Mardi 29 avril 2008

J'ai terminé le livre dont je vous parlais et vous livre mes dernières impressions.

PRIE
Cette partie centrée sur le séjour d'Elizabeth Gilbert dans un ashram en Inde m'a laissé perplexe car je dois avouer que mes connaissances en bouddhisme, yoga et méditation frôlent le niveau zéro. J'ai suivi trois cours de yoga en tout et pour tout et me suis totalement découragée le jour où nous avons dû nous mettre à quatre pattes et tirer la langue pour la posture du lion et lorsque l'une des participantes, jeune, belle et blonde est venue vers moi en s'exclamant : "Oh, tu es Asiatique !" (c'est bien vu, bravo) suivi d'un "J'aurais tellement voulu avoir les yeux bridés comme toi !" (oups, là, c'est le moment de te casser, Koyangi). En résumé, je suis malheureusement bien trop matérialiste et superficielle dans mon incarnation actuelle - si on adhère à la notion du karma bien entendu - pour comprendre les expériences mystiques de l'auteur qui s'est retrouvée "assise dans la main de Dieu" (wow). De plus, je suis certaine que je ne supporterais pas de me lever tous les matins à 3h, pour passer des heures à méditer et à récurer le sol d'un temple, ce... pendant 4 mois ! Je sais, mon ego me conduira tout droit à l'échec et je ne connaîtrais jamais l'état de béatitude et de pleine conscience. Tant pis. Tant qu'il y aura des choux à la crème et un morceau de chocolat sur mon chemin, moi je dis... Je plaisante, bien sûr ! Hors de moi l'envie de me moquer d'un sujet aussi intime et complexe. Mais bon, chacun son truc.

AIME
Le dernier volet est consacré aux rencontres que l'écrivain américaine fait à Bali, notamment celle d'un sorcier de la neuvième génération qui m'a beaucoup amusée en concluant chacune de ses pensées par "fais-moi connaître auprès de tes amis américains, moi plus d'argent à la banque depuis bombe", d'une guérisseuse divorcée avec sa fille pour qui elle récoltera 18'000 dollars afin de lui permettre d'acheter une maison, mais qui tentera d'en obtenir 23'000 de plus en toute innocence (!), et last but not least d'un Brésilien qui deviendra son amant et son grand amour... Outre la belle histoire d'amûûûr où tout est bien qui finit bien, j'ai apprécié la description des rituels et des croyances indonésiens qui considèrent que tout enfant qui naît est un demi-dieu et par conséquent ne doit pas toucher le sol jusqu'à l'âge de 6 mois et que nous venons au monde avec nos 4 frères invisibles destinés à nous protéger tout au long de notre parcours terrestre.

Pour conclure, j'ai aimé ce livre pour son ton léger sur des sujets sérieux et pour l'expérience de vie qui n'est pas sans me rappeler les aventures de Céline , une personne dont je n'ai des nouvelles que trop rarement.

Pour aller plus loin, cliquez sur le site de l'auteur : http://www.elizabethgilbert.com/

Fortune Cookie du jour : "Le bonheur est juste à tes côtés". Intervention plus que pertinente, le Cookie ! Point n'est besoin de partir en Italie, en Inde ou à Bali pour se recentrer sur soi et voir à quel point la vie est belle !

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Lundi 28 avril 2008

Décidément, je crois que je vais finir par croire au Karma ! J'ignore ce qui me lie définitivement à mon pays d'origine, la Corée, mais quoique je fasse, elle se rappelle constamment à moi.

Tout d'abord, en tant qu'adoptée, j'avais décidé à l'adolescence de ne jamais faire de recherches pour retrouver ma famille d'origine, vu qu'apparemment, la cigogne s'était largement fourvoyée d'adresse en me livrant à Séoul alors que de bienveillants parents valaisans avaient passé commande et m'attendaient juste à quelques milliers de kilomètres de là... Cherchez l'erreur ! J'avais donc choisi d'être Suissesse et de le rester, un point c'est tout ! Mais voilà, "on ne fait pas toujours ce que l'on veut dans la vie", comme dirait ma chère maman suisse, et une vingtaine d'années plus tard, coucou suisse, nous apprenons que ma maman coréenne tente de reprendre contact avec nous (= mon frère et moi. Nous avons été conditionnés en duopack, promotion spéciale, deux pour le prix d'un ! ;o)).

