Lundi 20 avril 2009


Je viens de lire le commentaire de Marion qui me conseille de me reposer, hé bien, ce sera chose faite pas plus tard que demain après-midi vers 17h, heure à laquelle je devrais me rendre à l'hôpital, juste après le travail. Pour la première fois de ma vie, je vais être opérée sous narcose complète mercredi et je ne sais pas vraiment ce qui m'attend, à part que je devrais décompter les chiffres à partir de 10 lorsque l'anesthésiste me le dira et que l'on m'amènera dans une salle de réveil à la fin de l'intervention qui devrait durer 2 heures, si tout se passe bien.

Donc, du repos, c'est bien ce qui m'attend, en espérant qu'il ne soit pas éternel ! ;o) De ce côté-là, c'est réglé, j'ai d'ores et déjà demandé à mes parents de débrancher tous les fils au cas où les choses tourneraient mal, de prélever mes organes internes pour les transplanter à ceux qui en auraient besoin (j'ai ma carte de donneuse, mais je ne sais plus où elle est), de m'incinérer et non de m'enterrer, car je ne supporte pas l'idée de me réveiller dans un cercueil et de hurler en grattant le couvercle jusqu'au sang, sans que personne m'entende, avant de mourir asphyxiée sous 5 mètres de terre - difficile de revenir à la vie sans ses organes vitaux, m'objecterez-vous, mais on n'est jamais assez prudent. Quant aux cendres, ils en feront ce qu'ils veulent : nul besoin de les disperser sur les cimes enneigées de l'Himalaya ou de les conserver dans une urne posée sur un napperon de dentelle au-dessus de la télé... Surtout pas.

Ceci dit, c'est fou ce que ça soulage de pouvoir parler tranquillement de sa mort et de ses dernières volontés à ses proches, même si mes parents étaient un brin atterrés, voire tristes, en m'écoutant.

Rassurez-vous, mon opération est bénigne, même si j'en garderais probablement quelques cicatrices. De plus, je serais chouchoutée car je serais hospitalisée en chambre individuelle dans une clinique privée, réputée pour ses repas gastronomiques "à la présentation attrayante", selon la brochure que l'on m'a remise. Et comme la plupart des chambres sont dotées du réseau wifi, je pourrais même bloguer depuis mon lit. Elle n'est pas belle, la vie ?

Je discutais hier avec maman des affaires à prendre avec moi, sachant que la clinique met à disposition des linges de toilette, un peignoir de bain...

Maman : Si j'étais toi, je prendrais une robe de chambre, car tu es toute petite et le peignoir sera certainement trop grand !
Moi : Meuh non, m'man, je ne suis pas complètement naine avec mon 1,60 mètre, pis ce n'est pas grave si le peignoir m'arrive aux chevilles (pis, je n'ai pas de robe de chambre).
Maman : Je t'aurais avertie...

(c) Internet. Maman craint peut-être que je ressemble à Simplet... ?

... et une chemise d'hôpital (vous savez, la chemise très sexy qui est fendue derrière ?) et qu'il est suggéré d'apporter avec soi :

  • des pantoufles : je n'en ai pas non plus (une vraie pauvresse, cette Koyangi) car à la maison, je suis tout le temps pieds nus. Une paire de tongs fera l'affaire
  • des affaires de toilette : crème hydratante, baume pour les lèvres, dentifrice, brosse à dents, déodorant, gel douche, shampooing, brosse à cheveux, mouchoirs, un peu de maquillage pour garder une apparence humaine et des lingettes démaquillantes, au cas où je n'arriverais pas à me lever les premiers jours
  • de la lecture : mmmh, j'hésite entre "Millenium 2" et "Durée et simultanéité, à propos de la théorie dEinstein" (1922) de Henri Bergson. Bon, je crois que ce n'est pas le moment de me prendre la tête, n'est-ce pas ?
  • un Walkman ou un baladeur : hum, ils savent à la clinique qu'on est passé à l'ère du MP3 ? Note : penser à actualiser mon Ipod

A cette liste, j'ajouterai ma Nintendo DS, un appareil photo (sait-on jamais), mon téléphone portable et un laptop (éventuellement), sans oublier un programme TV et une tenue pour la sortie, à enfiler par le haut. Presque des préparatifs pour les vacances, en fait !

