Après le sauvetage de Cristobald (2007 - 2008), place à Eliszabeth ! Cette
fois, c'est Samuelle qui fut prise d'un besoin pressant, toilettes, puit d'évacuation des eaux et rencontre avec Eliszabeth, la petite souris !
L'histoire en images et en exclusivité :
Une pauvre petite souris toute mimi perdue dans le vilain puit d'évacuation des
eaux ! Vite, vite, il faut la sortir de là !!!
Après l'effort, le réconfort ! Un bouchon PET rempli d'eau et un demi-cracker en morceaux !
Museau pointu, oreilles dressées et queue en point d'interrogation, qu'elle est jolie notre Eliszabeth !
Et une micro bouille en gros plan, une ! Rolàlà, le museau rose et les papattes assorties !
Eliszabeth retrouve son milieu naturel ! Un rayon de soleil sur sa délicate fourrure et Miss souris part retrouver ses amis !
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Les chroniques
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Oui, amis lecteurs, vous avez bien lu ! J'ai exécuté un grand écart filmique avec salto arrière, en passant allègrement du monde bodybuildé d'Iron Man et de Transformers à
Sex and the City, film ô combien cuculte pour fifilles en tutu rose ! "Pas vraiment", me diront les plus perspicaces d'entre-vous, "Ces trois films sont
de la daube formatée pour un public d'adolescents prépubères et il n'y a donc pas de grands changements dans ton mauvais goût cinématographique habituel, Koyangi !". Hélas... Quoique je
ne suis pas d'accord pour Iron Man.
Il est clair que je ne m'attendais pas à un chef-d'oeuvre digne des frères Taviani en allant voir Sex and the City avec ma copine Mimi Marshmallow. Tout d'abord, parce que les
critiques dans la presse n'étaient pas terribles, ensuite parce que je n'ai jamais été une fan assidue de cette série d'HBO, lui préférant "Rome" et de loin. J'avais envie cependant de
m'aérer la tête et de me vider l'esprit après une semaine entière consacrée au travail et au déménagement et de passer une soirée "de filles entre filles et avec des filles". Il n'y a pas que le
foot dans la vie, mais aussi des escarpins Louboutin ! ;o)
Premier constat : même si le film est sorti sur les écrans il y a deux semaines, la salle était archi-pleine de filles, de tous âges et de tous styles confondus ! C'en
était presque effrayant et j'ai compati intérieurement au martyre des trois pauvres spécimens mâles engloutis dans cette marée d'oestrogènes en gloss et à talons hauts. Mais que diantre
venaient-ils faire dans cette galère ?
Deuxième constat : malgré le côté mièvre et un peu ridicule des péripéties amoureuses des quatre quadras de la série, Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte (bon sang, elles
ont dépassé l'âge de se comporter comme des midinettes, voyons !), je me suis laissée transporter par le film et j'ai même versé une petite larme d'émotion surgie
inopinément dans le coin interne de mon oeil droit... L'amitié et la solidarité entre filles, il n'y a que ça de vrai, sniff.
Troisième constat : oui, je l'avoue, je n'ai pas trouvé le temps long ni pensé que le film était une publicité sans fin pour les marques de luxe. Au contraire,
j'ai adoré la vie idéalisée à Manhattan où toutes les femmes sont vêtues de Prada et de Versace (of course !), se baladent en Manolo Blahnik sans avoir mal aux pieds (of
course !), achètent des bagues en diamant à USD 55'000.- (of course !) et boudent parce que la penderie du Penthouse que Chéri veut bien leur
offrir est trop petite (of course !). Du coup, je crois bien que je vais moi aussi piquer ma crise avec Lui : "Dis Chou, il faut qu'on parle : je n'ai pas d'escarpins Louboutin dans mon
placard à chaussures ! C'est l'horreur totale, tu vouââââs !". Comment ça, la vie à New York, ce n'est pas ça ?
Bon, remarque que même si on est habillé par les plus
grands couturiers, ce n'est pas toujours du meilleur goût... Hum ! C'est quoi cette abomination de robe à fleurs taillée dans du rideau de douche ?