S'en suit une foultitude d'événements avec en vrac, 3 reportages de KBS (= Korean Broadcasting System, l'équivalent de TF1 en Corée) sur notre histoire, quelques interviews dans la presse coréenne, un projet de biographie resté sans suite car je me considérais trop jeune pour écrire mes "mémoires", une rencontre avec l'ancien Président coréen et Prix Nobel de la Paix, Kim Dae-Jung, etc., etc. Je tiens à saluer au passage le formidable soutien de mes parents suisses qui, tout au long de nos aventures, nous ont témoigné leur amour et leur confiance indéfectible.

"Si tu ne vas pas à la Corée, la Corée viendra à toi". Je vais bientôt y croire dur comme fer ! Nouvel épisode en date, je quitte mon travail jeudi passé, lorsque j'entends quelqu'un me héler : "Excuse me, please !". Je me retourne et vois un... Asiatique (je ne sais pas différencier un Chinois d' un Japonais ou d'un Coréen s'ils ne parlent pas) qui me dit : "Do you remember me?". Euh, comme ça à froid, désolée, mais non, je ne vois pas... Sorry ! Il me rappelle alors une discussion que nous avions eue à Séoul en 2006 lors d'un voyage professionnel. Le déclic se fait dans ma tête et il me demande si je peux lui laisser mes coordonnées pour que l'on dîne ensemble un de ces jours.

Aujourd'hui, je reçois un message de Won Jae (c'est son prénom) qui m'écrit que sa femme et lui se font un plaisir de m'inviter chez eux pour un repas coréen (ouaaaiiis !!!), sauf que sa femme est So Hee KIM, double-médaillée d'or et de bronze en patinage de vitesse sur piste courte aux Jeux Olympiques de Lillehammer en 1994 !!!

Purée de purée, vous imaginez ça, vous ? Un soir, vous sortez de votre bureau et vous êtes invité à manger chez une championne olympique ?!

Moi, j'appelle ça le destin...

Fortune Cookie du jour : "La main secourable est au bout de votre bras". Ben, c'est normal que la main se trouve au bout du bras, mais ça veut dire quoi ?

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Vendredi 25 avril 2008

... mais avant, il s'agit de finir de manger ça :


Chocolats en forme de mini kouglof que ma collègue Samuelle nous a ramenés d'Alsace. Comme elle y retourne ce week-end, peut-être en aurons-nous à nouveau lundi (ouééééé) ?! Mon collègue Petz a remarqué que cela se voyait que j'avais "fait" les Beaux-Arts, j'ai réussi à transformer l'intérieur de la boîte à chocolats en benne à ordure !

Et ça :


Délicieux bricelets nature ou fourrés au chocolat délicatement préparés pour nous par Madame la maman de Petz. Oui, nous mettons aussi les familles à contribution pour nous fournir en douceurs et nous n'avons même pas honte ! Remarquez les jolies boîtes avec le petit lapin et le poussin-oeuf (hiiiiiii, c'est trop chouuuuuu) ! Ca, c'est de la chouette maman !

Moi, je dis que c'est un vrai bonheur de se lever chaque matin pour aller travailler !

Fortune Cookie du jour : "Certaines personnes sont plus intéressantes que tu ne penses". Ah, bon, voyons voir... George Doubleyou ?

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Jeudi 24 avril 2008

Jeu de mot facile et débile pour te souhaiter la bienvenue sur ce blog, Ketal (encore un homme, je suppose, ce dont je ne me plains pas, bien au contraire) et te remercier pour ton commentaire sur mon article J'ai gagné une Peugeot 206 ! Je vais tenter de répondre à nouveau sur ce billet car bizarrement, mes réponses ne s'affichent pas...


Aujourd'hui, je vais vous parler d'un best-seller déjà vendu à 4 millions d'exemplaires que je suis en train de lire dans le bus, à la maison, en attendant que le feu passe au vert, bref, partout où j'ai un moment : Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert.

Titre curieux pour un ouvrage dédié à "La quête spirituelle d'une femme à travers l'Italie, l'Inde et l'Indonésie" mais très intéressant au niveau du vécu (sic). A la suite d'un divorce extrêmement douloureux, l'auteur envoie tout valdinguer, mari, chihuahua, appartement à Manhattan, maison dans un faubourg select de New York pour partir une année à la recherche du plaisir à Rome, de Dieu dans un ashram en Inde et de je ne sais quoi en Indonésie (au pif, l'amour ? ;o)), car je n'en suis qu'à la moitié du livre.