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Vendredi 17 avril 2009

Trois jours à peine que nous sommes rentrés en terre helvétique que nous sommes déjà happés par la frénésie de la civilisation, à l'insu de notre plein gré. Jugez-en vous-mêmes par mon programme de la soirée :

1. Une visite chez le binôme papa-maman
qui se demandait hier pourquoi je n'étais pas venue les voir plus tôt : "On s'inquiétait avec papa, tu sais" (oui, maman, mais l'avion a atterri mardi soir et nous ne sommes que jeudi, j'ai dû chercher Kimchi le chat à la pension, défaire ma valise, reprendre le travail, passer une soirée football-pizza improvisée avec les copains de Lui... mais ça me fait plaisir de me sentir aussi désirée, merci ! ;o))


2. Une séance de cardio
, pépère dans mon coin, au Holmes Place (HP) à la place d'une séance de musculation prévue à 19h avec un Personal Trainer :


Moi :
Allô, je vous appelle pour vous dire que j'annule ma séance de coaching avec Yves ce soir, je ne veux plus y aller, voilà (car je n'ai pas envie de soulever de la fonte aujourd'hui, ni demain, ni après-demain).
HP : Très bien, mais on reporte à un autre jour.
Moi : Ah non, je vous dis que je ne veux pas, ce n'est pas grave si je ne le fais pas (et même jamais).
HP : Mais c'est OBLIGATOIRE ! C'est inscrit dans le contrat que vous avez signé. On peut repousser le cours dans l'année mais pas l'annuler.
Moi : Bon, bon, okay (mais ils vont me lâcher, oui ?)... Disons alors, en... juin ? (cours toujours et bois de l'eau chaude pour que je vienne)
HP : Très bien, nous vous recontacterons au mois de juin !

Je crois qu'on appelle ça du harcèlement sportif.

3. Un dîner je-ne-sais-où au restaurant vers 21h
avec mon frangin que je n'ai pas revu depuis un moment et qui m'a envoyé le texto suivant en guise de message de bienvenue : "Alors, t'as nagé avec tes soeurs, les thons ?"

Et le week-end se présente tout aussi chargé avec plein de rendez-vous agendés d'un endroit à l'autre, qui ne sont pas pour me déplaire, mais j'aurais bien aimé prolonger l'état de nonchalance absolue dans laquelle je m'étais mise sur notre île de l'Océan Indien, sans contraintes, sans horaire, sans téléphone et sans internet.

Je crois qu'on appelle ça des vacances.

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Jeudi 16 avril 2009

Hier, je vous ai montré la face idyllique du voyage au pays des Maldiviens, mais, dans toute histoire, le plus intéressant est certainement la partie obscure, le côté sombre de la Force, Darth Vador vs Maître Yoda, Luke, je suis ton père.

Or donc, après avoir été chahutés sur les flots, tel un cageot de poules que l'on balancerait aux crocodiles, à bord du bateau puis de l'hydravion en direction de Malé où nous attendait l'Airbus 330 pour rentrer en Suisse, j'ai demandé à Lui de me donner un somnifère, une fois le plateau-repas englouti que l'on nous avait servi (trop mangé, comme d'hab. Après réflexion, je n'aurais peut-être pas dû piquer l'Apfelstrudel de Lui et me contenter d'un seul dessert...).

Il faut savoir que les médicaments et moi, c'est rarement la réussite. Lui m'a suggéré de ne prendre qu'un demi-somnifère, vu mon petit gabarit, mais je lui ai répondu bien crânement  : "Fais péter et donne-m'en un entier, je suis une descendante fière et brave de Gengis Khan et mes collègues ne m'appellent pas Attila pour rien".