Quatrième constat : Mimi Marshmallow et moi avons aimé Sex and the City, même si nous ne retournerons pas le voir ni n'achèterons la version sur DVD. Allez-y si vous arrivez
à vous détacher de votre esprit cartésien, si vous n'êtes pas une "Chienne de garde" et si vous voulez vous distraire tout en assumant le côté nunuche qui sommeille en vous !
Cinquième et dernier constat : Lui a profité de mon escapade féminine pour passer une soirée virile entre hommes. Il est rentré couvert de paillettes bleues, rouges et
jaunes, ce qui lui a valu le titre autoproclamé de "Miss Paillettes" au réveil... Soirée entre hommes, huh ? Lui s'amuse-t-il à se déguiser en Drag-Queen à ses heures perdues ? Koyangi mène
l'investigation...
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La cinémathèque
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Tous ceux qui auraient un tantinet suivi l'actualité sportive de ces derniers jours ne sont pas sans savoir que ma chère Suisse organise avec l'Autriche l'Euro 2008 !
Le coup d'envoi est à 18h avec tout d'abord le match Suisse (Hopp Swiss !) contre la redoutable République Tchèque, suivi du match Portugal (Hopp Portugal ! Euh, je ne crois pas
que les Portugais disent "Hopp Portugal", il faudra que je demande à Lui, une fois qu'il sera réveillé) - Turquie !
Deux occasions de nous réjouir donc pour Lui et moi : nous verrons nos deux pays respectifs jouer ce soir et j'espère qu'elles marqueront un maximum de buts, même si les
analystes financiers de l'UBS pronostiquent la République Tchèque vainqueur de cette édition de l'Euro... Mais après la crise des subprimes aux USA qui leur ont fait perdre plus de 40 milliards
(aaaaahhh !!!), je ne miserai pas trop sur leur prévision !
Bien sûr, la Suisse reste la Suisse et à part quelques drapeaux qui fleurissent sur les fenêtres et sur les voitures, on ne peut pas dire que l'ambiance est à son maximum... Les gens
sont discrets par ici, voyez-vous, et tout est réglementé : les klaxons à l'issue des rencontres doivent durer 30 minutes pas plus et après, tout le monde au lit ! ;o) Quant
aux cloches des vaches que les supporters suisses agitent dans les stades, elles ne pourront rentrer qu'après un contrôle sévère de leur taille, dûment calibrée
et paramétrée, car elles sont considérées comme des armes potentielles.
En tout cas chez nous, ce sera la fête ! J'aime le football et suivrai avec attention le parcours de mes équipes favorites, que ce soit sur un écran de télévision ou
directement dans le stade car nous avons eu la chance d'obtenir 2 billets pour le match Suisse-Portugal (Mon Dieu, qui supporter ? La Suisse comme ma fibre patriotique me le
demande ou le Portugal dont j'apprécie tous les joueurs sans exceptions et surtout Cristiano Ronaldo, rrrrrouuuuu, Cristianooooo ? En tout cas, j'applaudirais tous les buts, c'est sûr !) et
2 billets pour les quarts de finale, au prix normal et sans avoir à dépenser tout l'argent du ménage au marché noir.

Vive le football et vive l'Euro 2008 ! Et youpi !
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Les chroniques
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Cette salade 100 % made in the United States of America a été inventée entre 1926 et 1934 par le chef américain Robert "Bob" Cobb.
Ingrédients pour deux personnes dont un trou sans fond :
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1 salade feuille de chêne
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1 botte de cresson
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1 avocat bien mûr
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1 grosse tomate ou 2 petites
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1 cc de thym
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1 cc de moutarde : j'ai utilisé de la moutarde à l'ancienne à gros grains
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1 gousse d'ail dégermée
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1 chinois : l'ustensile de cuisine pas un Chinois de Shanghaï, quoique...