Lorsque j'ai parlé de Mange, prie, aime à Lui, j'ai lu dans son oeil interrogateur une question muette du style : "Bon sang, Koyangi va-t-elle faire pareil et se décider à tout envoyer promener pour partir dans un monastère orthodoxe à Vladivostok ?". Je parle de monastère orthodoxe car je ne veux pas copier Liz Gilbert et Vladivostok parce que c'est la ville que je cite en premier lorsqu'il s'agit d'évoquer un endroit inconnu pour moi et très très très lointain. Pour Monsieur le papa de ma copine Madame, par exemple, c'est l'Abyssinie. Et vous, il se situe où votre Vladivostok-Abyssinie à vous ?

Je vous rassure et Lui compris : Je n'ai aucune envie de tout quitter pour partir à l'aventure. Bien sûr, c'est tentant de lâcher les amarres pour se recentrer uniquement sur soi et son ressenti, mais je ne pense pas qu'il faille (c'est juste ça ? Cela sonne bizarre à mon oreille bouchée) parcourir des kilomètres pour réfléchir à qui l'on est. Je ne sais pas pour vous, mais je peux avoir de temps en temps des pensées fulgurantes qui traversent mon esprit à des moments inattendus, quand je suis dans la rue, quand je range la vaisselle ou encore quand je ne fais rien, le regard perdu dans le vide...

Revenons-en à l'ouvrage proprement dit. Construit sur la base du japa mala, le collier de prière hindou, il comprend 108 récits eux-mêmes répartis sur 3 chapitres correspondants aux 3 pays visités par l'auteur. La partie dédiée à l'Italie m'a beaucoup plu car elle correspond à MANGE, une action que je fais très bien ! ;o) Elle donne cependant l'occasion de nous interroger sur notre conception du plaisir, notre capacité à nous faire du bien sans culpabiliser - Elizabeth Gilbert a pris 12 kg à force de consommer des glaces, des pizzas et des pâtes ! ;o) - et notre faculté à nous laisser guider par nos envies.

Je dois avouer que le plaisir est l'un des moteurs de ma vie. Pendant longtemps, cela n'a pas été le cas, mais après avoir vécu moi aussi une rupture brutale, j'ai commencé à me focaliser sur mes désirs et à les satisfaire au mieux. Cela m'a pris du temps, mais à présent je mange ce que mon corps me demande, sans me priver et sans me prendre la tête, je fais du fitness pour me sentir bien dans ma peau et pas pour être bien à la plage, je m'habille comme je veux même si Lui a horreur de mes ballerines qui me font des micro pieds, j'essaie de vivre en harmonie avec moi-même et d'écouter ma "petite voix intérieure".

Le plaisir est mon credo et ne dépend que de moi, que je sois seule ou accompagnée. Il m'appartient tout entier et durablement. Tout au long de la journée, je me pose souvent la question : "De quoi as-tu envie là, tout de suite ?". Ce matin, en allant au travail, la réponse est arrivée claire et limpide : "J'ai besoin de beauté".

Beauté de la nature qui s'éveille
A moi les feuilles nouveau-nées tendres et vertes et les fleurs en bourgeons

Beauté de mon espace de vie
A moi le nouvel appartement dans lequel nous allons déménager avec son architecture feng-shui, sa large terrasse et sa vue sur le lac à couper le souffle

Beauté des vêtements que je porte
A moi les ensembles que je compte créer sur la base des robes que je me suis offertes à Lisbonne

Beauté des sentiments que j'éprouve pour Lui
Et tous les êtres bienveillants autour de moi


Fortune Cookie du jour : "Certains raccourcis causent parfois de longs détours".

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Mercredi 23 avril 2008

Après 5 visites à Lisbonne, je crois bien avoir vécu les aspects les plus contrastés de la belle et langoureuse capitale lusitanienne !

La 1e fois, c'était Lisbonne intello-trash sans le sou : voyage d'étude en compagnie notamment de ma copine Madame, 30h de trajet en car pour l'aller avec Rambo en film et en fond sonore, autant d'heures pour le retour, hôtel minable dans une rue chaude de l'ancienne ville et repas infects dont un fameux ragoût de chèvre qui marquera à jamais nos mémoires de ses effluves inommables de vieux bouc en rut.

La 2e fois, c'était Lisbonne pour le travail : visite de l'Exposition Universelle et de son fameux aquarium, VIP pass, nuits au Ritz, invitations officielles, etc.

Les 3e et 4e fois, c'était Lisbonne avec Lui : ralàlà que c'était bien, balades romantiques, restaurants sublimes, hôtel en centre-ville fantastique avec voiturier à disposition, farniente jet-set sur les plages de Cascais et d'Estoril avant de partir pour le sud et l'Algarve.