Ainsi fut fait ou plutôt avalé. 

Je me rappelle lui avoir dit : "Tu vois, je suis encore éveillée, aucun effet, ce somnifè... zzzzz", puis après quelques heures, m'être levée en direction des commodités de l'avion, mue par un besoin pressant.

Sauf que...

Sauf que les gens étaient rouges, verts, roses fluo, comme passés au stabilo avec des reflets électriques. On aurait dit qu'ils étaient pop-artisés par Andy Warhol ! "Etrange, quel phénomène intéressant", me suis-je dit. J'étais stone, oui.

(c) Internet. Marilyn Monroe, Andy Warhol, 1967. Les gens ressemblaient à Marilyn, sauf qu'ils n'avaient pas le même prénom ni la même tête. Et même que certains étaient des hommes.

Sauf que je me suis endormie sur le dossier du fauteuil de l'un des passagers avant même d'atteindre la porte des toilettes ! Lui s'est levé et a dû me porter pour me ramener à mon siège, sous le regard éberlué de tous : "C'est qui cette junkie ?".

Sauf que j'ai vomi tout mon déjeuner dans les sacs prévus à cet effet (glamour toujours) avant de retourner aux toilettes avec l'aide de Lui qui m'a soutenue et attendue derrière la porte pour veiller à ce que je ne m'endorme pas sur le trône.

Cet homme m'aime.

L'aspect positif de cette mésaventure, c'est que je me suis rendue compte que le travail d'hôtesse de l'air ne consiste pas uniquement à être sommelière multilingue dans un avion ni à faire des démonstrations de sécurité en gonflant des gilets de sauvetage jaunes et fort peu seyants, dont personne n'a rien à cirer. Une hôtesse de l'air est aussi formée pour soulager les personnes malades et veiller à leur confort. L'une d'elles m'a apporté une tisane à la camomille ainsi qu'une grande bouteille d'Evian bouillante, emmaillotée dans une serviette en tissu, à appliquer sur le ventre en guise de bouillote. J'avais chaud, j'étais bien et je me suis endormie jusqu'à l'arrivée. Et quand elles ont distribué des biberlis, petits gâteaux fourrés à la pâte d'amande, c'était le bonheur !

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Mercredi 15 avril 2009

Parce que les photos sont parfois plus parlantes que les mots...

Le pilote n'avait pas de chaussures et nous avons voyagé parmi les nuages de la mousson, argh... Au retour, c'était pire : mer déchaînée, bateau qui gîte et hydravion qui tangue.

Mais cela en valait la peine !
Pour info, aucune de ces photos n'a été retouchée... Pas de filtre couleur ni Photoshop. Le paradis, comme on se l'imagine avec sa plage de sable blanc et une eau turquoise et limpide.

Une tortue de mer que j'ai baptisée Fifi et une raie pastenague
que l'on ne distingue pas bien car shootées depuis un ponton la nuit (les photos sous l'eau sont à développer). Nous avons vu des murènes, des thons, un requin à pointe noire et tout ce que l'on peut apercevoir dans le "Monde de Nemo", sauf que les poissons clowns maldiviens sont lookés différemment.

Le lapin de Pâques
est même passé dimanche avec son lot de friandises : le lapin de Pâques sait nager, je le confirme.

Un p'tit tour au spa pour un massage aux pierres chaudes et une coupe avec "highlight" au salon de coiffure d'où je suis sortie avec les cheveux tricolores (...) et puis s'en vont...

Nous avons très envie de Bali à présent, quoique Lui dit chaque fois que l'on rentre qu'il n'est plus disposé à se taper une dizaine d'heures d'avion, mais avant, ce sera un week-end à Lisbonne pour la xmillième fois début juin avec un couple d'amis. Vive la vie !

