Koyangi Bacalhau

Koyangi Bacalhau

Un achat par semaine

Publié par Koyangi sur 26 Mars 2014, 20:54pm

Catégories : #Shopping, #Un achat par semaine

Le 19 mars derniers, Canal+ diffusait le très bon documentaire Made in France qui montrait comment Benjamin Carle, journaliste, a tenté de vivre en n'achetant que des produits français pendant 9 mois. Cette émission m'a bien entendu interpellée sur ma propre consommation et si aujourd'hui, je peux dire que je fais pratiquement un sans faute concernant mon alimentation Made in Switzerland, je ne pense pas toujours à privilégier les objets suisses au quotidien, chose à laquelle je vais essayer de remédier à l'avenir. 

Achat de la semaine 9. Couteau de Chef forgé Wenger*

En parlant de Made in Switzerland, ce couteau de Chef est représentatif de ce qui se fait de mieux en matière de coutellerie en Suisse. Le couteau Wenger est d'ailleurs sorti en tête lors du test de l'émission ABE (A Bon Entendeur) sur la RTS, la chaîne nationale de Radio-Télévision Suisse, même si le modèle présenté n'est pas le même que le mien. Malheureusement, la production de ces couteaux légendaires delémontains a été arrêtée, Wenger ayant été racheté par son concurrent suisse Victorinox pour une question de positionnement d'image sur le marché international. J'ai donc acquis un des derniers modèles "collector" qui me plaît par la grande qualité de sa lame mais aussi pour la croix suisse gravée sur le manche. Nous avons des dizaines de couteaux à la maison, mais je voulais avoir MON couteau de Chef à moi pour toute la vie et j'ai interdit à Lui d'y toucher ! Dans certains domaines, je ne suis pas prêteuse ;o)

Achat de la semaine 10. Un voyage aux Açores et à Lisbonne (POR)*

Si en Suisse, on a tout l'équipement électroménager que l'on veut grâce à V-Zug, y compris un réfrigérateur que Benjamin Carle n'a pas trouvé en France à son grand désespoir ainsi qu'à celui de sa copine, il n'en va pas de même avec nos moyens de transport. Notre mythique compagnie d'aviation Swissair puis Swiss, rachetée par l'allemande Lufthansa, a été un véritable traumatisme pour tout le pays et si on voulait jouer le jeu du Swiss Made jusqu'au bout, nous ne pourrions pas nous déplacer en voiture, même si Nicolas Hayek père, feu-CEO de Swatch Group, est l'inventeur de la mini voiture Smart. J'ai donc acheté un billet d'avion chez TAP, la compagnie d'aviation portugaise, pour nos vacances de Pàques avec Lui, loin des circuits touristiques traditionnels, sur l'île de São Miguel aux Açores afin d'admirer les dauphins, les cachalots et surtout les baleines à fanons ainsi que les baleines bleues qui migrent de mars à mai dans cette région subtropicale de l'Atlantique Nord, dévorer du cozido - sorte de pot-au-feu portugais - cuit dans l'eau chaude des volcans, marcher au milieu des geysers et retrouver ensuite la civilisation pendant un week-end à Lisbonne où nous séjournerons au luxueux Myriad by Sana Hotels à l'architecture post-moderne qui n'est pas sans rappeler le Burj Al Arab à Dubaï (EAU), où je rêve d'aller depuis un moment, notamment pour la balançoire dans la chambre ;o)

Myriad by Sana Hotels / Cais das Naus / Parque das Nacoes / Lisboa 1990-173 / Portugal*

Achat de la semaine 11 (rattrapage). Deux skirts-leggings gris et noir achetés au marché de Tongdaemun à Séoul (KOR)*

Pendant Carême, je n'ai droit à aucun achat, j'en profite donc pour vous montrer mes acquisitions surnuméraires ramenées de Séoul et que je compte comme "achat de la semaine" même si c'est avec du retard. Ces leggings super confortables avec jupes intégrées (ou le contraire) sont pratiques pour avoir l'air un peu habillée quand je prends l'avion ou quand je traîne pendant mes jours de congé et me permettent d'éviter le fashion faux-pas qui consiste à se balader en caleçon 7/8ème avec la marque de  la culotte et le pull qui arrive au nombril... En plus, je n'ai payé que KRW 5'000.- pour la paire, ce qui équivaut à environ CHF 5.-/EUR 3.35, meilleur marché, tu meurs. Et Made in Korea en plus ! Je peux puisque je suis moi-même Made in Korea ! ;o)

