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Jeudi 29 octobre 2009

(c) Photo : Internet

Vous rappelez-vous qu'il y a quelques temps déjà, je vous avais fait part de mon inculture littéraire ? Pour remédier à cette carence, j'ai tenté de rattraper le coup en me farcissant les cinq tomes sur huit de la saga "Les Thibault" de Roger Martin du Gard.

J'ai bien écrit me farcir. J'ai dû me faire violence pour m'intéresser à l'histoire d'Oscar Thibault père et de ses deux fils, Antoine et Jacques. Ce n'est pas que l'écriture ne me plaisait pas, c'est juste que je n'ai pas du tout accroché à cette chronique familiale bourgeoise du début du XXe siècle qui relate la vie de deux frères que tout oppose : Antoine, l'aîné, d'un naturel calme et posé, pratique la médecine tandis que Jacques, le cadet, endosse le rôle du poète révolté avant de se lancer à corps perdu dans la lutte syndicale jusqu'à ce que la Première Guerre Mondiale éclate.

Ce serait un euphémisme de dire que je me suis ennuyée. J'avais l'impression qu'il ne se passait rien. L'intrigue, lourde et redondante par moments, est tellement diluée sur des chapitres entiers qu'elle tue dans l'oeuf tout embryon de sympathie que l'on pourrait éprouver pour certains personnages comme Madame de Fontanin partagée entre sa réserve naturelle et son amour pour son mari volage ou pour sa fille Jenny, peu à peu attirée par Jacques sans qu'elle sache vraiment pourquoi. Quant au père Thibault, il n'en finit pas de mourir, d'après ma collègue Samuelle qui est en train de lire le sixième volume : il s'éteint à petit feu sur au moins 200 pages ! Pfffui... De mon côté, je laisse tomber, je n'ai pas le courage d'aller plus loin.

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé de me plonger dans l'univers de ce roman-fleuve qui a marqué les esprits à l'époque de sa parution : Au hasard du zapping, je suis tombée sur la rediffusion du feuilleton télévisé éponyme tourné par Jean-Daniel Verhaeghe en 2003 et j'ai tenu 20 minutes avant de passer à une autre émission. Rien à faire, même condensé à outrance et malgré la dernière prestation de Jean Yanne, je reste parfaitement insensible au scénario qui me fait autant d'effet que la lecture de l'annuaire téléphonique dans l'ordre alphabétique des noms.

Pour finir et pour faire plaisir à celles et ceux qui auraient aimé "Les Thibault" (si si, il y en a,
ici par exemple), j'ai été faire quelques photos des lieux fréquentés par Jacques et son frère à Lausanne :

Lorsque Antoine retrouve Jacques après la publication de la Sorellina, ce dernier réside à la rue Pré-du-Marché 10. Le hic, c'est que le no 10 n'existe pas ou alors la maison où il habitait a été remplacée par le bâtiment en réfection à droite sur la photo.

Jacques et Antoine se promènent ensuite à la place de la Riponne, la place la plus moche de Lausanne du point de vue urbanistique : il n'existe aucune cohérence architecturale entre le Palais de Rumine, construit en 1904, de style néo-renaissance florentine et les surfaces bétonnées des alentours dédiées à la circulation automobile.

En revanche, il n'est fait aucune mention dans le livre de la boutique Lush située entre ces deux endroits et c'est bien dommage ;o)

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Mercredi 19 août 2009

Vu le "succès" (6 commentaires quand même ! ;o)) remporté par la liste des 100 livres préférés des Français et vu qu'il y a un bon SAV - Service Après Vente - sur ce blog, je vous livre ci-dessous les 100 meilleurs livres de tous les temps sélectionnés par un panel de 100 écrivains de 54 pays.

Je tague July qui me l'a demandé expressément ainsi que Miss Babooshka pour son avis professionnel en tant que professeur de français et tous ceux et celles qui voudraient s'y coller. Pour information, vous pouvez cliquer sur les liens du premier paragraphe pour obtenir les listes, à la place de tout retaper.

En raturé : déjà lu. Vous verrez qu'il n'y en a vraiment pas beaucoup cette fois...