La 5e fois, c'était Lisbonne sous la pluie : week-end en couples avec Cathy et Gianni, malade comme une chienne, shopping, shopping, shopping, contravention de 60 Euros pour parcage au mauvais endroit avec 5 policiers autour de la voiture, shopping encore et toujours et dîner à l'Espaço Lisboa !


L'Espaço Lisboa est un restaurant extraordinaire, dont seules les grandes capitales européennes peuvent s'enorgueillir ! Aménagée dans une ancienne usine métallurgique près des docks d'Alcântara, le décor est époustouflant : les hauts-fourneaux d'époque trônent dans la salle immense, loft de luxe orné de tentures en velours rouge et de boiseries magnifiques. Quant aux WC lieux de rafraîchissements, ils méritent le détour.

Le service à notre table était exceptionnel : j'ai rarement vu un serveur aussi aimable, prévenant sans en faire trop, expert et maniant l'humour avec autant de subtilité ! La classe internationale ! Nous avons même eu droit à un spectable après le dessert : le rituel de la préparation du Brandy. Un fond de cognac a d'abord été versé dans un verre à pied, puis chauffé de l'intérieur et de l'extérieur jusqu'à ce que le précieux liquide se transforme en flammes incandescentes avant d'être renversé sur une serviette en tissu, l'alcool s'évaporant tout entier dans une cascade de feu. Le verre est alors prêt à être rempli à  nouveau avant d'être apporté à son heureux destinataire, Lui en l'occurence. J'étais tellement émerveillée que j'ai demandé à Lui de commander un deuxième Brandy ! Il a refusé...

Pour la cuisine, je ne saurais vous recommander les spécialités portugaises si vous ne les connaissez pas. Après un apéritif à base de pains délicieux (je rêve encore de la tranche de pain au maïs...), de jambon pata negra, de fromage de chèvre fondant à coeur, d'olives et d'huile d'olive vierge, de croquettes de viande et de rissoles de crevettes, j'ai mangé très classique, soit une salade de tomate et mozzarella de bufflonne, un gros steak sauce moutarde accompagné d'épinards en branches et de pommes grillées et un plateau de fruits frais en dessert.

Compter EUR 100.- par personne
Tenue de ville exigée

Espaço Lisboa
16, Rua da Cozinha Económica
Lisboa
Tel : +(351) 2 13 61 02 10
Fax : +(351) 2 13 61 02 11


Fortune Cookie du jour : "Le caractère d'un homme fait son destin". Et l'estomac d'un homme fait son bonheur !

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Mardi 22 avril 2008

(c) NASA

A l'occasion de la Journée de la Terre, j'ai une pensée particulière pour notre belle planète dont nous nous occupons bien mal, comme les sales gosses que nous sommes parfois.

La Terre est une magnifique boule bleue pleine de vie et pour l'instant, personne n'a rien découvert de mieux ni de semblable dans l'univers. Depuis sa naissance, il y a 20 millions d'années, elle a vu passer des tonnes de créatures bizarres, de l'amibe la plus insignifiante au Tricératops laineux le plus placide ! Elle a résisté à la dérive des continents, aux tremblements de terre, aux éruptions volcaniques, aux chutes d'astéroïdes, aux dinosaures, aux périodes de glaciation, j'en passe et des meilleures, mais saura-t-elle résister aux... humains ?

Pour ma part, je pense que oui car elle existait bien avant l'apparition de nos premiers ancêtres primates ou Adam et Eve ou encore les petits hommes verts, selon les croyances de chacun. La Terre n'a pas besoin de nous et nous devrions plutôt lui être reconnaissants pour sa capacité à nous tolérer encore, malgré ce qu'on lui fait subir. C'est une vision bien humaine de toujours ramener les choses à soi et de penser qu'on puisse avoir la moindre influence sur un corps céleste qui gravite tout seul et sans l'aide de personne autour du soleil. Les fourmis ont-elles un impact direct quelconque sur notre existence ? Non (en tout cas pas dans la mienne, a priori), alors... Lorsqu'elle en aura assez de nous, la Terre éternuera un bon coup et hop, l'humanité ne sera plus qu'un vague souvenir !