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2 oeufs durs
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2 cuillères à soupe d'huile d'olive
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2 cuillères à soupe de vinaigre de vin blanc
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50g de lardons ou du bacon à griller
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50g de roquefort ou de bleu d'Auvergne ou n'importe quel fromage avec du bleu dedans
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8 filets mignons de poulet, si possible non transgéniques
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30cl de vin blanc sec : j'ai pris une bouteille d'Amigne du Valais et j'ignore si c'est du vin sec. En tout cas, j'ai trouvé qu'il
était bien liquide et pas sec du tout...
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60cl d'eau
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Du sel
Prendre une casserole et la mettre
sur le feu avec le vin blanc, l'eau et la cuillère à café de thym. Y faire barboter les 8 filets de poulet s'ils sont mignons ou 2 gros s'ils ne le sont pas - ce n'est pas
grave s'ils sont laids, on les mangera quand même ! Pas de délits de faciès dans ce blog ! - et porter le tout à ébullition. Baisser ensuite le feu et faire mijoter à couvert
pendant 20 minutes environ. Certains cuistots conseillent de griller le poulet, alors, c'est comme vous le sentez !
Faire de la place sur le plan de travail et commencer les basses besognes : cuire les oeufs jusqu'à ce qu'ils deviennent durs, laver la feuille de chêne et le cresson, éplucher et dégermer l'ail,
peler l'avocat et le couper en dés, faire de même avec la tomate et le fromage, griller les lardons dans une poêle anti-adhésive et enlever le surplus de graisse dans du papier absorbant.
Pour la sauce, fouetter vigoureusement l'huile, le vinaigre, la moutarde et la gousse d'ail pressée pour les punir de leur impertinence tout au long de la semaine. Tu vas voir
comme je vais les calmer, ces vilains chenapans !
Une fois que cette préparation longue et fastidieuse est terminée, passer au dressage avec dans l'ordre : les salades, les lardons, les dés d'avocats, de tomates, de fromages ainsi que les filets
de poulet essorés. Il ne manque pas quelque chose ? Mais oui, damned, les oeufs ! Séparer les blancs des jaunes, couper les blancs en dés et les répartir sur la
salade. Passer les jaunes au travers du tamis du chinois, ce qui couvrira l'assiette de millions de micro-confettis ! Ah, ces Américains, quels grands enfants, un rien les
amuse ! Quelques cuillères de sauce et hop, il n'y a plus qu'à passer à table ! A miam !

Je profite de l'occasion pour vous montrer le magnifique instrument sur lequel j'ai cuisiné cette recette : le piano de cuisine Lacanche de notre nouvelle cuisine ! Quelle
bête somptueuse ! Sauf que j'ai bien failli me brûler en allumant le gaz, habituée comme je suis aux plaques de cuisson électriques et vitrocéramiques.
Résultat des courses : + 0g. Lui a trouvé que c'était très bon, sauf que cela demande beaucoup de
travail.
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Les bons miams
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Au travail, à part nous goinfrer de chocolats et de douceurs, nous faisons également office de refuge pour animaux*. C’est ainsi que nous avons déjà recueilli deux chats perdus sans colliers,
assuré tout un après-midi le gardiennage de Spencer le chien amené par Samuelle et sauvé Cristobald la musaraigne !
Ma première rencontre avec Cristobald remonte au mois de mai 2007, lorsque je me suis rendue discrètement au petit coin à côté de notre bureau, prise d’un besoin pressant ou plutôt désireuse de
« me refaire une beauté et me repoudrer le nez», comme le prétextent les élégantes. En ouvrant la fenêtre des toilettes donnant sur une évacuation d’eau, j’ai vu bouger une minuscule
boule de fourrure d’un très beau gris souris et me suis retrouvée nez à nez, ce qui est le cas de le dire, avec une musaraigne.
Je n’ai pas hurlé : « Hiiiiiiii, une souriiiiiiis ! » car je n’ai pas peur de ces bestioles et j’avais bien vu au museau pointu que ce n’était pas une souris. Au contraire,
j’ai couru vers Samuelle lui montrer la mignonne créature qu’elle a aussitôt baptisée Cristobald.