1 Mrs Dalloway de Virginia Woolf
2 Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë
3 Orgueil et préjugés de Jane Austen
4 Le roi Lear de William Shaekespeare
5 L'Odyssée d'Homère (j'étais une fan de mythologie classique)
6 L'Illiade d'Homère
7 Gargantua de François Rabelais
8
Le Rouge et le Noir de Stendhal
9 Le Père Goriot d'Honoré de Balzac
10 Saison de la migration vers le nord de Salih
11 Choix de Poèmes de Paul Celan
12 L'Aveuglement de José Saramago (lecture en cours)
13 La storia d'Elsa Morante
14 Le Carnet d'or de Doris Lessing
15 L'Homme sans qualités de Robert von Musil
16 Pedro Paramo de Juan Rulfo
17 La conscience de Zeno d'Italo Svevo
18 Pantagruel de François Rabelais
19 Ramayana de Valmiki
20 Les voyages de Gulliver de Jonathan Swift
21 Ulysse de James Joyce
22 Malone meurt de Samuel Beckett
23 L'Enéide de Virgile
24 La mort d'Ivan Ilitch de Léon Tolstoï
25 Le Dit du Genji de Murasaki Shikibu
26 Premières nouvelles d'Anton Tchekhov
27 The devil to pay in the backlands de Joao Guimaraes Rosa
28 Othello de William Shaekespeare
29 The Orchard de Saadi of Shiraz
30 Mathnawi de Jalal ad-in Rumi
31 Le journal d'un fou de Lu Xun
32 Les poèmes de Giacomo Leopardi (en italien dans le texte, en plus ! Pas trop le choix non plus puisqu'il était imposé en cours d'italien ;o))
33 Le livre du peuple d'Halldor K. Laxness
34 Homme invisible, pour qui chantes-tu ? de Ralph Ellison
35 L'Amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez
36 Les Ames mortes de Nicolaï Gogol
37 Fifi Brindacier d'Astrid Lindgren
38 Alexis Zorba de Nikos Kazantzakis
39 Vie et opinions de Tristam Shandy
40 Les Enfants de Minuit de Salman Rushdie
41 Beloved de Toni Morrison
42 Le grondement de la montagne de Yasunari Kawabata
43 Lolita de Vladimir Nabokov
44
Les Contes d'Hans Christian Andersen
45 Les Mille et une nuits, Anonyme
46 La faim de Knut Hamsun
47 Les contes de Cantorbéry de Geoffrey Saucer
48 Décaméron de Jean Boccace (en italien dans le texte à l'école)
49 Le Tambour de Günter Grass
50 Une maison de poupée d'Henrik Ibsen
51 Médée d'Euripide
52 Nostromo de Joseph Conrad
53 Anna Karénine de Léon Tolstoï
54 Le procès de Franz Kafka (râté, lu la métamorphose à la place !)
55 Absalon, Absalon ! de William Faulkner
56 Le bruit et la fureur de William Faulkner
57 La Promenade au phare de Virginia Woolf
58 Fictions de Jorge Luis Borges
59 La Divine Comédie de Dante
60 Oedipe roi de Sophocle
61 Les métamorphoses d'Ovide
62 Moby Dick d'Herman Melville
63 Le Château de Franz Kafka
64 Essais de Montaigne
65 1984 de George Orwell
66 Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez
67 A la recherche du temps perdu de Marcel Proust
68 Molloy de Samuel Beckett
69 Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski
70 Contes, essais et poèmes d'Edgar Allan Poe
71 Le livre de Job d'Ernest Renan
72 Le monde s'effondre de Chinua Achebe
73 Amants et fils de David Herbert Lawrence
74 La Montagne magique de Thomas Mann
75 Guerre et Paix de Léon Tolstoï
76 Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway
77 Faust de Goethe
78 Huckleberry Finn de Mark Twain
79 L'Etranger d'Albert Camus
80 L'Education sentimentale de Gustave Flaubert
81 Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski
82 Mahabharata, Anonyme
83 Les grandes espérances de Charles Dickens
84 Madame Bovary de Gustave Flaubert
85 Njals Saga, Anonyme
86 L'anneau de Sakuntala de Kalisada
87 Berlin Alexanderplatz d'Alfred Döblin
88 Le Livre de l'Intranquillité de Fernando Pessoa
89 Feuilles d'herbe de Walt Whitman
90 Middlemarch de George Eliot
91 Don Quichotte de Miguel Cervantès
92 Hamlet de William Shaekespeare
93 Jacques le fataliste et son maître de Diderot
94 Les Possédés de Fiodor Dostoïevski
95 L'Idiot de Fiodor Dostoïevski : commencé mais jamais achevé
96 Le Fils de la médina de Naguib Mahfouz
97 Other Stories de Lu Xun
98 Romancero Gitan de Federico Garcia Lorca
99 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
100 Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar

10 livres sur 100, peut mieux faire ! Il me faudra bien toute une vie pour arriver au bout de cette liste... puis la perspective de me taper de l'Othello ou du Hamlet à la plage, pfff.

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Mardi 18 août 2009

Edit : en rouge, les livres lus depuis.