Achat de la semaine 12 (rattrapage). Une carte de cinéma Pathé Friends*

Les places de cinéma sont tellement chères en Suisse (CHF 18,50/EUR 15,17 hors films 3D et hors glaces et pop-corns) que j'ai hésité à acheter un abonnement annuel de cinéma à CHF 40.-/EUR 32,80 par mois car, il faut l'avouer, je regarde une quantité phénoménale de bouses ! Je me suis ravisée cependant en me disant que mes envies de films étaient cycliques et j'ai opté pour une carte de cinéma Pathé Friends rechargeable (tiens, Pathé, c'est du Made in France... Je vais changer pour une carte Cinétoile, le multiplexe de Malley géré par la société suisse Sine Qua Non. Seulement pour y aller à pied depuis chez moi, ça va faire long : 12 km !). En février, j'ai ainsi vu tout ce qui sortait sur grand écran ou presque : 

  • Frozen d'Adam Green des studios Disney. L'animation est de qualité avec une 3D bien intégrée, les décors de glace sont bien réalisés, le bonhomme de neige et le renne font la joie des tout petits mais l'histoire est plate, les hommes ne sont plus que des seconds rôles fades et pâlots (un peu de testostérone, crévindiou !) et les chansons mièvres de supermarchés sont de plus en plus nazes. Le pire, c'est que ça chante pour rien toutes les 5 minutes. Walt Disney ne sait pas ou plus se renouveler et se complaît dans le monde de Barbie avec plein de "keurs et de papillons de lumière". On s'ennuie.
  • Pompeii de Paul W. S. Anderson. Okay, je l'admets, je suis allée voir Pompeii à cause de John Snow, pardon, Kit Harrington, et aussi un peu parce que je me suis dit que l'éruption du Vésuve devait être sympa à voir avec les progrès de la technologie moderne (autrement dit, je n'avais pas beaucoup d'attente ;o)). Alors, j'ai eu plein de Kit Harrington à moitié nu et bien plus balèze que dans Game of Thrones (yes !), plein de Vésuve numérisé qui a craché, éructé et projeté des missiles sol-air à tête chercheuse au vu des dégâts infligés sur les habitations mais pour le reste, ce n'était pas Titanic ni Gladiator. J'ai ri en découvrant le sénateur Jack Bauer vêtu comme un Centurion (ouille, les Américains qui s'attaquent à l'Antiquité romaine), soupiré en relevant les nombreuses incohérences du scénario cousu de fil blanc (finalement, Anderson se débrouille mieux avec les zombies) et pronostiqué que les dialogues calamiteux allaient certainement recevoir un Razzie Award. Quant à l'héroïne, très jolie au demeurant, à part pleurer, crier et faire sa rebelle (merci l'anachronisme), bah, voilà... Mais on la comprend, elle a une journée très difficile.
  • Mr Peabody and Sherman de Rob Minkoff. Je le dis tout de suite : j'ai été voir ce film avec la Puce et mon Frangin, histoire de mettre les choses au clair car je ne l'aurais peut-être pas choisi spontanément même si Dreamworks est en général une bonne référence en matière de films d'animation. L'idée du chien qui élève un humain était originale mais j'ai eu de la peine à m'attacher aux personnages. Toutefois, si les enfants ont gardé un souvenir de Leonardo da Vinci, de la Joconde, de Marie-Antoinette, de Robespierre, de l'Egypte et de la Guerre de Troie, malgré des jeux de mots plutôt complexes pour eux, je me dis que ce n'est pas si mal ! Cependant, après Turbo qui était raté pour moi et ce Mr Peabody un poil pédant, j'espère que le studio califormien saura très vite revenir à l'excellence à laquelle il nous avait habitués. 
  • 300, Rise of an Empire de Noam Murro. Je me plaignais plus haut du manque de testostérone des garçons dans les films de Walt Disney, hé bien les soldats de 302, le retour, n'en manquent pas ! Comme dans 300, premier du nom, on retrouve des Grecs bodybuildés aux abdos retouchés à la palette graphique toujours aux prises avec le méchant Xerxès (ce n'est pas sa faute s'il est méchant, son papa est mort, bouh), sauf que cette fois, il ne s'agit plus du charismatique roi Leonidas (n'est pas Gerard Butler qui veut) avec ses réparties cultissimes (Spartaaaaaa !) ni de la bataille des Thermopyles dont l'esthétique hallucinée était digne d'un tableau du Caravage mais du général grec Thémistocle et de la bataille navale de Salamine que l'on croirait située dans un pays nordique tellement il pleut et il fait froid. En gros, on reprend les culturistes en slip qui jouaient dans le premier volet mais on les affuble cette fois d'une cape bleue à la place d'une cape rouge pour bien montrer que c'est des Athéniens et pas des Spartiates et on les met sur l'eau. Je n'ai rien trouvé dans cette suite laborieuse du 300 de Zack Snyder ce qui en avait fait un pur chef-d'oeuvre à l'époque vibrant des virils "Ohou, Ohou" hurlés par les Spartiates !
  • The Dallas Buyers Club de Jean-Marc Vallée. Ce film est un peu ma caution culturelle au milieu de toutes ces daubes ;o) mais ce n'est pas pour ça que je suis allée le voir. J'y suis allée pour Jared Leto, un acteur-chanteur-artiste dont j'apprécie la qualité de ses interprétations musicales et cinématrographiques toujours justes et pleines de sensibilité. J'avais aussi été intriguée sur Instagram par ses photographies prises sur le tournage du film où il jouait le rôle de Rayon. The Dallas Buyers Club n'est pas incontournable à mes yeux mais reste un bon film (je me suis passablement ennuyée pendant les scènes évoquant le système de santé américain même si elles servaient à comprendre la lutte menée par Ron Woodroof, le protagoniste du film joué par Matthew McConaughey très émacié) qui est également un plaidoyer pour la tolérance et la compassion envers ceux qui sont "différents" sans tomber dans le travers du pathos et des larmoiements inutiles. 
  • La Belle et la Bête de Christophe Gans. Le conte de la Belle et la Bête est un de mes contes préférés et j'ai passé un bon moment même si j'oublierai très vite cette version linéaire qui ne fait que retranscrire et non interpréter l'histoire originale. On en a pour son argent, les toilettes de la Belle sont magnifiques, les roses sont exquises tout comme les mets sur la table du dîner (j'aurais bien voulu y goûter ;o)) mais il n'y a rien de plus (pas aimé les "Golgoths" ni les "Mogwaïs" en peluche). Certains critiques comparaient cette version de Christophe Gans à celle de Cocteau, ce qui est parfaitement ridicule. On ne peut pas comparer J. M. G. Le Clézio avec Guillaume Musso, un peu de sérieux, voyons !