Comme dans le film de Steven Spielberg où il fallait sauver le soldat Ryan, nous avons décidé de sauver le petit Cristobald, non pas des Allemands, mais des eaux. Les minutes étaient
comptées : une musaraigne, de part sa petite taille, doit s’alimenter toutes les 3 heures et si elle ne dévore pas son poids en nourriture par jour, elle peut mourir en quelques heures (hey,
mais c’est tout moi, ça !).
Ne sachant pas comment capturer une musaraigne et parfaitement inconsciente du danger - vermines et autres parasites -, j’ai avancé ma main pour attraper Cristobald… qui m’a
mordue (ceci m’a valu d’être grondée par Lui qui m’a dit que j’étais complètement folle) ! Raté ! Il fallait trouver un autre plan et vite ! C’est alors que l’idée nous est venue
de nous munir d’un cintre pour pousser Cristobald dans un coin de la pièce et de le saisir cette fois avec un sac en plastique, que nous avons retourné sur lui-même à la manière d’une chaussette
(le sac, hein, pas Cristobald !).

Après une rapide séance de shooting photos, nous avons relâché Cristobald dans la nature et n’avons plus jamais entendu parler de lui… jusqu’à
hier ! Besoin pressant, toilettes, fenêtre et boule de fourrure grise : Cristobald était revenu !!! Cette fois et comme je n’avais pas ma caméra digitale sur moi, nous
l’avons laissé dans le trou d’évacuation des eaux, nous disant que nous le libérerions le lendemain, non sans nous être assurées qu'il ne manquerait pas d'insectes à
croquer…
Mauvaise décision, car ce matin, Samuelle a trouvé le petit corps de Cristobald coincé dans la porte des WC, tout froid et déjà figé dans la mort par la rigidité cadavérique… :o( Nous
ignorons ce qui s’est passé pendant la nuit, mais il n’était pas bien joli à voir, la patte droite bizarrement recroquevillée derrière la nuque… Samuelle l’a délicatement enveloppé dans du
papier ménage, puis dans un emballage de capsules Nespresso et a balancé le tout à la poubelle.
Edit de dernière minute : une collègue vient de nous dire que pendant la pause de midi, elle a vu
Cristobald courir dans le jardin à côté de notre bureau. Cristobald ne serait-il pas mort ? A-t-il réussi à s’extraire de sa boîte Nespresso ? La musaraigne morte découverte par
Samuelle était-elle une de ses lointaines cousines ? Ou son demi-frère par alliance du côté maternel ? Notre bureau est-il cerné de musaraignes ? Allons-nous survivre à cette
invasion ? Comment allons-nous contrer la vengeance de la musaraigne masquée ?
Suite au prochain épisode…
*Non, nous ne travaillons pas à la SPA !
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Les chroniques
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Deux photos sublimes de montagnes valaisannes, pour le plaisir des yeux (j'oublie trop souvent qu'en Suisse, nous avons des paysages magnifiques !) et pour vous parler à nouveau de Céline (cf. liens précédents sur
mon blog) qui m'a donné récemment de ses nouvelles par le biais d'un très long e-mail.
Je ne le répèterai jamais assez, cette fille est fantastique ! Et ce qu'elle m'écrit tombe à point nommé, à un moment où je m'interroge sur le pourquoi du comment, où courge
et dans quelle étagère, luxueusement installée dans les marbres de notre nouvel appartement que j'ai encore de la peine à assumer, même si je sais qu'il y a toujours plus
grand, plus beau et plus cher, la vanité et la bêtise humaines étant hélas sans limites... Le jour où je songerai à acheter des cuvettes de WC en or massif, il faudra venir m'achever,
merci !
Pour vous donner une image, je me sens comme un caniche blanc pomponné, manucuré et couché sur un coussin de velours écarlate... Futile et inutile !
Heureux hasard (même si je ne crois pas au hasard), je reçois donc un message de Céline qui, du haut de ses montagnes, me dit :
"Parfois, c'est ça la vie, on n'a pas d'autre choix que de s'asseoir (NDLR : sur un coussin de velours écarlate ?