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Dimanche 5 avril 2009

Bilan des derniers jours : 19847 pas (0), bien travaillé au boulot pour avancer dans mes projets en cours et briefer qui de droit (+1), mangé sainement (+1), amené Kimchi le chat chez une toiletteuse pour qu'elle arrive en parfait état à la pension (+1), été gentille en général après ma grosse colère (+1).

Total : +4 points bonus -0 péché capital = +4 points paradis des fruits (c) Marion

Je pars dans la précipitation la plus totale sans avoir eu le temps de répondre à vos commentaires ni même de vous lire sur vos blogs, mais j'ai profité du peu de temps qui m'était imparti pour boucler mes dossiers au travail... et ma valise également ! ;o)


Je vous souhaite à tous une excellente fête de Pâques, qui pour moi, sera synonyme de fin de Carême, youpiiii car cela commençait à me gaver, et de farniente au bord de l'eau. Nous partons en effet sur une île de l'Atoll de Raa dont la superficie est de 900 x 300 mètres. Pour compter mes pas, cela va être coton ! J'en connais une qui va être grondée par sa console DS...


Ma copine Mjb me disait de profiter de l'étroitesse de l'île pour réfléchir sur le sens de ma vie : où vais-je, où courge (cours-je) et dans quelle étagère (état j'erre), ce sera chose faite avec le livre que m'a recommandé mon frangin :


Portez-vous bien et à bientôt, plus précisément au mercredi 15 avril !

PS : Lui vient de me dire : "Elle a beaucoup d'imagination cette fille, écrire dans son blog qu'elle part sans arrêt alors qu'elle ne fait que de se documenter sur des destinations de voyage et de regarder les reportages à la TV...". Cela me rappelle mon frère qui pensait que vous alliez me prendre tôt ou tard pour une mytho avec mes vacances à l'autre bout du monde ;o). Je vous rassure, il n'en est rien ! Il en va de la crédibilité de ce blog et de la mienne, par conséquent.

(c) All photos : internet. Nan, je ne suis pas une mytho ! 

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Mercredi 1 avril 2009

Bilan des deux derniers jours : 16300 pas (0), 45 minutes de vélo elliptique (+1), zéro achat (+1), coiffé Kimchi le chat qui n'aime pas ça (+1), colère : grosse colère au travail contre Mr. Boss qui ne s'appelle toujours pas Hugo mais qu'y fait rien qu'à m'embêter et contre les boîtes qui tolèrent le harcèlement moral et professionnel (-1 : Je rassure tout le monde, je ne suis pas mobbée, du moins pour l'instant, mais j'ai vu une émission sur ce sujet qui m'a révoltée).

Total : +3 points bonus -1 point péché capital = +2 points paradis des fruits (c) Marion

(c) Nuage noir, Reynald Drouhin, 2007

J'aurais voulu écrire un article sur les bienfaits du printemps sur nos esprits et nos corps engourdis par l'hiver, mais pour moi, c'est l'été qui s'annonce et pas plus tard que ce week-end puisque nous nous envolerons pour les Maldives, youpi ! C'est ça, fais ta crâneuse, Koyangi !

En quelques heures, je vais troquer ma parka et mes bottes pour un bikini deux pièces, une bouteille de monoï et une paire de solaires ! Je me réjouis tel le loup qui n'a pas vu d'agneau croquignolet à se mettre sous la canine depuis trop longtemps, même si je ne réalise pas encore ce qui m'attend. Ceci, parce que je me laisse bouffer par le quotidien !

Je ne sais pas pour vous, mais j'ai vraiment de la peine à m'habituer au changement d'horaire, même si j'apprécie de sortir du travail quand il fait jour. Je suis plutôt du soir, moi, pas du matin ! Contrairement à l'adage anglais "Early to bed and early to rise makes a man healthy, wealthy and wise", j'aime me coucher tard et me lever tard, donc je ne serais jamais en bonne santé, riche et sage. Chienne de vie.

