Je vous avais dévoilé ici mon complexe sur mes
taches de soleil qui me font ressembler à un Monchhichi géant. Il faut dire que selon des critères purement asiatiques, je suis une horreur de la face à moi toute
seule : je n'ai pas la peau opalescente et encore moins translucide, ce qui désole ma maman coréenne chaque fois que je lui rends visite à Séoul. Elle serait tellement
fière d'avoir une fille qui ne ressemble pas à une campagnarde au teint d'épluchure de patate !
Photo du haut : Monchhichi avant
traitement des taches de rousseur
Photo du bas : Monchhichi après traitement des taches de rousseur. La différence est nette.
Un hâle doré et non cramé à l'allemande sur la plage de Varadero ne me dérange pas, mais je hais les taches de
rousseur. Cette aversion remonte à un traumatisme de la petite enfance provoqué par la lecture d'un conte dans lequel une bien belle et bien chaste jeune fille était maltraitée par sa
belle-mère et par sa belle-soeur surnommée Truitonne en raison de son fichu caractère mais aussi à cause des nombreuses taches de son qui constellaient son visage. Et moi, je ne
veux pas qu'on m'appelle Truitonne !
Vous me direz qu'il y a des problèmes bien plus graves que ça dans la vie et vous aurez raison (quoique, Truitonne... quand même) !
Bien décidée à réconcilier la petite Koyangi traumatisée en moi et la Koyangi adulte qui n'a peur de rien ou presque Truitonne, Truitonne, j'ai pris
rendez-vous dans une clinique privée de médecine esthétique et de dermatologie spécialisée dans les traitements au laser.
Tout dans cette clinique somptueuse respire l'ostentation avec son décor orienté luxe, ses meubles design et ses hôtesses d'accueil en tailleur sombre strict qui feraient presque passer
les visiteurs pour des bouseux si elles n'avaient pas reçu comme consigne d'être polies et agréables avec la clientèle.
Après m'être annoncée auprès de l'hôtesse d'accueil no 1 qui m'a donné un formulaire à remplir, j'ai suivi l'hôtesse d'accueil no 2 à l'étage qui m'a amenée dans un bureau pour me faire examiner.
Lorsque le médecin en chef de l'établissement est arrivée, j'avais la vague impression de vivre un épisode de Nip Tuck, sauf que c'était une femme qui était assise devant moi et qu'elle
ne ressemblait ni à Sean ni à Christian. Dommage.
"Alors, Mademoiselle, dites-nous ce que vous n'aimez pas chez vous ?"
Le médecin en chef n'a pas trop insisté sur le côté "charmant" de mes taches solaires vu que je n'étais pas venue pour ça et s'est concentrée sur l'observation attentive de mon
épiderme avant de me prescrire une crème dépigmentante pour atténuer les zones les plus touchées et fixer un rendez-vous pour pratiquer une série de tests. En effet, il existe plusieurs
sortes de laser et il vaut mieux choisir celui qui nous conviendra le mieux pour éviter la formation de taches brunes réactives indésirables ou, pire, des dépigmentations
irréversibles.
(c) photo : Internet. La crème
dermamelan ne sent rien. Je dois l'appliquer deux fois par semaine en fine couche et laisser agir toute la nuit ou 4 heures au minimum. Elle peut piquer à ce qu'il paraît, mais je n'ai rien
senti. A croire que j'ai le derme coriace ou un sommeil particulièrement lourd.
La consultation, shooting photos compris, a duré 15 minutes pour un montant de CHF 440.-/EUR 290.- comprenant le premier entretien et l'achat
de la crème dermamelan. A ce prix de base, il faut ajouter le test à CHF 200.-/EUR 132.- plus le traitement
lui-même, non remboursé par l'assurance maladie. Ces prix ne sont pas si exorbitants que cela si l'on considère que la dermatologie, y compris esthétique donc superflue, est une
branche de la médecine au même titre que la neurologie ou la cancérologie et que les interventions sont pratiqués par des médecins et non par des esthéticien(ne)s qui n'ont de toute
façon pas les compétences requises pour manipuler des lasers.
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