Je viens de lire le commentaire de Marion qui me conseille de me reposer, hé bien, ce sera chose faite pas plus tard que demain après-midi vers 17h, heure à laquelle je
devrais me rendre à l'hôpital, juste après le travail. Pour la première fois de ma vie, je vais être opérée sous narcose complète mercredi et je ne sais pas vraiment ce
qui m'attend, à part que je devrais décompter les chiffres à partir de 10 lorsque l'anesthésiste me le dira et que l'on m'amènera dans une salle de réveil à la fin de
l'intervention qui devrait durer 2 heures, si tout se passe bien.
Donc, du repos, c'est bien ce qui m'attend, en espérant qu'il ne soit pas éternel ! ;o) De ce côté-là, c'est réglé, j'ai d'ores et déjà demandé à mes parents de débrancher tous les fils au cas où
les choses tourneraient mal, de prélever mes organes internes pour les transplanter à ceux qui en auraient besoin (j'ai ma carte de donneuse, mais je ne sais plus où elle est), de
m'incinérer et non de m'enterrer, car je ne supporte pas l'idée de me réveiller dans un cercueil et de hurler en grattant le couvercle jusqu'au sang, sans que personne m'entende, avant
de mourir asphyxiée sous 5 mètres de terre - difficile de revenir à la vie sans ses organes vitaux, m'objecterez-vous, mais on n'est jamais assez prudent. Quant aux cendres, ils en feront ce
qu'ils veulent : nul besoin de les disperser sur les cimes enneigées de l'Himalaya ou de les conserver dans une urne posée sur un napperon de dentelle au-dessus
de la télé... Surtout pas.
Ceci dit, c'est fou ce que ça soulage de pouvoir parler tranquillement de sa mort et de ses dernières volontés à ses proches, même si mes parents étaient un brin atterrés, voire tristes, en
m'écoutant.
Rassurez-vous, mon opération est bénigne, même si j'en garderais probablement quelques cicatrices. De plus, je serais chouchoutée car je serais hospitalisée en chambre individuelle dans une
clinique privée, réputée pour ses repas gastronomiques "à la présentation attrayante", selon la brochure que l'on m'a remise. Et comme la plupart des chambres sont dotées du réseau wifi, je
pourrais même bloguer depuis mon lit. Elle n'est pas belle, la vie ?
Je discutais hier avec maman des affaires à prendre avec moi, sachant que la clinique met à disposition des linges de toilette, un peignoir de bain...
Maman : Si j'étais toi, je prendrais une robe de chambre, car tu es toute petite et le peignoir sera certainement trop grand !
Moi : Meuh non, m'man, je ne suis pas complètement naine avec mon 1,60 mètre, pis ce n'est pas grave si le peignoir m'arrive aux chevilles
(pis, je n'ai pas de robe de chambre).
Maman : Je t'aurais avertie...
(c) Internet. Maman craint peut-être que je
ressemble à Simplet... ?
... et une chemise d'hôpital (vous savez, la chemise très sexy qui est fendue derrière ?) et qu'il est suggéré d'apporter avec soi :
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des pantoufles : je n'en ai pas non plus (une vraie pauvresse, cette Koyangi) car à la maison, je suis tout le temps pieds nus. Une paire de tongs fera l'affaire
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des affaires de toilette : crème hydratante, baume pour les lèvres, dentifrice, brosse à dents, déodorant, gel douche, shampooing, brosse à cheveux, mouchoirs, un peu de maquillage pour garder une apparence humaine et des lingettes démaquillantes, au cas où je n'arriverais pas à me lever les premiers jours
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de la lecture : mmmh, j'hésite entre "Millenium 2" et "Durée et simultanéité, à propos de la théorie dEinstein" (1922) de Henri Bergson. Bon, je crois que ce n'est pas le moment de me prendre la tête, n'est-ce pas ?
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un Walkman ou un baladeur : hum, ils savent à la clinique qu'on est passé à l'ère du MP3 ? Note : penser à actualiser mon Ipod
A cette liste, j'ajouterai ma Nintendo DS, un appareil photo (sait-on jamais), mon téléphone portable et un laptop (éventuellement), sans oublier un programme TV et une tenue pour la sortie, à enfiler par le haut. Presque des préparatifs pour les vacances, en fait !
Le pilote n'avait pas de chaussures et nous avons voyagé parmi les nuages de la mousson, argh... Au retour, c'était pire : mer déchaînée, bateau qui gîte et hydravion qui
tangue.
Mais cela en valait la peine ! Pour info, aucune de ces photos n'a été retouchée... Pas de filtre couleur ni Photoshop. Le paradis, comme on se l'imagine avec sa plage
de sable blanc et une eau turquoise et limpide.
Une tortue de mer que j'ai baptisée Fifi et une raie pastenague que l'on ne
distingue pas bien car shootées depuis un ponton la nuit (les photos sous l'eau sont à développer). Nous avons vu des murènes, des thons, un requin à pointe noire et tout ce que l'on
peut apercevoir dans le "Monde de Nemo", sauf que les poissons clowns maldiviens sont lookés différemment.
Le lapin de Pâques est même passé dimanche avec son lot de
friandises : le lapin de Pâques sait nager, je le confirme.
Un p'tit tour au spa pour un massage aux pierres chaudes et une coupe avec "highlight" au salon de coiffure d'où je suis sortie avec
les cheveux tricolores (...) et puis s'en vont...
La cuisine, la nuit. C'est propre, rien à redire :
les fenêtres étincellent et les portes des placards reluisent. Le jour, c'est pareil, sauf qu'un chat ou deux humains mâle et femelle s'y baladent parfois.
Jeu des 7 différences. Lister les changements survenus dans la photo du haut en comparant
avec celle du bas. Le magnifique cochon aux joues roses - appartenant à Lui, je tiens à le préciser - est resté (soupir).
Le 25 de chaque mois, c'est jour de paie, youpi !
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