Koyangi Bacalhau

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Mange, prie, aime (1)

Publié par Koyangi sur 24 Avril 2008, 13:00pm

Catégories : #La bibliothèque


Aujourd'hui, je vais vous parler d'un best-seller déjà vendu à 4 millions d'exemplaires que je suis en train de lire dans le bus, à la maison, en attendant que le feu passe au vert, bref, partout où j'ai un moment : Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert.

Titre curieux pour un ouvrage dédié à "La quête spirituelle d'une femme à travers l'Italie, l'Inde et l'Indonésie" mais très intéressant au niveau du vécu (sic). A la suite d'un divorce extrêmement douloureux, l'auteur envoie tout valdinguer, mari, chihuahua, appartement à Manhattan, maison dans un faubourg select de New York pour partir une année à la recherche du plaisir à Rome, de Dieu dans un ashram en Inde et de je ne sais quoi en Indonésie (au pif, l'amour ? ;o)), car je n'en suis qu'à la moitié du livre.

Lorsque j'ai parlé de Mange, prie, aime à Lui, j'ai lu dans son oeil interrogateur une question muette du style : "Bon sang, j'espère bien que Koyangi n'aura pas la lubie de tout envoyer promener, elle-aussi, pour partir dans un monastère orthodoxe à Vladivostok !". Je parle de monastère orthodoxe car je ne veux pas copier Liz Gilbert et Vladivostok parce que c'est la ville que je cite en premier lorsqu'il s'agit d'évoquer un endroit inconnu pour moi et très très très lointain. Pour le papa de ma copine Madame, par exemple, c'est l'Abyssinie. Et vous, il se situe où votre Vladivostok-Abyssinie à vous ?

Je vous rassure et Lui compris : Je n'ai aucune envie de tout quitter pour partir à l'aventure. Bien sûr, c'est tentant de lâcher les amarres pour se recentrer uniquement sur soi et son ressenti, mais je ne pense pas qu'il faille (c'est juste ça ?) parcourir des kilomètres pour réfléchir à qui l'on est tout au fond de l'intérieur du tréfond de soi-même. En ce qui me concerne, des pensées fulgurantes, quoique rares, peuvent jaillir dans mon esprit à des moments inattendus : quand je suis dans la rue, quand je range la vaisselle ou encore quand je ne fais rien, le regard perdu dans le vide...

Revenons-en à l'ouvrage proprement dit. Construit sur la base du japa mala, le collier de prière hindou, il comprend 108 récits eux-mêmes répartis sur 3 chapitres correspondants aux 3 pays visités par l'auteur. La partie dédiée à l'Italie m'a beaucoup plu car elle correspond à MANGE, quelque chose que je fais très bien ! ;o) Elle donne cependant l'occasion de nous interroger sur notre conception du plaisir, notre capacité à nous faire du bien sans culpabiliser - Elizabeth Gilbert a pris 12 kg à force de consommer des glaces, des pizzas et des pâtes ! ;o) - et notre faculté à nous laisser guider par nos envies.

Je dois avouer que le plaisir est l'un des moteurs de ma vie. Pendant longtemps, cela n'a pas été le cas, mais après avoir vécu moi aussi une rupture brutale, j'ai commencé à me focaliser sur mes désirs et sur la manière de les satisfaire au mieux. Cela m'a pris du temps, mais à présent je mange ce que mon corps me demande, sans me priver et sans me prendre la tête, je fais du fitness pour me sentir bien dans ma peau et pas pour être bien à la plage, je m'habille comme je veux même si Lui a horreur de mes ballerines qui me font des micro pieds, j'essaie de vivre en harmonie avec moi-même et d'écouter ma "petite voix intérieure".

Le plaisir est mon credo et ne dépend que de moi, que je sois seule ou accompagnée. Il m'appartient tout entier et durablement. Tout au long de la journée, je me pose souvent la question : "De quoi as-tu envie là, tout de suite ?". Ce matin, en allant au travail, la réponse est arrivée claire et limpide : "J'ai besoin de beauté".

Fortune Cookie du jour : "Certains raccourcis causent parfois de longs détours".

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