Je souhaitais tenir ma chronique mensuelle sur les films de septembre, mais à ma grande putréfaction, je n'ai pas mis un pied dans une
salle obscure depuis 30 jours !
On fait quoi alors, Koyangi ? On plie bagage et on revient demain ?
Que nenni, que nenni, braves gens ! Restez ici que je vous parle d'une émission que j'ai découverte à ma rentrée de vacances sur Cuisine TV ! Cela s'appelle les Supersizers (The Supersizers go... ou eat en vo) et ça explique d'une manière très fun et originale comment nos
aïeux vivaient, s'habillaient et se nourrissaient au temps jadis.
Les Supersizers dans les années
50.
Les Supersizers à l'ère
victorienne.
Les deux Supersizers (Gil Corens, journaliste et critique gastronomique, et Sue Perkins, comédienne), se sont lancés comme défi d'expérimenter sur une semaine le mode de vie
d'une période de l'Histoire telle que la Restauration anglaise du XVIIe siècle (à ne pas confondre avec la Restauration française), les années 50, les années 70, l'Antiquité romaine, le Moyen-Age, etc.
Les Supersizers dans les années
80. Ca ne vous dit rien la dentelle et la veste officier ? La mode n'est en fait qu'un éternel recommencement...
Chaque épisode commence par le bilan de santé de Giles et de Sue et s'achève par un nouvel examen pour déterminer si leur nouveau mode de vie (vêtements, alimentation, logement et
activités) leur a convenu ou non.
Pour l'instant, j'ai suivi les aventures des deux Anglais pendant la 2e guerre mondiale et au XVIIe siècle et vous livre ci-dessous mes impressions :
Les Supersizers pendant la 2e guerre mondiale : sur la table, ce qu'ils ont droit de manger et d'utiliser pendant une semaine, soit pas grand chose.
2e guerre mondiale : la tenue de Sue composée d'un gilet en tricot, d'un tablier à fleurs et d'un fichu sur la tête était impayable
! J'ai rigolé quand Sue s'est mise à peindre sur ses jambes la ligne des coutures de bas, qui étaient rares en raison de la pénurie, avant de les teindre avec de la sauce de rôti
(pouah). Pour 7 jours à deux, ils n'ont eu droit qu'à deux oeufs, deux côtelettes de porc et deux coeurs d'agneau (argh), un peu de beurre, une plaque de margarine et un grand panier rempli
de légumes (principalement des pommes de terre et des choux) plus quelques fruits, mention spéciale à la boîte d'oeuf en poudre pour préparer les fausses omelettes du
petit-déjeuner. Malgré tout, Giles et Sue étaient en meilleure santé qu'en début de semaine car leur régime était riche en fibres et pauvre en graisse. Par contre, pour le goût, ça n'avait pas
l'air d'être ça (cuisine un rien monotone) et ils étaient en manque de sucre, de beurre et de café.
Les Supersizers à la Restauration devant la fameuse tourte à la viande au centre de la table, brrr.
Restauration anglaise : cette période de l'histoire de l'Angleterre qui s'achève avec la fin de la dynastie des Stuarts (1660-1668) m'a
impressionnée car les changements avec la vie actuelle étaient bien plus nombreux et importants que pendant la 2e guerre mondiale. Tout d'abord, les gens ne buvaient que de la cervoise et du vin,
car ils se méfiaient de l'eau puisée dans la Tamise. A noter que même les bébés passaient à la cervoise une fois qu'ils étaient sevrés ! Les plats des familles riches étaient plus
immondes les unes que les autres car elles étaient composées essentiellement de viandes en grande quantité et toutes bouillies ensemble, avec une préférence marquée pour des mets de
choix comme la crête de coq (êêêêhhh), mais aussi les têtes de coq ou de poisson (mais il y a quoi à manger dans une tête ? beuh) et la fameuse tourte à la viande pour le dîner : foncer
une plaque à gâteau avec une pâte faisant 4,5 cm d'épaisseur, mettez dedans tous les abats à disposition (foie, rognons, ris de veau, cervelles, tripes) avec des huîtres, des têtes de
poulet et les fameuses crêtes de coq et recouvrez d'un couvercle de pâte avant cuisson. Miam ! Giles et Sue ont aussi dû avaler un gâteau de lait à la moelle en dessert (yurk) et goûter à la
vésicule de lièvre crue, qui soi-disant était censée guérir de la peste. Le bilan de santé final a révélé que leur organisme était plutôt mal en point après un tel
régime. Quant à nos deux compères, ils étaient heureux de pouvoir enfin boire de l'eau (Sue était ivre du matin au soir, c'était amusant ;o)) et de cesser de manger toutes ces
horreurs. Note que je les comprends.
J'adore ces émissions didactiques qui ne se prennent pas au sérieux et qui comportent plein d'anecdotes sur la vie quotidienne. Dans ce même esprit, je ne saurais que vous
recommander la ferme victorienne qui passe tous les
jours sur la chaîne Histoire vers 15h50 et qui met en scène trois historiens motivés à recréer l'existence du XIXe siècle, sans électricité et sans aucun confort moderne
tout au long des saisons.
Je sais qu'au fond de moi sommeille une petite Koyangi qui rêve de tenter les mêmes expériences, mais il vaut mieux que je m'abstienne : je craquerais en moins d'un jour et
demi...
(c) All photos: Internet.
Là, ça le fait nettement plus ! Surtout quand Wolverine, c'est Hugh
Jackman... Aaaaah, Hugh, grrrrr !
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