Le boulot commence aussi à me taper sur les nerfs, même si je m'y sens globalement bien et que mes collègues sont adorables - à ce propos, nous avons défini une équation qui veut que si l'ambiance + le salaire + l'environnement de travail (équipement et infrastructure) atteignent les 80 % de satisfaction, on peut considérer que c'est un bon job. Je m'inquiète cependant car tour à tour, nous rêvons que l'un ou l'autre démissionne ou se fait virer, alors que notre pas-si-petite-entreprise ne connaît pas la crise. La dernière fois, je donnais mon congé sur le coup de la colère et je retournais à mon bureau pour dire au-revoir à Samuelle, Petz et Jumelle Astrale, sauf qu'on les avait déplacés ailleurs et que l'on me cachait l'endroit de leur nouvelle affectation. Ceci signifie probablement que j'ai besoin de vacances ou alors que nos dirigeants ont vendu la boîte au Parc Astérix, selon un songe d'il y a quelques années qui m'est resté.

Alors, oui, parfois, il m'arrive d'oublier de regarder le bon côté des choses et de m'extasier sur les fleurs (oh, Syphilis, l'orchidée du bureau), les nuages (oh, le cumulos-nimbus chargé de pluies acides), les oiseaux (oh, le pinson déchiqueté par les pales de l'éolienne), les arbres en fleurs (oh, le cerisier rongé par le bostryche) et les salamandres qui se font écraser sur les routes car leur maman ne leur a pas appris à traverser uniquement sur les passages cloutés, comme dans les films de Walt Disney.

Pourriez-vous m'expliquer pourquoi quand on descend du bus un soir, un individu se met à uriner devant tout le monde tout en s'amusant à faire des zig-zags ? Pourquoi une fille géniale vient de perdre son bébé à trois mois de grossesse alors qu'elle a eu tant de mal à le concevoir ? Pourquoi certaines personnes ne se lavent pas et empestent à côté de vous dans les transports publics ? Ou ne respectent pas les files d'attente et vous grillent la priorité ? Et pourquoi le bagel New York au saumon fumé acheté pour le repas de midi était sec, fade et glacé ?

La vie est loin d'être si noire, mais de temps en temps, ça fait du bien de râler ! Yes ! ;o) Faites-comme moi, lâchez-vous, et demain, ça ira mieux !

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Lundi 30 mars 2009

Bilan du week-end : 12401 pas (0), 45 minutes de marche rapide du domicile au travail (+1), plein de points bonus donnés par Lili Rose sur son blog (+? Allez, disons +5 points, merci Lili), gloutonnerie : 2 croissants briochés portugais (-2, mais comme ils ne sont pas au beurre, ce n'est pas vraiment un péché, non ?).

Total :
+6 points bonus -2 points péché capital = +4 points paradis des fruits (c) Marion. A propos, je vais en faire quoi de ces points bonus ???

La cuisine, la nuit.
C'est propre, rien à redire : les fenêtres étincellent et les portes des placards reluisent. Le jour, c'est pareil, sauf qu'un chat ou deux humains mâle et femelle s'y baladent parfois.

La mission de Flylady autour de la cuisine
était valable il y a deux semaines, mais quand il s'agit de laver, de récurer, de nettoyer et de repasser, je suis libérée de toutes corvées ménagères grâce aux soins diligents d'une elfe de maison qui passe chaque semaine s'occuper de notre doux foyer. Je ne répéterais jamais assez que cette femme est une Sainte !

Les tâches de Flylady consistaient en, je cite* :

1. Lundi :
votre mission d'aujourd'hui si vous l'acceptez, consiste à frotter les plans de travail et pas simplement à les essuyer avec un chiffon !

2. Mardi :
nous allons trier nos boîtes en plastique, conteneurs, tupperwares et autres récipients du genre ! Avez-vous trop de couvercles ? Plus de boîtes que de couvercles ? Des éléments tachés ou fondus ? Faut-il parler de ces vieilles boîtes de margarine ou de glace ?

Ah, tiens, je pourrais trier les bocaux... ?