Occupée à faire le nécessaire pour mourir moins bête et surtout complexée par rapport à Romischka qui lisait "Le prophète" de Khalil Gibran sur le bateau dimanche, en français dans le texte alors qu'elle est Tchèque et belle à damner une ribambelle de saints (oui, on peut être carrossée comme une Ferrari Scuderia Spider 16M et avoir le cerveau du professeur Procyon, oui, c'est injuste), j'ai décidé de me constituer une liste de livres à lire, soit une PAL dans la blogosphère, même si je ne sais pas ce que ces lettres veulent dire : PAL pour Pile (de livres) A Lire ? Huh...

Commençons par le commencement avec les 100 livres préférés des Français (tant qu'à faire autant ne pas débuter par les 100 livres préférés des Tchèques) :

En raturé : déjà lu

1
La Bible : partiellement, sauf le Deutéronome et le Nouveau Testament
2 Les misérables de Victor Hugo
3 Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry
4 Germinal d'Emile Zola
5 Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien
6 Le rouge et le noir de Stendhal
7 Le grand Meaulnes d'Alain-Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10 Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d'Anne Frank d'Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16 Dix petits nègres d'Agatha Christie
17 Sans famille d'Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L'assommoir d'Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc.
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray
24 Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley
27 La peste d'Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert
29 L'herbe bleue Anonyme
30 L'étranger d'Albert Camus
31 L'écume des jours de Boris Vian
32 Paroles de Jacques Prévert
33 L'alchimiste de Paulo Coelho
34 Les fables de Jean de La Fontaine
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
37 Vipère au poing d'Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d'Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire
42 Antigone de Jean Anouilh
43 Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c'est un homme de Primo Levi
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48 Les fourmis de Bernard Werber
49 La condition humaine d'André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d'Emile Zola
51 Les rois maudits de Maurice Druon
52 Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand
53 Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King
63 Nana d'Emile Zola
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d'Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67 Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L'île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c'était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
77 Racines d'Alex Haley
78 Le père Goriot d'Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d'Emile Zola
80 La terre d'Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d'Isaac Asimov
83 Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d'Enid Blyton : partiellement, pas toute la série
87 Vent d'est, vent d'ouest de Pearl Buck
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo
94 Le pavillon des cancéreux d'Alexandre Soljenitsyne
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l'oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard : partiellement, tomes 1-5
100 Le silence de la mer de Vercors

43 livres sur 100, soit 57 livres à lire avant d'attaquer la liste des 100 meilleurs livres de tous les temps classés par 100 écrivains de 54 pays, que je vous donnerais la semaine prochaine, je sais ce qu'il me reste à faire...

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Mercredi 10 décembre 2008

Dissertons aujourd'hui de deux livres que j'ai lus dernièrement : L'Art de l'essentiel de Dominique Loreau, en français dans le texte, et The One Hundred de Nina Garcia, in its original English version.


Dominique Loreau, mon auteur fétiche depuis L'Art de la Simplicité, a écrit son 3e tome intitulé L'Art de l'essentiel qui n'apporte pas vraiment d'éléments nouveaux en regard de ces ouvrages précédents. Il s'agit toujours de se dépouiller et de jeter le superflu qui encombre son intérieur, au sens propre et figuré, pour atteindre la zénitude.

Je ne sais pas ce qui me prend à me ruer chaque fois sur ses écrits à peine sortis de presse, car j'ai toujours appliqué inconsciemment ses préceptes. Je suis une fille qui ne garde rien et qui ne s'attache pas aux choses. Ainsi, lorsque je me suis retrouvée livrée à moi-même dans ce monde hostile, dur et froid à la fin de mes études - précisons que cet état était volontaire et que l'on ne m'a pas déportée en Alaska ;o) -, j'ai vécu 6 mois dans un appartement de 2,5 pièces avec un matelas par terre et des ampoules nues au plafond, jusqu'à ce que maman, prise de pitié, décide d'un commun accord avec papa, de m'envoyer des sous - beaucoup - sur mon compte bancaire afin que je puisse me meubler. En fait, je ne manquais pas d'argent car je touchais déjà un salaire mais je vivais bien comme ça.

Par la suite, j'ai eu quelques meubles de base dont une TV et un PC (très importants) ainsi qu'un chat - quoi ? Ah, oui, ce n'est pas un meuble... ;o) - mais mon appartement semblait toujours aussi vide, à tel point qu'il m'a valu les critiques d'un ancien "plus qu'ami" qui croyait que j'avais des problèmes à l'intérieur du fin fond de moi-même pour vivre dans un dénuement pareil. Inutile de vous préciser que je n'ai pas gardé de contacts avec ce "plus qu'ami"...