Avant d'en arriver à cette extrémité peu réjouissante, essayons de faire chaque jour un petit geste pour la Terre, même si tout est déjà foutu cela semble vain dans l'immédiat. Pour ma part, je veille à :

  • Eteindre les lumières quand je sors d'une pièce
  • Manger plus de fruits et de légumes et moins ou pas de viande pendant mes pauses déjeuner
  • Jeter les déchets que je produis dans une poubelle et pas dans la rue
  • Utiliser un grand et unique cabas pour les courses plutôt que d'acheter des sacs en plastique ou en papier chaque fois que je m'approvisionne en grande surface
  • Refuser un maximum d'emballages... J'ai encore de la peine avec les emballages des produits de luxe que je trouve très beau
  • Utiliser des recharges à la place d'acheter un emballage neuf chaque fois qu'un produit d'usage courant est épuisé
  • Mettre des ampoules à basse consommation dans toutes les lampes de la maison
  • Eviter d'acheter des asperges du Pérou hors saison, même si je consomme des bananes, des papayes et des mangues qui ne poussent pas en Europe (je suis pleine de contradictions...)
  • Fermer les robinets quand je me brosse les dents
  • Prendre les transports publics pour me déplacer, mais ça, c'est trop facile car je n'ai pas encore mon permis de conduire... ;oP Oui, je sais, à mon âge...
  • Utiliser des batteries rechargeables pour mes appareils électriques à la place de piles
  • Acheter moins de camelotes et choisir la qualité plutôt que la quantité

Bien entendu, je suis loin d'être parfaite dans mes habitudes en matière d'environnement et d'écologie, mais j'ai préféré lister ce que je faisais de bien plutôt que de me plomber le moral avec tout ce que je ne fais pas.

Fortune Cookie du jour : "Quelqu'un pense très fort à toi en ce moment". Tiens, tu es revenu à de meilleures dispositions le Cookie ? 

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Lundi 21 avril 2008

De retour de Lisbonne où il a plu à pierre fendre et fait beau à bois calciner, je vais vous faire part aujourd'hui de quelques expériences méta-physiques que j'ai vécues dans la capitale portouguèche.

Les conditions pré-requises pour arriver à cet état de transplanage ultime sont de s'enrhumer quelques temps avant le jour J jusqu'à obtenir un pack spécial comprenant de l'angine, de la grippe, de la rhinite et de l'otite, de manière à boucher tous les orifices du visage. Cette étape franchie, il suffit de se rendre par avion et pour un week-end dans la capitale européenne de son choix et de refuser obstinément de rester au chaud dans la chambre d'hôtel, comme maman et le bon sens le recommanderaient.

C'est à cet instant précis que l'on commence à vivre des instants extra-sensoriels de la mort qui tue que je n'aurais jamais pensé expérimenter un jour, sans l'aide de substances illicites et artificielles...

J'ai voyagé hors de mon corps ! Les plus grands yogis y arrivent après des années de méditation, cela ne m'a pas pris plus de 5 minutes en voiture. Je planais littéralement au-dessus de moi-même et je n'éprouvais plus rien : ni joie, ni tristesse, ni douleur, ni inconfort. J'étais zen et proche du nirvana !

J'ai testé la sudation à froid ! Transpirer alors que le corps est glacé, cela ne m'était jamais arrivé ! A croire que j'étais en état de choc sans m'en rendre compte... Mais là aussi, je n'éprouvais plus rien, j'étais bien au-delà de la joie, de la tristesse, de la douleur et de l'inconfort.

Malgré ma transformation en mort-vivante, j'ai réussi à : visiter l'aquarium qui était l'attraction-phare de l'exposition universelle de 1998, dîner O Mercado do Peixe et à Espaço Lisboa, deux restaurants somptueux, arpenter les rues autour de la place du Rossio et passer tout un après-midi au centre commercial Colombo, dont je vous parlerai plus en détails dans les articles à venir.

Avant de conclure, je souhaite vous parler d'une découverte qui a chamboulé ma vie de femme pour toujours ! C'est sur les conseils de Cathy, la fille du couple d'amis avec qui on est parti en week-end (c'est pas la fille du couple, c'est la fille du couple ! Je veux dire, c'est la fille du couple qu'elle forme avec son copain Gianni. On est parti avec Gianni et Cathy et Cathy, c'est la fille du couple qu'elle forme avec Gianni et ils n'ont pas d'enfants, donc pas de fille, ni de fils non plus), que j'ai acheté le collant Eden Dim. Dès que je l'ai enfilé, je me suis dit que je n'en aurais plus d'autres ! Non seulement, il est tout doux et soyeux sur la peau et au toucher, mais en plus, sa découpe taille basse, qui ne comporte aucune démarcation, ne serre pas le ventre !!! Plus de boudinage ni de saucissonnage disgrâcieux ! On a l'impression de porter des shortys sans coutures ! C'est super confortable, j'adhère, j'adore !