3. Mercredi :
regardons de plus près tous le spetits gadgets de l'électroménager. Le grille-pain, l'ouvre-boîte, la cafetière, le micro-ondes, etc. A quand remonde la dernière fois où vous avez nettoyé le grille-pain, ouvert le fond et fait tomber les miettes ? A quel degré de saleté ou de poussière est arrivée votre cafetière ? Essuyez-les et faites-les briller.

4. Jeudi :
prenez une brosse à dents et un produit nettoyant ordinaire et frottez les robinets de l'évier.

5. Vendredi :
c'est le dernier jour dans la cuisine ! Nous allons regarder les placards ! Essuyez simplement les surfaces extérieures. Vous serez surpris de la différence que font ces placards quand ils brillent.

Vu que notre cuisine n'est pas sale et que nos placards brillent, je me suis concentrée sur le menu désordre qui s'accumulait sur le plateau en granit noir pour le ranger : Flylady parlerait d'éteindre un "hot spot" qui s'allume, vous savez, toutes les choses que l'on utilise une fois et que l'on oublie de remettre à leur place. Une certaine rouquine psychorigide de série TV aurait sans doute déniché d'autres tâches à effectuer, mais comme je ne suis pas sa copine de lingettes Swiffer et que je n'habite pas à Wisteria Lane, j'avoue que je m'en tiens généralement au minimum syndical et que cela me plaît bien.

Jeu des 7 différences.
Lister les changements survenus dans la photo du haut en comparant avec celle du bas. Le magnifique cochon aux joues roses - appartenant à Lui, je tiens à le préciser - est resté (soupir).

Que fais-je de mon temps libre, alors, me demanderez-vous ? Hé bien, je taquine Lui et Kimchi le chat, je prépare le printemps en me désencombrant petit à petit (ouste, le vieux jean informe et délavé, ouste le gilet rétréci par erreur au lavage), je désencrasse mon petit corps à coup de smoothie quotidien (ce soir, c'est banane-orange), je sors, j'hume l'air frais du printemps et me réjouis de voir les bourgeons des fleurs prêts à exploser au soleil en une multitude de bouquets multicolores ! Je sens que le lapin se rapproche, plein d'oeufs joliment décorés et de chocolats dans ses poches.

*Copyright 1999-2009 FlyLady and Company, Inc.

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Vendredi 27 mars 2009

Jeudi 26 mars : 4203 pas (0), 45 minutes de vélo elliptique (+1), achats utiles (0 : jus de pomme, billet de parking),  zéro péché capital (+1), zéro Coca Zéro (+1).

Total : +3 points bonus -0 point péché capital = +3 points paradis des fruits (c) Marion


Mimi Marshmallow et moi - pardon Princesse Mimi Marshmallow vu qu'elle va bientôt déménager dans une maison avec un jardin de 1'000 m2 pour elle toute seule (je la déteste) et le misérable vermisseau que je suis -, sommes allées à Genève voir la comédie musicale Mamma Mia, actuellement en tournée mondiale.

Le décor très ingénieux, réalisé avec deux blocs blancs au centre de la scène, créait une île, une chambre ou l'intérieur d'une cour à loisir et a rappelé à Comtesse Mimi son voyage en Grèce et les flots bleus de la Méditerranée. Quant aux chansons d'Abba, il n'y a rien de mieux pour mettre la pêche et donner envie de remuer le popotin... sauf que nous étions assises au milieu d'un groupe de vieux personnes du 3e âge qui ne bougeaient pas ou peut-être de l'intérieur. Hum, ça date autant que ça, Abba ? Cela ne nous a cependant pas empêchées d'applaudir en cadence et de nous lever lors des rappels pour gigoter tout en chantant braillant les paroles de "Waterloo" ! My my, at Waterloo Napoleon did surrender / Oh yeah... Je VEUX un costume à paillettes avec des pattes d'eph' !