On ne peut donc pas dire que j'ai envahi le territoire de Lui lorsque j'ai emménagé chez lui avec Kimchi le chat sous les bras. Je suis arrivée avec ma TV et mon PC (très importants), une valise d'habits - chaussures comprises -, un bureau, une chaise pour le bureau et deux tables basses Ligne Roset que j'ai payées la peau des fesses et dont personne ne veut sur les sites de ventes en ligne.

Faire le vide et vivre dans un endroit épuré, c'est quasi inné chez moi. Par conséquent, il est assez étrange que je continue à me documenter sur le sujet, d'autant plus que je n'adhère pas forcément à toutes les idées décrites dans L'Art de la Simplicité et l'Art de l'essentiel. Car une fois qu'on a désencombré sa vie, sa maison et son carnet d'adresses, on fait quoi ? Dominique Loreau, elle, reste chez elle en silence : "J’approfondis ce qui m’intéresse vraiment dans la vie. Je ne supporte plus les relations médiocres, superficielles. Je sélectionne attentivement les gens que je rencontre, les mets que je mange, les émissions que je regarde à la télévision. Je trouve triste de voir combien nos contemporains s’enlisent dans des faux problèmes. Ils se compliquent la vie. Pourquoi payer pour aller faire du sport dans un gymnase éloigné et cher, quand vous pouvez vous exercer à tout instant, par exemple en vous promenant, ou en faisant le ménage ?"

Rester en silence chez moi, sélectionner les émissions à la télévision (Arte et Mezzo plutôt que Super Nanny et Koh-Lanta ?) et faire du ménage à la place d'aller à mon club de fitness ? Elle veut ma mort, la brave Dame ! Je peux concevoir que les activités méditatives et intellectuelles sont extrêmement bénéfiques pour la santé mentale, comme le pain noir est meilleur pour la santé qu'un chou à la crème, mais je veux vivre ! Et vivre pour moi, ce n'est pas me couper du monde et boire du thé Hou Long de Chine fermenté à 30 % en écoutant le doux chant de la pluie qui résonne sur un toit de tuiles centenaires - enfin si... une fois, pourquoi pas ? -, c'est aussi savoir rigoler de blagues idiotes devant un gros hamburger avec des frites... et un Coca !

(Il faut évoluer, petit scarabée...)


Comme je ne trouvais pas totalement mon compte avec l'Art de l'essentiel, j'ai amorcé un virage à 90° comme je le fais souvent et me suis emparée de The One Hundred de Nina Garcia - "emparée" est un grand mot, car je ne l'ai pas chouravé dans les rayons de la librairie mais l'ai apporté très civiquement à la caisse pour l'acheter.

The One Hundred est la liste de tout ce qu'une femme, selon les critères de Nina Garcia, se doit de posséder chez elle, de A comme "A-Dress" à Z comme "Zorro"... hum, non, je ne me souviens plus. On est donc en pleine futilité et attitioude fashionesque ! Cependant, comme l'Art de l'essentiel, ce livre est à prendre avec détachement et circonspection. Autant chacune d'entre-nous possède probablement des Havaianas, des collants opaques noirs, un jean et des T-shirts blancs à la maison, autant je ne suis pas sûre qu'une jupe pinceau sied à toutes les morphologies ni qu'un Charm Bracelet Louis Vuitton soit à la portée de toutes les bourses, vu que la moindre petite breloque à y accrocher coûte au minimum USD 3'000.- (!).

J'émets aussi quelques doutes quant aux it-bags à avoir absolument. On y trouve bien sûr le célèbre Kelly de Hermès, le 2.55 de Chanel et le Speedy 30 LV, mais elle semble avoir oublié le cultissime Balenciaga City Motorcycle au profit du Jackie O. ou Bouvier de Gucci, qui ne m'inspire pas plus que ça, personnellement.

Par ailleurs, Nina Garcia, en bonne Fashionista américaine qu'elle est, ne jure que par les grandes marques US et je m'étonne de ne trouver nulle trace dans son livre des monuments que sont Versace, Valentino ou Gianfranco Ferré. A la place, elle cite Missoni et Pucci, que j'aime bien, certes, mais quand même...

Je recommande néanmoins ce guide car il est facile à lire et peut donner des idées lorsqu'on est en panne d'idées de shopping... à condition d'être très très riche ! ;o)

(Tiens, et si je constituais un album avec ce que j'ai déjà ?)

Promotion du jour de la Migros : 50 % sur les pommes duchesse surgelées de 600g, soit CHF 2.75 à la place de CHF 5.50. On retombe vite les pieds sur terre, là...

