études d'art où nous étions partis un mois faire des relevés archéologiques pour une mission de l'UNESCO. Je ne connaissais rien au monde arabe ni à l'Islam et j'ai été reçue mieux qu'une Princesse par un groupe de femmes épanouies et joyeuses qui m'ont parfumé les cheveux à l'encens, dessiné des motifs sur mes bras au henné et qui considéraient leur tchador comme un espèce de "manteau" à revêtir avant de sortir. Certes, ces souvenirs positifs ne doivent pas occulter les abus et les humiliations commis à travers le monde au nom de la religion (quelle qu'elle soit d'ailleurs, ne serait-ce que la sinistre période de l'inquisition ou le massacre de la St-Barthélemy chez les Catholiques), mais cela m'a confortée dans l'idée qu'une compréhension mutuelle et une co-existence pacifique est possible.

A présent, prenons la question dans un autre sens : si Lui n'était pas catholique, mais bouddhiste, quaker ou hindhouiste, aurais-je changé de religion pour lui ? Connaissant Lui, je ne pense pas qu'il m'aurait demandé de me convertir et moi non plus, par réciprocité. A part pour des raisons familiales voire légales ou dans le but d'élever des enfants dans une religion commune s'il y a volonté des deux parties, je ne vois pas ce que ça changerait au statut de notre relation.

Il n'y aurait qu'en cas d'urgence (expulsion, menace d'emprisonnement, de torture et de mort), que je serais prête à changer de religion car je ne me sens pas bien vaillante face à la souffrance, mais heureusement, ce n'est pas d'actualité sous nos latitudes et c'est tant mieux !

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Lundi 15 juin 2009

Chaque jour ou presque, je passais devant lui sans lui prêter d'attention, la tête emplie de mes futilités habituelles : "Que vais-je manger ce soir, ne pas oublier mon rendez-vous chez Jessica mercredi, zut, j'ai oublié d'acheter du Décolor Stop pour le linge, est-ce possible d'embrasser Hugo Gothik même s'il est marié à Morgana dans Sims 3, Lui va-t-il accepter que je prépare du tiramisu à la fraise pour le dîner de vendredi ou me dira-t-il que c'est trop gras ?"


Un beau matin de juin, pourtant, mon regard se posa sur des bouquets de pivoines, exposés dans des seaux à même le pavé sur la place de la Gare. La pivoine étant l'une de mes fleurs préférées, je décidais aussitôt d'en acheter et surpris la conversation du marchand de fleurs ambulants avec l'une de ses fidèles clientes, à en juger d'après le ton familier de la conversation. J'appris ainsi que le Monsieur aux belles fleurs s'apprêtait à partir au Viêtnam pour aider des enfants dans des écoles et qu'il avait même un site sur Internet où il en parlait. Malheureusement, sotte que je suis, je n'ai pas eu la présence d'esprit de lui demander le lien sur le moment... puis, je ne voulais pas m'immiscer dans leur discussion, étant de nature plutôt réservée en présence d'inconnus.


Après avoir choisi mon bouquet, j'ai tendu un billet au brave Monsieur, en lui disant qu'il pouvait garder la monnaie pour ses petits écoliers, que c'était certes une modeste contribution à son action, mais que le coeur y était. Le Monsieur, qui porte très bien la moustache, le canotier et le tablier vert, ne l'a pas entendu ainsi et m'a offert une rose et quelques pivoines supplémentaires en prime !


Alors oui, Monsieur Dame, on a beau nous rabâcher que c'est la crise, que les temps sont durs et que c'était mieux avant, en attendant, il y a toujours de belles personnes qui arrivent à semer le bonheur autour d'eux par leur simple présence et des attentions délicates.

Inutile de vous dire que les fleurs se sont épanouies comme je l'ai rarement vu et qu'elles sentaient divinement bon.

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Jeudi 11 juin 2009

J'émettais un commentaire sur le blog de Carobine lui faisant part de mon admiration pour la candidate Caroline de Pékin Express, à la fois blonde, sexy et intelligente (QI entre 145 et 175), lorsque je me suis vue taguée d'office. Peut-être en représaille contre mon mauvais goût ? ;o)

C'est la première fois que je dois répondre à des questions sur la mode et la fashion, ça ne va pas être évident, mais je vais faire de mon mieux.

Qu'est-ce qui t'obsède ?
La nourriture, la nourriture et la nourriture. J'y pense matin, midi et soir et aussi entre les repas, à tel point que je me demande si je n'ai pas dû mourir de faim dans une vie antérieure. Hier, j'aurais donné n'importe quoi pour un plat d'entrecôte-frites ou un tiramisu à la fraise et finalement, je me suis contentée d'un boeuf à la thaïlandaise, sans huile et sans gras, car avec Lui, nous avons décidé de manger light depuis 3 jours... J'ignore si je vais réussir à tenir le coup.