Duchesse Mimi, qui n'avait pas vu le film éponyme, ne connaissait pas le scénario de "Mamma Mia" et a été surprise par les paroles des tubes d'Abba, plutôt tristounettes dans l'ensemble et pas vraiment raccord avec la musique disco hyper-entraînante, ce qui nous a valu un fou rire sur une chanson que nous nous souvenions avoir dansée en slow et qui parlait d'une femme qui demandait à son homme si sa rivale l'embrassait mieux qu'elle... Pour le romantisme, on repassera ! ;o) C'est vrai que Mamma Mia, ça commence comme ça, sur un air de turlututu :

I've been cheated by you since I don't know when
So I made up my mind, it must come to an end
Look at me now, will I ever learn?

Tu m'as trompée depuis si longtemps (super)
Que j'ai décidé qu'il fallait que ça cesse (oui, c'est mieux)
Regarde-moi, est-ce que j'apprendrais un jour ? (bah oui, petit scarabée)

I don't know how but I suddenly lose control
There's a fire within my soul
Just one look and I can hear a bell ring
One more look and I forget everything, o-o-o-oh


Je ne sais pas pourquoi mais je perds soudain tout contrôle (aïe aïe aïe)
Il y a un feu qui brûle en moi
(certains parleraient de grenouilles dans le ventre)
Juste un regard et j'entends la cloche sonner (faut arrêter la fumette)
Encore un regard et j'oublie tout, o-o-o-oh (noooon, il ne faut paaaas, o-o-o-oh !)


Mamma mia, here I go again
My my, how can I resist you?
Mamma mia, does it show again?
My my, just how much I've missed you


Mamma mia, ça me reprend encore
Ma ma, comment pourrais-je te résister ?
Mamma mia, ça se voit à nouveau ?
Ma ma, combien tu m'as manqué (et flûte, encore loupé... Faudra pas venir se plaindre après si ça tourne mal, hein ?)



La comédie musicale a tenu ses promesses mais j'ai préféré le film avec Meryl Streep, qui y était tellement fabuleuse que je ne suis pas arrivée à oublier sa prestation hier soir. Même Pierce Brosnan qui chantait faux me manquait. Puis, Marquise Mimi et moi, nous aurions apprécié de suivre les paroles des chansons sur les écrans géants autour de la scène pour pouvoir unir nos voix de fausset à celles des artistes, façon karaoké géant. Mais ce n'était probablement pas le but et heureusement !

Mamma Mia, 25 mars au 5 avril 2009

Geneva Arena
Route des Batailleux 3
1218 Le Grand-Saconnex GE

Internet :
http://www.geneva-arena.ch/index.php


(c) All photos : Internet.

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Jeudi 26 mars 2009

Jeudi 19 mars : 3427 pas (0 : Lui est venu me chercher en voiture au travail, ceci expliquant que j'ai marché moins que d'habitude), achats utiles (0 : 2 bouteilles de jus de pomme 100 % naturel), cuisiné une salade de pissenlit aux lardons craquants et oeufs mollets pour le dîner (+1), résisté vaillamment à l'appel sournois du biscuit Shortbread au beurre toute la journée (+1), zéro péché capital (+1).

Total : +3 points bonus -0 péché capital = +3 points paradis des fruits (c) Marion

J'ai trouvé ce tag sur le blog de July et l'idée était suffisamment amusante pour que j'essaie de créer ma pochette de disque à mon tour !

A quoi ressemblerait ta pochette d'album si tu étais dans un groupe ? Suis les instructions ci-dessous :

1. Va sur Wikipedia. Tape "random" ou clique ici. Le premier article qui sort est le nom de ton groupe.
2. Va sur la page des citations et tape "random quotations" ou clique
ici
 pour le français et  pour l'anglais. Les derniers mots de la dernière citation de la page sont le titre de ton premier album.
3. Va sur Flickr et clique sur "explore the last seven days" ou clique
 . La troisième image, quelqu'elle soit, sera la pochette de ton album.
4. Utilise Photoshop, Paint ou autre pour associer ces trois éléments.