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Lundi 29 septembre 2008


Traduit sans grande imagination par "Une femme indomptable" en français, No Angel de Penny Vincenzi raconte le parcours de Lady Celia, une riche et belle aristocrate anglaise, mariée contre la volonté de sa famille à Oliver Lytton, roturier et héritier d'une maison d'édition.

Résumée ainsi, l'intrigue qui se passe à Londres au début du XXe siècle, peut faire songer à un mauvais roman Harlequin, mais il n'en est rien... ou presque. Bien que je me suis dit à plusieurs reprises que cette histoire pourrait très bien servir de sujet à un bon téléfilm, la femme indépendante et sauvage que je suis (sic) a apprécié le côté fier et insoumis de l'héroïne qui n'arrive pas à se résoudre à une vie de femme au foyer et lutte de toutes ses forces pour s'imposer en tant qu'éditrice, à égalité avec son mari.


Or, à cette époque, trouver une femme dans le monde du travail était aussi incongru que de voir un Président noir à la tête des Etats-Unis d'Amérique (Yes, we can). Le destin de la femme était de se marier, d'avoir des enfants et de préparer de la tarte aux pommes d'entretenir la maison ou, si elle n'avait pas de chance, de finir "vieille fille", position peu enviée. Lady Celia, elle, ne veut pas de ce statut réducteur et décide de s'engager dans la lutte sociale au côté des suffragettes. Elle se lie également d'amitié avec Sylvia Miller, une mère des couches sociales défavorisées qui élève seule ses cinq enfants, son mari la battant et buvant tout l'argent du ménage. 


Je me suis intéressée à l'existence de ces femmes qui, malgré les heures noires de la Première Guerre Mondiale, ont lutté avec acharnement contre les injustices dont elles étaient victimes et ont remplacé au pied levé les hommes partis à la guerre... qui, sitôt de retour pour les plus chanceux, les ont vite délogées de leur fonction pour reprendre leur place.

J'ai également aimé le caractère des personnages et leurs contradictions grandissantes au fil des événements. En effet, comment continuer à aimer un mari rentré amer et traumatisé par les horreurs de la guerre et qui se comporte désormais avec froideur et indifférence ? Comment accepter de lâcher une affaire pour laquelle on s'est dévouée corps et âme, uniquement parce qu'on est du sexe dit faible ?

Certes, Penny Vincenzi n'est pas Emile Zola, mais son roman se lit avec facilité et emporte le lecteur dans une fresque romantico-historique des plus agréables. Elle a également écrit une suite La Dynastie des Lytton dans lequel je me plongerais avec beaucoup de plaisir lors de mes prochaines vacances.

Conseil du coach : "Lorsque tu achètes des fruits en conserve, choisis ceux avec leur propre jus plutôt que ceux au sirop, même allégé". Et comment on fait pour savoir s'ils sont dans leur propre jus ???

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Mardi 16 septembre 2008


Je ne regarde pas seulement des films de daubes - qui n'en sont pas toujours, d'ailleurs - j'en lis aussi... Oh et puis, non, ce n'est même pas vrai ! Même si L'Heure du Loup de Robert McCammon, l'un des auteurs les plus talentueux avec Stephen King de la nouvelle vague fantastique américaine, ne sera jamais considéré par quelques intellos chagrins et austères comme de la grande littérature, il n'est pas non plus un énième roman de série Z.

Au contraire, ce livre nous plonge à la fois dans la Russie du début du XXe siècle et dans l'Allemagne nazie des années 1940 aux côtés de Michael Gallatin ou plutôt Mikhail Gallatinov. On y découvre le côté sombre de la Force de la 2e Guerre Mondiale avec les atrocités commises par la Gestapo et autres sinistres individus du IIIe Reich. J'en suis même arrivée à demander à Lui si ce que je lisais était vrai, tellement je n'en croyais pas mes yeux.

Voici donc un récit d'aventures à ne pas mettre entre toutes les pattes mains et qui m'a captivée au point que je l'ai lu d'une traite sans pouvoir m'arrêter. Je vous le recommande vivement si vous aimez les intrigues menées tambour battant, les lycanthropes et les opérations d'espionnage mâtinées ça et là de séduction.

Même le très sérieux quotidien Le Monde lui a rendu hommage par le biais de la critique élogieuse suivante : « Prodigieux feuilleton foisonnant, bourré jusqu'à la gueule de péripéties, de rebondissements et d'action, qui mêle horreur, espionnage et aventure façon Indiana Jones ou Comte Zaroff ».