;o)) et
de prendre du recul pour se rendre compte de ce que la vie veut nous dire
et où elle a envie de nous emmener."
Apparemment, je dois attendre encore un peu...
"Avec tout le temps que j'ai passé dans la montagne, je me suis rendue compte que l'on
obtient toujours ce que l'on veut lorsqu'on le désire vraiment, que l'on peut tout créer... Simplement, parfois on oublie, on oublie l'objectif que l'on s'était fixé... Ou bien on décide du
chemin pour y arriver, or le chemin, il apparaît de lui-même, il se crée, se dessine, il faut juste ouvrir les yeux et se laisser guider..."
C'est tellement vrai, mais c'est aussi tellement difficile de savoir ce que l'on désire vraiment ! Et c'est tellement looooonnnng d'attendre !!!!!!!! Mais, selon Céline : "J'ai pris mon temps... ou bien devrais-je dire, j'ai dû le
prendre".
Après des périodes d'hésitations et de doutes, Céline a trouvé sa voie : elle travaille dans une association qui organise des activités sportives (grimpe, snowboard, course, VTT, kayak,
sports de salle, etc.) pour des personnes en difficultés sociales, psychologiques et en toxico-dépendances et suit parallèlement une formation d'accompagnatrice en montagne ! Quel parcours
fabuleux, j'en reste bouche bée !
Et cette fille admirable me propose même de nous voir un de ces prochains jours, je suis ravie !
Après un week-end tout entier consacré au déménagement, au rangement et autres activités cartonnesques, je repointe mon museau
dans ma blogosphère chérie avec un résumé de la situation :
Nous sommes enfin chez nous, dans nos meubles, voire même à côté… En effet, Lui s’est trompé de 2 à 3 cm dans la mesure de notre lit japonais, qui ne rentre pas dans la chambre à
coucher. Voilà ce qui arrive quand on veut « jouer aux riches » : on acquiert un lit gigantesque avec tables de chevet intégrées et jardin zen toutes options (sable, cailloux
et petit râteau pour dessiner des lignes), on décide de s’installer dans un appartement de yuppies conçu selon les règles du feng-shui et c’est la cata ! Pour des raisons obscures connues de
lui seul, l’architecte a prévu que le lit devait s’encastrer entre des blocs de marbre qui encombrent bien l’espace – serait-ce la dernière tendance fashion en matière de chambres à
coucher ? - sauf qu’il n’a pas pensé à y intégrer un lit de la taille du nôtre… Youpi.
Le poisson Matisse est mort… Oui, la nouvelle est terrible et je ne sais pas si vous allez vous en remettre. Après avoir tournoyé sur lui-même et s’être exercé comme un fou au
dos crawlé, Matisse a été frappé d’une hémiplégie foudroyante du côté droit qui a tordu son corps d’une manière irréversible. Le dernier jour de sa trop courte vie, nous l’avons trouvé gisant sur
le flanc au fond de l’aquarium, totalement immobile mais respirant encore. Nous avons décidé alors que son agonie avait duré trop longtemps, surtout que les autres membres de la Famille Poissons
commençaient déjà à le dévorer vivant, à notre plus grande horreur ! Lui s’est chargé de lui donner le coup de grâce (quel héros, mon Lui, jamais je n’aurais pu le faire) en lui disant
« Désolé ». Voilà comment se termine la brillante carrière d’un poisson artiste qui repose à présent au fin fond des égouts.