Pour moi, cela a donné un nom à coucher dehors et un titre absurde, mais la photo était jolie, ouf ! Quant au label "Blue Note", c'est un petit clin d'oeil à ma copine Madame. Bon, ya pluka composer la musique, comme dirait l'autre...

 

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Mercredi 25 mars 2009

Mardi 24 mars : 8921 pas (0), gloutonnerie : une grosse part de kouglof salé aux lardons et noix cuisiné par la grande-tante alsacienne de Samuelle qui a fêté ses 85 ans le week-end passé (- 1 : nous sommes des monstres ! Après nos mamans, nous faisons travailler des Seniors à la retraite), 2 petits chocolats en forme de kouglof (-1), 2 Shortbreats londoniens (-1).

 

Total : 0 point bonus -3 points péché capital = -3 points paradis des fruits (c) Marion

Le 25 de chaque mois, c'est jour de paie, youpi !

Lorsque j'ai fait mes comptes ce matin (rappelez-vous que je suis une vraie "Control Freak (fric ?) du porte-monnaie" et que je note chacune de mes dépenses dans mon agenda), j'ai constaté à quel point ma décision, prise en début de Carême, de n'acheter que ce qui m'était vraiment utile et nécessaire avait bien fonctionné : hors charges fixes comme le loyer, les impôts, les assurances, etc., j'ai réussi à économiser CHF 1832.-/EUR 1197,50 en frais personnels ! Je tombe des nues !

Pourtant, je n'ai pas l'impression de m'être privée : un afternoon tea dans un Palace, des morilles fraîches au marché, un dîner au restaurant coréen à Genève, une manucure au gel... il y a pire comme vie.

Certes, je n'ai acheté aucun vêtement ni accessoire pendant un mois, mais j'ai amené deux paires de jeans à raccourcir chez une couturière qui ressemble à s'y méprendre à la Baronne Nadine de Rotschild et qui pratique sans doute les mêmes prix que la-dite Baronne, car j'en ai eu pour CHF 50.-/EUR 32,70, soit CHF 25.- le jean ! Mais comme elle est accueillante, policée et efficace, je ne me plains pas et, de toute façon, je suis pour la survie des petits commerces.

Il est vrai aussi que pour mes produits de soins, j'ai systématiquement privilégié les marques des grandes surfaces et les prix les plus bas dans les rayonnages, comme par exemple, ce gel démaquillant à la fleur de cerisier à CHF 4.20/EUR 2,70 de la Migroche Migros !
Gel démaquillant I am. A ce prix-là, il n'y a pas grand chose de naturel dans le tube, mais ce produit tient ses promesses et ma peau se porte bien, merci. J'oserais même dire qu'il est plus efficace que la gelée fondante démaquillante de Clarins que j'utilise d'ordinaire. Quant au parfum de fleur de cerisier, on repassera. L'odeur n'est pas terrible et je pense que je n'en rachèterais plus pour cette raison.

Ce résultat me laisse songeuse quant à ma manière de consommer, même si j'ai la chance de ne pas avoir à compter mes sous pour l'instant. Etre plus consciente de mes achats me libère en quelque sorte : je ne saurais me passer des belles choses, mais je peux me passer du superflu. C'est évident. A moi d'agir désormais en fonction.

Mon "Carême" personnel n'est pas terminé que je peux passer à une autre dimension : réfléchir à mon corps et à ma relation avec la nourriture. Je me goinfre déjà moins depuis quelque temps et hier, j'ai atteint un point de saturation proche du dégoût de moi-même, après avoir ingurgité les kouglofs et les deux Shortbreads écossais pur beurre amenés par mes collègues... C'était délicieux mais beurk, trop de gras, trop de sucre ! Aujourd'hui, ce sera donc un mini-jeûne d'un jour à base de jus de pomme 100 % naturel coupé avec de l'eau. "Un Schorle", dirait ma copine Madame.

(c) All photos: Internet

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