Pour finir, j'aimerais vous mettre en garde contre les loups-garous qui vivent parmi nous. Vérifiez que vos compagnons, copains, papas, maris, amis, frères, filleuls, cousins, neveux, amants, collègues, patrons n'en sont pas un ! En effet, certains humains peuvent conserver quelques caractéristiques telles, je cite : "une modification de leur voix et de leurs yeux, des sourcils se rejoignant au-dessus du nez, des ongles légèrement rougeâtres, le majeur et l'index de même longueur (comme une patte de loup), les oreilles implantées un peu plus bas et en arrière de la tête, et de façon générale un peu plus de poils sur les mains, les pieds et dans le dos".


Pour ma part, je suis convaincue que Lui en est un. En plus, il adore me grignoter le nez, si ça ce n'est pas un indice supplémentaire !

Conseil du coach : "A la maison ou au bureau, va parler aux gens plutôt que de les appeler". Ca vous arrive souvent d'appeler vos proches qui habitent chez vous ?

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Jeudi 26 juin 2008

Un jour, dans cette étonnante aventure qu'est la tenue d'un blog, j'ai reçu un commentaire de Benoît Lesroubac parti gravir la montagne du Krâl et découvrir la population et la faune de la Tilisie.

Au fur et à mesure de ma lecture de ses périples dans ce pays, "sans aucun lien officiel de l'extérieur" selon ses termes, j'ai été frappée par sa ressemblance avec la Molvanie, état-nation continental, en raison de l'étymologie commune de certains patronymes et des sons gutturaux qui peuvent paraître identiques à une oreille profane non exercée. En revanche, il semblerait que les coutumes ainsi que la gastronomie molvanienne diffèrent de celles des Tilènes : Alors qu'en Tilisie, on se régale de plochs frits, les Molvaniens, eux, se remplissent la panse de hvarus mecac (scrotum de mouton au riz) et de salades frites à coeur, notamment au Café Udzrum. De plus, la vie semble résolument plus libre en Molvanie car on peut s'éclater, par exemple, à l'Urb Verbkried, l'un des spots branchés de Lublova, "vous y danserez au son des Euros beat que déverse le magnétocassette 100 Watts" ou encore dans les manèges ultra-modernes du Parc d'attraction de Sjerezo :

(c) Bill Bachman

Mais je peux me tromper ! Et seul Benoît Lesroubac est à même d'infirmer ou de contredire mes théories !

Je tiens à rendre hommage au carnet de voyage de Benoît Lesroubac, très bien construit dans sa narration et magistralement illustré, qui tient à la fois des aventures de Tintin en Syldavie (rappelez-vous les fameuses recettes de Szlaszeck aux champignons interprétées par Samuelle et moi-même) et des récits captivants de Nicolas Bouvier ou de John Dundas Cochrane.

> Pour en savoir plus sur la Tilisie :
www.entilisie.over-blog.com

> Pour en savoir plus sur la Molvanie :
Santo Cilauro, Tom Gleisner et Rob Sitch : La Molvanie, le pays que s'il existait pas, faudrait l'inventer, éditions Flammarion, 176 pages, 15 euros

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Mardi 29 avril 2008

J'ai terminé le livre dont je vous parlais et vous livre mes dernières impressions.

PRIE
Cette partie centrée sur le séjour d'Elizabeth Gilbert dans un ashram en Inde m'a laissé perplexe car je dois avouer que mes connaissances en bouddhisme, yoga et méditation frôlent le niveau zéro. J'ai suivi trois cours de yoga en tout et pour tout et me suis totalement découragée le jour où nous avons dû nous mettre à quatre pattes et tirer la langue pour la posture du lion et lorsque l'une des participantes, jeune, belle et blonde est venue vers moi en s'exclamant : "Oh, tu es Asiatique !" (c'est bien vu, bravo) suivi d'un "J'aurais tellement voulu avoir les yeux bridés comme toi !" (oups, là, c'est le moment de te casser, Koyangi). En résumé, je suis malheureusement bien trop matérialiste et superficielle dans mon incarnation actuelle - si on adhère à la notion du karma bien entendu - pour comprendre les expériences mystiques de l'auteur qui s'est retrouvée "assise dans la main de Dieu" (wow). De plus, je suis certaine que je ne supporterais pas de me lever tous les matins à 3h, pour passer des heures à méditer et à récurer le sol d'un temple, ce... pendant 4 mois ! Je sais, mon ego me conduira tout droit à l'échec et je ne connaîtrais jamais l'état de béatitude et de pleine conscience. Tant pis. Tant qu'il y aura des choux à la crème et un morceau de chocolat sur mon chemin, moi je dis... Je plaisante, bien sûr ! Hors de moi l'envie de me moquer d'un sujet aussi intime et complexe. Mais bon, chacun son truc.