Fortune Cookie du jour : "Rrrrzzzzrrr...fluuu". C'est étrange, j'ai retrouvé le Cookie endormi dans un recoin du salon et il avait des traces de peinture bleue sur son biscuit... ?

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Vendredi 18 avril 2008


Salut les gars,

Je profite que Koyangi soit partie jusqu'à dimanche à Lisbonne pour vous dire que je m'éclate à la soirée costumée organisée par mon oncle Réginald. Je me suis déguisé en Blueberry car cette couleur me va bien au teint, enfin, c'est ce que pense Green Apple, ma meuf !

Et je ne vous explique pas les bombasses qu'il y a : je me ferais bien la petite Cherry, pétillante et acidulée comme je les aime, ou Sexy Strawberry, bien qu'elle minaude un peu trop à mon goût ! Faut dire qu'elle est maquée à Capuccino, alors...

Bon, ben, à la revoyure et pas un mot de tout ceci à Koyangi ! Elle croit encore que tout ce qui sort de ma bouche fait office de parole d'évangile, pfff, quelle nouille !

Allez, A+

Le Cookie.

PS : Merci Jérôme d'avoir pensé à moi dans ton commentaire. Tu es un vrai pote et on se boira une bière tranquille un de ces quatr' !

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Jeudi 17 avril 2008

Fans de nouvelles technologies, abstenez-vous de lire ce qui suit, car vous allez avoir mal aux yeux !

J'avais assisté impuissante à la mort de mon LG Chocolate le week-end passé, exterminé par une boisson gazeuse caféinée produite à Atlanta en Géorgie aux Etats-Unis d'Amérique et depuis, je n'avais aucun moyen de communication digne de ce nom à part le télégramme ou le pigeon voyageur.

Mon esprit très embrouillé par l'abus de substances médicamenteuses censées me faire passer la crève carabinée que je me trimballe depuis samedi, j'ai été chercher un nouveau téléphone après le travail et je n'ai rien trouvé de mieux à acheter que le Nokia 1200 (wouah, c'te lose) !

Le Nokia 1200 est certes très robuste et très simple, il n'en est pas moins le téléphone le plus spartiate et le plus rétrograde de l'année 2008 ! Même les habitants du fin fond des Carpathes doivent avoir un portable plus moderne que le mien ! L'écran est noir/blanc, les fonctionnalités sont réduites au minimum : téléphone, sms et lampe de poche, avec une coque en plastoc cheap du dernier cri (et on en pousse des cris en le déballant, je ne vous dis pas...) !

Cette merveille de technicité impure m'a coûté CHF 99.90 et Lui m'a traitée de gourdasse pour avoir choisi ce modèle à ce prix-là ! Je ne me suis même pas rebellée car il a raison... Circonstances atténuantes, je n'ai pas forcément les idées toujours claires en temps normal, alors, imaginez l'état de mon cerveau avec des neurones égarés dans la brume...

Je ne veux pas dire trop de mal du Nokia 1200 car je n'aimerais pas faire de la peine au petit robot qui vit à l'intérieur. Ce n'est pas de sa faute s'il est rudimentaire, moche et basique ! Il fait ce qu'il peut avec les moyens qu'il a...

C'est bon, je l'appellerai Wall-E... Du coup, je le trouve déjà tout mignon... Allez, petit, je m'en vas te protéger, moi ! Et on vivra très heureux...

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Mercredi 16 avril 2008

Complètement malaaaade
Comme quand ma mère sortait le sooooiiirrr
Et me laissait seul avec mon désespoiiiirrrrrrr

Laissons ma mère tranquille car elle ne sort pas le soir - enfin, je crois. Juste vous dire que je suis malaaade et au lit depuis 2 jours mais pas désespérée. J'espère pouvoir reprendre mon travail demain car c'est pénible de rester dans un état comateux toute la journée, à moitié shootée aux médicaments et exclue du monde extérieur qui continue à bouger sans moi...

A part cela, ma copine Madame m'a signalé que certaines de mes réponses à vos précieux commentaires ne s'affichaient pas. Je suis vraiment navrée car je me fais un devoir de répondre à tous les messages que je reçois. J'ai essayé de changer les paramètres, mais je ne peux pas y accéder depuis quelque temps (problème de maintenance d'Over-blog ?).

Je retourne me coucher, à bientôt, *cough*, *cough*...

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