 

*(c) Photos: Internet.

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Caroline 02/04/2014 17:00

je suis un peu partagée par le "made in france " car je ne sais pas vraiment ce que l'on met dedans . s'il s'agit du siege social de l'entreprise , ok mais quid des entreprises française s qui font produire à l'étranger .
s'il s'agit du lieu de production, sony et bien d'autres font travailler pas mal de monde en france ;
je privilégie mon pays mais pas au point d'être infecte . je donne un exemple , ns avons l'oral , partout ds le monde l'oral est présent et je ne crois pas que les autres pays boycottent nos produits ; et je n'oublis pas que ns sommes citoyens européens. je me doute fort qu'en allemagne ou au portugal , ils privilégient le "made in chez nous" ms ils achètent aussi nos produits. hier, j'ai acheté une brosse à vaisselle en bois, d'habitude , je la prends chez un producteur local , 2.90 euros, le produit parfait, écologique. hier , j'ai trouvé la meme mais légèrement plus grosse, plus pratique à 2, 95 mais made in germany. je n'ai pas hésité , je l'ai prise . certes j'aurais pu attendre mais quand je vois que le produit, le bois, la fixation sont identiques, je ne pense pas nuire à la créativité française . à voir les deux produits si ressemblants, je me demande même qui cree quoi !
en revanche, hé hé hé, notre haute couture, hein… on est bon, non ? (oui mais là, le budget … )

Koyangi 04/04/2014 13:46

Dans le reportage, le journaliste explique bien les règles du "made in France". Il ne s'agit pas pour lui que d'un siège social en France mais bien des entreprises françaises qui fabriquent leurs produits en France pour sauver des emplois. Donc, pas question pour lui d'acheter du Sony, du Samsung, du Apple, etc., mais des marinières Armor Lux, de la porcelaine de Limoges (même s'il n'a pas acheté de porcelaine ;o)), etc.

C'est vrai que c'est compliqué parce que certaines marques nationales ont été rachetées par des entreprises étrangères : Lacoste est maintenant "suisse" comme Jimmy Choo. L'émission n'avait pas pour but de boycotter des produits non français mais plutôt de voir s'il était possible de vivre en France avec que des produits français ce qui est possible pour pas mal d'objets si on y consacre un certain budget mais pas pour tout, comme par exemple l'électronique ou le réfrigérateur. Il n'y avait donc rien de nationaliste quoique le journaliste s'est fait tatouer un coq français sur l'avant-bras à la fin de l'émission.

Il est évident que je ne vais pas acheter que du "made in Switzerland" mais, comme pour la nourriture, si je trouve un produit suisse supérieur en qualité à un produit étranger, je vais privilégier le produit suisse.

Et pour la haute couture, on est d'accord, les grandes marques françaises (et aussi italiennes) sont imbattables ! :o)

Melodie 27/03/2014 21:35

Oh ton voyage au Portugal fait rêver! La Belle et la Bête, j'ai bien envie de le voir. Je ne m'attend pas à un chef d'oeuvre mais c'est aussi l'un de mes contes préférés :) Bisous

Koyangi 04/04/2014 13:37

Décidément, on a bien des points communs ! ;o) Je me réjouis de voir des baleines, elles sont tellement énormes (35 mètres) que je ne sais pas à quoi je dois m'attendre en fait. En tout cas, ce sera une belle expérience. Bisous.

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