AIME
Le dernier volet est consacré aux rencontres que l'écrivain américaine fait à Bali, notamment celle d'un sorcier de la neuvième génération qui m'a beaucoup amusée en concluant chacune de ses pensées par "fais-moi connaître auprès de tes amis américains, moi plus d'argent à la banque depuis bombe", d'une guérisseuse divorcée avec sa fille pour qui elle récoltera 18'000 dollars afin de lui permettre d'acheter une maison, mais qui tentera d'en obtenir 23'000 de plus en toute innocence (!), et last but not least d'un Brésilien qui deviendra son amant et son grand amour... Outre la belle histoire d'amûûûr où tout est bien qui finit bien, j'ai apprécié la description des rituels et des croyances indonésiens qui considèrent que tout enfant qui naît est un demi-dieu et par conséquent ne doit pas toucher le sol jusqu'à l'âge de 6 mois et que nous venons au monde avec nos 4 frères invisibles destinés à nous protéger tout au long de notre parcours terrestre.

Pour conclure, j'ai aimé ce livre pour son ton léger sur des sujets sérieux et pour l'expérience de vie qui n'est pas sans me rappeler les aventures de Céline , une personne dont je n'ai des nouvelles que trop rarement.

Pour aller plus loin, cliquez sur le site de l'auteur : http://www.elizabethgilbert.com/

Fortune Cookie du jour : "Le bonheur est juste à tes côtés". Intervention plus que pertinente, le Cookie ! Point n'est besoin de partir en Italie, en Inde ou à Bali pour se recentrer sur soi et voir à quel point la vie est belle !

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Jeudi 24 avril 2008


Aujourd'hui, je vais vous parler d'un best-seller déjà vendu à 4 millions d'exemplaires que je suis en train de lire dans le bus, à la maison, en attendant que le feu passe au vert, bref, partout où j'ai un moment : Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert.

Titre curieux pour un ouvrage dédié à "La quête spirituelle d'une femme à travers l'Italie, l'Inde et l'Indonésie" mais très intéressant au niveau du vécu (sic). A la suite d'un divorce extrêmement douloureux, l'auteur envoie tout valdinguer, mari, chihuahua, appartement à Manhattan, maison dans un faubourg select de New York pour partir une année à la recherche du plaisir à Rome, de Dieu dans un ashram en Inde et de je ne sais quoi en Indonésie (au pif, l'amour ? ;o)), car je n'en suis qu'à la moitié du livre.

Lorsque j'ai parlé de Mange, prie, aime à Lui, j'ai lu dans son oeil interrogateur une question muette du style : "Bon sang, Koyangi va-t-elle faire pareil et se décider à tout envoyer promener pour partir dans un monastère orthodoxe à Vladivostok ?". Je parle de monastère orthodoxe car je ne veux pas copier Liz Gilbert et Vladivostok parce que c'est la ville que je cite en premier lorsqu'il s'agit d'évoquer un endroit inconnu pour moi et très très très lointain. Pour Monsieur le papa de ma copine Madame, par exemple, c'est l'Abyssinie. Et vous, il se situe où votre Vladivostok-Abyssinie à vous ?

Je vous rassure et Lui compris : Je n'ai aucune envie de tout quitter pour partir à l'aventure. Bien sûr, c'est tentant de lâcher les amarres pour se recentrer uniquement sur soi et son ressenti, mais je ne pense pas qu'il faille (c'est juste ça ? Cela sonne bizarre à mon oreille bouchée) parcourir des kilomètres pour réfléchir à qui l'on est. Je ne sais pas pour vous, mais je peux avoir de temps en temps des pensées fulgurantes qui traversent mon esprit à des moments inattendus, quand je suis dans la rue, quand je range la vaisselle ou encore quand je ne fais rien, le regard perdu dans le vide...

Revenons-en à l'ouvrage proprement dit. Construit sur la base du japa mala, le collier de prière hindou, il comprend 108 récits eux-mêmes répartis sur 3 chapitres correspondants aux 3 pays visités par l'auteur. La partie dédiée à l'Italie m'a beaucoup plu car elle correspond à MANGE, une action que je fais très bien ! ;o) Elle donne cependant l'occasion de nous interroger sur notre conception du plaisir, notre capacité à nous faire du bien sans culpabiliser - Elizabeth Gilbert a pris 12 kg à force de consommer des glaces, des pizzas et des pâtes ! ;o) - et notre faculté à nous laisser guider par nos envies.