Autre sujet qui m’a fait longuement réfléchir dimanche, j’ai vu la rediffusion de
l’émission "66 Minutes" sur M6 consacrée à la baisse du pouvoir d’achat en France et la galère dans laquelle se retrouvent certaines familles ou personnes isolées. J’avais le cœur serré
quand j’ai vu cette mère courage qui élevait seule ses quatre enfants et qui mettait une bague en gage pour… 40 Euros (!) ou encore cette femme âgée qui cherchait de la nourriture dans les
poubelles d’un supermarché et qui se faisait disputer par un homme - lui-aussi habitué des lieux, hélas - qui lui reprochait d’avoir amené les caméras de la télévision, craignant que d’autres
puissent venir s’y approvisionner à leur tour et leur voler leur « bon plan ». Quand je pense au mouvement des « Déchettariens » ou « Freegans » en anglais, qui
fouillent les poubelles et les déchetteries afin de lutter contre la société de consommation, cela me laisse songeuse : leur démarche n’est pas négative, car force est de constater que le
gaspillage est monstrueux en matière de nourriture, mais je me sens mal-à-l’aise par rapport à ceux qui, par nécessité et non par choix, plongent dans les déchets pour se procurer des aliments et
ce, uniquement pour survivre.
Toutefois, même si je me sens extrêmement privilégiée de mener une existence comme la mienne, je refuse de me laisser envahir par la culpabilité. Non seulement, parce que je n’y suis pour rien,
mais aussi parce que cela ne va pas faire avancer les choses. Je n’ai pas l’intention de révolutionner le monde – je n’en ai ni les capacités ni l’énergie – mais je crois que l’on peut faire
beaucoup en s’occupant simplement de notre environnement et de notre entourage... même à toute petite échelle !
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Les chroniques
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Le jour J est arrivé ! Nous partons de notre ancien chez nous vers un avenir radieux, je l'espère, avec pas moins de 30 mètres cube de matériels dont :
1 canapé
1 piano
1 table et ses chaises
1 bureau et sa chaise et son PC et son imprimante et ses jeux vidéos
1 cave à vins
1 Monchhichi
1 vieux chat qui se fait "cat-sitter" en ce moment par papa et maman
1 table basse
1 aquarium
1 lit japonais avec un jardin zen (c'était sympa d'enlever le sable du jardin zen... Pffff)
2 TV
2 armoires
9 ou 8 poissons (je ne sais pas si Matisse tiendra le coup pendant le voyage...)
50 cartons de toutes tailles et de toutes les marques de bananes possibles : Oké, Max Haavelar, Chiquita...
Des tapis, des tableaux, des luminaires, des plantes vertes, etc., etc.
Il nous reste tout le week-end pour ranger tout ça... Ouéééé !
A très bientôt amis lecteurs : excusez-moi d'avance si je ne réponds pas tout de suite à vos commentaires, le temps de mettre de l'ordre et de rétablir notre connexion internet : kimchi network
(merci déjà pour ton aide, frangin... Help ! ;o)).
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Le titre de l’article d’aujourd’hui est bien gore et je sais que vous n’êtes pas habitués à une telle violence dans mon blog,
garanti 100 % sans alcool, sans cigarette, sans sexe, sans drogue, sans OGM (qu’est-ce qu’on va s’ennuyer… ;o)) et destiné à un lectorat âgé de 7 à 77
ans.
Pourtant, le sujet est malheureusement d’actualité : Matisse, un membre de la Famille Poissons se meurt… Cela fait deux
jours qu’il nage dans l’aquarium en tournant sur lui-même ou en sens inverse ou encore la tête en bas. Facéties d’un poisson qui cherche à se distraire, me direz-vous ? Hélas, non. Lorsqu’un
poisson gigote ainsi, il souffre d’une grave maladie ou est à l’article de la mort. Carrément.
Hier, Lui l’a isolé dans un seau en espérant que son état s’améliore (pour ma part, je suspecte une affection neurologique. On dirait que
Matisse a perdu le contrôle de ses nageoires, alors que je n’y ai détecté aucune pourriture ou autres vilaines saletés de la sorte) et ce matin, il était encore vivant, ce qui n’est peut-être
qu’une simple rémission avant qu’il n’aille au ciel (quoi, les poissons ne vont pas au ciel ?).