Il fut un temps où on me trouvait une vague ressemblance avec Lucy Liu, mais je ne sais pas si c'est à cause des grrmblll%*" de taches de rousseur...

Quelle est ton obsession la plus étrange ?

Je ne supporte pas mes taches de rousseur sur le visage... ou plutôt de soleil car je ne suis pas rousse. Personne ne m'a jamais fait de remarque à ce sujet et certains pensent même que c'est joli, mais cela me complexe grave, à tel point que j'ai pris rendez-vous en octobre dans une clinique pour qu'on me les efface. Je déteste ressembler à un Moncchichi ! Aussi, quand j'ai vu qu'il existait des crayons de maquillage pour s'en dessiner des fausses, j'ai cru m'évanouir.

Que mangeras-tu ce soir ?
(intense réflexion) J'hésite... Comme Lui ne sera pas là, j'irais chez le traiteur. Le pacte de non-intrusion du gras à la maison que j'ai signé avec Lui voudrait que je mange du poulet-haricots verts, mais saurais-je résister à l'appel des nems et des travers de porc caramélisés escortés de leurs copains petigâtocrémeux ?

Quelle est la dernière chose que tu as achetée ?
Trois fines tranches de filet de boeuf bio. Glamour, isn't it?

Qu'écoutes-tu pour l'instant ?
Le bruit des mâts qui s'entrechoquent dans le vent (non, je ne suis pas sur un bateau).

Quelle est ta glace préférée ?
La glace au yaourt chez Red Mango, que l'on peut déguster avec un topping de fruits frais à choix. Un délice ! Le problème, c'est qu'il n'y en a qu'à Séoul, aux USA et éventuellement ailleurs en Asie (Japon ?). Soupir.

Que penses-tu de la personne qui t'a taguée ?
Qu'elle est très drôle, attachante et belle : une blonde "poupouffe" à forte poitrine, mon rêve absolu ! J'aurais tant aimé naître ainsi... Re-soupir. Enfin, peut-être dans une autre vie ?

Si on t'offrait une maison, n'importe où dans le monde, où voudrais-tu qu'elle soit ?
Sans aucune hésitation : au bord du lac Léman, entre Lutry et Saint-Sulpice, pieds dans l'eau avec ponton et ascenseur à bateau ! Une hacienda en Argentine me plairait aussi beaucoup.

Ton must have pour l'été ?
Un Panama de type Borsalino. Je l'ai cherché en long en large et en travers à Lisbonne, sans succès. J'ai une tête à chapeau, mais n'en ai aucun. Il est grand temps que cela cesse.

Si tu pouvais aller n'importe où dans le monde dans l'heure qui vient, où irais-tu ?
Au Kamtchatka ! Pendant longtemps, c'était Vladivostok, mais j'ai changé.

Quelle langue voudrais-tu apprendre ?
Le coréen... Je l'ai promis à ma maman coréenne, mais je n'y arrive pas, trop la flemme... Pas bien ! :o(

Quelle est ta citation préférée ?
"Quoique tu te dises capable de faire, ou que tes rêves te disent capable de faire, entreprends-le. L'audace porte en elle génie, pouvoir et magie". Goethe.

Qui voudrais-tu rencontrer ?
Un Extra-terrestre, pour être sûre que l'on n'est pas tout seul. Mais un gentil ET, plutôt mignon et inoffensif et qui ressemblerait à un Pikmin.

Quelle est ta pièce préférée dans ton armoire ?
Un vieux T-shirt noir Esprit à manches courtes que m'a offert ma copine Madame. C'est mon T-shirt doudou, celui dans lequel je me sens bien et que j'enfile à la maison dès que je rentre du monde extérieur. Le problème, c'est qu'il commence à être décoloré, informe et usé : un petit trou au niveau de l'omoplate droite.

Quelle est ta couleur préférée ?
Le bleu de Prusse.

Le métier de tes rêves ?
Celui que je prépare depuis quelques années et qui arrivera peut-être à maturité cette année... ou plus tard. J'y travaille en tout cas activement.

Ton mannequin préféré ?
La poupée Barbie (c) Mattel. Ma passion pour les blondes à forte poitrine viendrait-elle de là ?

Si tu avais 100$ à dépenser tout de suite, qu'achèterais-tu ?
Un abonnement de cinéma. D'ailleurs, je dois le renouveler.