Je dois avouer que le plaisir est l'un des moteurs de ma vie. Pendant longtemps, cela n'a pas été le cas, mais après avoir vécu moi aussi une rupture brutale, j'ai commencé à me focaliser sur mes désirs et à les satisfaire au mieux. Cela m'a pris du temps, mais à présent je mange ce que mon corps me demande, sans me priver et sans me prendre la tête, je fais du fitness pour me sentir bien dans ma peau et pas pour être bien à la plage, je m'habille comme je veux même si Lui a horreur de mes ballerines qui me font des micro pieds, j'essaie de vivre en harmonie avec moi-même et d'écouter ma "petite voix intérieure".

Le plaisir est mon credo et ne dépend que de moi, que je sois seule ou accompagnée. Il m'appartient tout entier et durablement. Tout au long de la journée, je me pose souvent la question : "De quoi as-tu envie là, tout de suite ?". Ce matin, en allant au travail, la réponse est arrivée claire et limpide : "J'ai besoin de beauté".

Beauté de la nature qui s'éveille
A moi les feuilles nouveau-nées tendres et vertes et les fleurs en bourgeons

Beauté de mon espace de vie
A moi le nouvel appartement dans lequel nous allons déménager avec son architecture feng-shui, sa large terrasse et sa vue sur le lac à couper le souffle

Beauté des vêtements que je porte
A moi les ensembles que je compte créer sur la base des robes que je me suis offertes à Lisbonne

Beauté des sentiments que j'éprouve pour Lui
Et tous les êtres bienveillants autour de moi


Fortune Cookie du jour : "Certains raccourcis causent parfois de longs détours".

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Mardi 11 mars 2008

M-lodie-du-bonheur.jpg
Gros milles feuilles, tarte aux pommes fraîches 
Grand bol de crème dont on se pourlèche,
Belle oie sauvage qui s'envole dans la plaine, 
C'est là un peu de mes joies quotidiennes.     

Gaie robe claire, coiffure en nattes,  
 
Doux flocons blancs sur mon lit écarlate, 
Les fleurs d'Avril en bouquet qui reviennent. 
C'est là un peu de mes joies quotidiennes.     

Vous aurez peut-être reconnu les paroles de "Mes joies quotidiennes", chanson ô combien inoubliable de la Mélodie du bonheur, l'un de mes films cul-cultes préférés.

Je pourrais presque me prendre pour Fraülein Maria aujourd'hui (attention, ça ne colle pas à la musique) : 

Une chocolat chaud et un chausson aux pommes
Une séance de papouillage à l'institut de beauté Clarins
Suivie de 3 macarons à la pétale de rose, au caramel fleur de sel et à la griotte
C'est là un peu de mes joies quotidiennes.


Et pour rester dans le mood "tout le monde il est beau tout le monde il est gentil", je vous avoue que le roman Petite Princesse de Frances Hodgson Burnett est le livre qui me suit partout depuis que je l'ai découvert dans les petites classes à l'école. J'adore l'histoire de Princesse Sara, déracinée et orpheline, qui sait rester noble et généreuse malgré la misère dans laquelle elle est tombée, qui vit dans un grenier et qui aime sa poupée et ses amis, surtout Ruth et Anna et surtout Jérémy (Jean-Jacques Goldman, tu cesses maintenant !). Les descriptions sont merveilleuses de précision, tantôt poignantes lorsque Sara crève littéralement de faim et offre néanmoins la plupart de ses petits pains à la pauvrette devant la boulangerie, tantôt fabuleuses lorsque la mansarde se remplit de meubles douillets et confortables. On s'y croirait !

J'aime aussi les livres de la Comtesse de Ségur. Je crois bien avoir lu toute la collection, dont on trouvera quelques ouvrages sur ce site :
http://www.ibiblio.org/beq/auteurs/segur.htm, mes préférés étant Les mémoires d'un âne, Les nouveaux contes de fée, La fortune de Gaspard et la trilogie des Petites filles modèles avec Les malheurs de Sophie et Les vacances. 

Petites-filles-mod-les.jpg
Et vous, "un potage délicieux de gelinottes et de becfigues" dans votre "petit fauteuil en ivoire sculpté, garni de velours nacarat rattaché avec des clous en diamant" (extrait de Nouveaux contes de fées, Comtesse de Ségur) saurait-il faire votre bonheur ?

Fortune Cookie du jour : "Une bonne confession vaut mieux qu'une mauvaise excuse". Hé, le Cookie, je ne m'appelle pas Sophie ! Et je n'ai pas autant de malheurs (heureusement).

PS : Je viens de m'apercevoir que Frances H. Burnett a aussi écrit Le jardin secret. Chouette, un livre que je vais m'empresser d'acquérir et de lire !

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