Nous nous préparons donc au pire, c’est-à-dire à l’aider à passer sereinement la frontière entre le monde des vivants et des morts, à
l’euthanasier sans souffrances… à le tuer, quoi ! Ca y est, c’est dit. Seulement, en Suisse, nous n’avons pas le droit de tuer les poissons n’importe comment (ni non plus de
claquer les petits chatons contre les murs, ni de les noyer dans la baignoire et encore moins de les jeter dans un sac poubelle avant d'y bouter le feu). Sur le très sérieux
site de l’Office Vétérinaire Fédéral (OVF), on peut y lire que « les poissons peuvent souffrir » et que « ces animaux muets méritent des soins corrects et
adaptés ».
Par ailleurs, la nouvelle ordonnance sur la protection des animaux, qui entrera en vigueur le 1er septembre, détaille toutes les
règles pour envoyer son poisson bien-aimé « ad patres », façon de parler car chacun sait qu’un poisson ne broute pas dans les prés. Il est donc strictement interdit de « mettre son
poisson vivant dans un congélateur » ou de « les jeter dans les WC en tirant la chasse d’eau ». Et le poser sur une table en l'écrabouillant avec une poêle à frire, c'est
possible ?
Par contre, on peut « les étourdir avec un liquide anesthésiant acheté dans des magasins zoologiques (je vais appeler la vétérinaire
de Kimchi le chat pour savoir si elle en a, parce que si je dois aller jusqu’à Bâle ou à Zürich - les deux villes où il y a un zoo - pour en acheter, cela ne va pas le faire…) et le verser dans
l’aquarium » : Mais, je ne veux pas tuer TOUS les poissons ?
On pourrait éventuellement donner Matisse à Kimchi le chat pour qu’elle l’achève, mais je ne suis pas certaine qu’elle saurait quoi en faire,
à part jouer avec et l’expédier dans tout l’appartement. De plus, j’imagine que ces Messieurs-dames de l’OVF ne seraient pas d’accord !
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… est la phrase que lâche mon collègue Petz en soupirant, chaque fois qu'il est contrarié ou lorsqu'il voit le soleil pointer
à travers les vitres du bureau. Je savais que Petz pratiquait très souvent les postures du yoga appelées « salutation au soleil » le matin en se levant, mais j’ignorais à quel point il
se sentait investi par la quête du Nirvana !
« Mais non, Koyangi, je ne parle pas de Bouddha mais de Bouddha en Valais ! »
Ah, effectivement, ce n’est pas tout à fait la même chose… Petz ne songe pas à devenir bonze dans un monastère tibétain, mais rêve d’être à Bouddha (nom connu uniquement par les amateurs
d'escalade car il correspond à un secteur de grimpe. Inutile donc d'appeler l'Office du Tourisme du Valais, car ils ne sauront pas vous répondre) pour poursuivre la construction d'une
cabane avec ses amis grimpeurs. Je comprends mieux du coup pourquoi il revient chaque lundi avec des éraflures sur tout le corps en se plaignant qu’il a mal
partout !
Bouddha, ça ressemble à ça :

Une falaise impressionnante, parfaite pour des mordus d’escalade !
Quant au chantier, il ressemble à ça :

(c) All photos : Petz 2008.
La
cabane est construite d’une manière très pro, surtout lorsque l’on sait que Petz et ses amis fabriquent les planches de leurs mains nues, notamment en écorçant les arbres ! Oui, Petz m’a
avoué qu’ils avaient tué des arbres (argh) !!! L’horreur, mais pas vraiment car l’endroit où ils ont perché leur cabane est difficile d’accès et en sacrifiant quelques arbres par-ci par-là,
ils permettent à la forêt de respirer un peu… Seuls les écologistes urbains pensent que Mère Nature se débrouille très bien livrée à elle-même ! Mais sans entretien, elle se
transforme vite en jungle avec des monceaux de broussailles éparses qui étouffent les jeunes pousses et les empêchent de grandir et de se développer.
Petz et moi n’avons pas du tout les mêmes activités ni les mêmes loisirs (l’escalade, la vie au grand air, la débrouille et moi, cela fait quatre ! Je suis un animal de salon comme Kimchi le
chat et je ne survivrai pas une seule journée à Koh-Lanta), mais nous trouvons amusant de travailler ensemble et de bien nous entendre malgré nos divergences de goût et d’intérêt.
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