Ton styliste préféré ?
Chanel. J'aime la sophistication de la simplicité. En revanche, les biopics filmés autour de Mademoiselle ne m'intéressent absolument pas.

Que considères-tu comme un fashion faux-pas ?
Etre crasseux et sale. La plus belle des robes ne donnera rien sur une femme négligée tandis qu'une personne impeccable rayonnera même dans des vêtements modestes.

De qui ou de quoi t'inspires-tu pour t'habiller ?
Je ne m'inspire pas vraiment de quelqu'un, mais si je devais nommer une personne dont je partage les goûts vestimentaires, ce serait Nicole Richie, qui est un petit gabarit comme moi. Attention, aucun jugement sur la personnalité de cette fille que je ne connais pas.

Décris ton style personnel :
Joker ! Ce n'est pas possible ? Bon... Prenons une petite Asiatique d'une quarantaine de kilos toute mouillée avec des taches de soleil sur le visage (argh) et complètement à côté des coutumes de son pays d'origine qui veut que sa peau soit translucide, mettez lui des cheveux longs et tricolores sur la tête (noirs, châtains et blonds) et écoutez les réactions diverses qu'elle suscite :  

"But, according to our phone calls and your position, I thought you were taller than you are and not that thin!" (bah voui, je suis un petit bout de machin et alors ?).

"Are you from Malaysia?" (gné ?).

"C'est incroyable, mais tu mets où tout ce que tu manges ? C'en est écoeurant !" (mon ver solitaire s'appelle Siegfried).

Pour les vêtements, la plupart du temps, c'est ça :

Aaaah, Nicole R., ma source d'inspiration, hi hi hi ! ;o) Note que j'ai déjà eu les cheveux comme ça, ouh, la copieuse !

Jean, top, it-bag et accessoires griffés qui tuent font partie de ma panoplie quotidienne. J'évite les complications avec des noeuds et de la dentelle partout, même si je les apprécie sur les autres quand cela correspond à leur univers.

It-bag qui tue, it-bag qui tue... Je me balade souvent avec un sac Tenshi Neko, qui paraît-il me correspond tout à fait, sauf que le mien est tout rose.

On me voit aussi toujours avec cette montre d'homme d'une marque horlogère suisse de luxe, mille fois trop grande pour moi (le cadran fait la largeur de mon poignet), mais je l'aime car c'est un cadeau de Lui qui a bien compris mon amour pour les Transformers.

Parfois, je DOIS me "déguiser" en dame pour le travail, c'est-à-dire que je dois mettre des tailleurs (je déteste ça, mais il paraît que cela me va bien). Sinon, de sortie, c'est robe, talons et maquillage plus appuyé.

Comme me le faisait remarquer ma copine Mjb qui me lit et qui a l'impression qu'il y a plusieurs Koyangi en moi, c'est pareil pour mon apparence, qui passe d'un extrême à l'autre, au point qu'il est arrivé que ma maman me croise dans la rue et ne me reconnaisse pas : "Hey, M'man, c'est moi !"

Que vas-tu faire après ça ?
Travailler.

Que voudrais-tu voir revenir à la mode ?
Les manches gigots ! Mais non, je rigole. Je ne sais pas trop en fait... Les bas couture avec la ligne noire sur le long de la jambe ? Ma maman avait horreur de ces bas, surtout lorsqu'elle devait les porter l'été (je la comprends, note). Pour tromper l'ennemi, il lui arrivait de dessiner un trait sur ses jambes nues et ni vu ni connu.

Quelle période t'inspire le plus dans la mode ?
Le Directoire avec les robes de style pré-Empire, légères et vaporeuses que les femmes réchauffaient à grand renfort de pashminas et de châles en soierie des Indes. Le corps était libre et non entravé par des corsets infâmes. Je vous ai dit que je n'aimais pas les complications.

Quand tu t'habilles, par quoi commences-tu ?
Par le bas, à l'exception des chaussures.

Quelle est la pièce que tu ne porteras jamais ?
Un sarouel, qui convient aux très grandes.

Y a-t-il des pièces qui te plaisent mais que tu n'oserais pas porter ?
Des ballerines ! Si j'ai le malheur d'en acheter, je me fais étriper par Lui et ses amis. Il en va de ma vie et je ne plaisante pas : L'un d'entre-eux a même renvoyé une fille chez elle pour qu'elle change de chaussures car elle avait eu l'audace de vouloir monter dans sa Porsche en ballerines. Le pire, c'est qu'elle l'a fait ! Si j'avais été la fille, je lui aurais claqué la porte de sa voiture au nez, mais bon...

J'aimerais bien que QueenC et Miss Fricadelle répondent à ces questions.


(c) All photos: Internet.

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