La cinémathèque

Mardi 29 septembre 2009

Je souhaitais tenir ma chronique mensuelle sur les films de septembre, mais à ma grande putréfaction, je n'ai pas mis un pied dans une salle obscure depuis 30 jours !

On fait quoi alors, Koyangi ? On plie bagage et on revient demain ?

Que nenni, que nenni, braves gens ! Restez ici que je vous parle d'une émission que j'ai découverte à ma rentrée de vacances sur Cuisine TV ! Cela s'appelle les Supersizers (The Supersizers go... ou eat en vo) et ça explique d'une manière très fun et originale comment nos aïeux vivaient, s'habillaient et se nourrissaient au temps jadis.

Les Supersizers dans les années 50.

Les Supersizers à l'ère victorienne.

Les deux Supersizers (Gil Corens, journaliste et critique gastronomique, et Sue Perkins, comédienne), se sont lancés comme défi d'expérimenter sur une semaine le mode de vie d'une période de l'Histoire telle que la Restauration anglaise du XVIIe siècle (à ne pas confondre avec la Restauration française), les années 50, les années 70, l'Antiquité romaine, le Moyen-Age, etc.

Les Supersizers dans les années 80. Ca ne vous dit rien la dentelle et la veste officier ? La mode n'est en fait qu'un éternel recommencement...

Chaque épisode commence par le bilan de santé de Giles et de Sue et s'achève par un nouvel examen pour déterminer si leur nouveau mode de vie (vêtements, alimentation, logement et activités) leur a convenu ou non.

Pour l'instant, j'ai suivi les aventures des deux Anglais pendant la 2e guerre mondiale et au XVIIe siècle et vous livre ci-dessous mes impressions :

Les Supersizers pendant la 2e guerre mondiale : sur la table, ce qu'ils ont droit de manger et d'utiliser pendant une semaine, soit pas grand chose.

2e guerre mondiale : la tenue de Sue composée d'un gilet en tricot, d'un tablier à fleurs et d'un fichu sur la tête était impayable ! J'ai rigolé quand Sue s'est mise à peindre sur ses jambes la ligne des coutures de bas, qui étaient rares en raison de la pénurie, avant de les teindre avec de la sauce de rôti (pouah). Pour 7 jours à deux, ils n'ont eu droit qu'à deux oeufs, deux côtelettes de porc et deux coeurs d'agneau (argh), un peu de beurre, une plaque de margarine et un grand panier rempli de légumes (principalement des pommes de terre et des choux) plus quelques fruits, mention spéciale à la boîte d'oeuf en poudre pour préparer les fausses omelettes du petit-déjeuner. Malgré tout, Giles et Sue étaient en meilleure santé qu'en début de semaine car leur régime était riche en fibres et pauvre en graisse. Par contre, pour le goût, ça n'avait pas l'air d'être ça (cuisine un rien monotone) et ils étaient en manque de sucre, de beurre et de café.

Les Supersizers à la Restauration devant la fameuse tourte à la viande au centre de la table, brrr.

Restauration anglaise : cette période de l'histoire de l'Angleterre qui s'achève avec la fin de la dynastie des Stuarts (1660-1668) m'a impressionnée car les changements avec la vie actuelle étaient bien plus nombreux et importants que pendant la 2e guerre mondiale. Tout d'abord, les gens ne buvaient que de la cervoise et du vin, car ils se méfiaient de l'eau puisée dans la Tamise. A noter que même les bébés passaient à la cervoise une fois qu'ils étaient sevrés ! Les plats des familles riches étaient plus immondes les unes que les autres car elles étaient composées essentiellement de viandes en grande quantité et toutes bouillies ensemble, avec une préférence marquée pour des mets de choix comme la crête de coq (êêêêhhh), mais aussi les têtes de coq ou de poisson (mais il y a quoi à manger dans une tête ? beuh) et la fameuse tourte à la viande pour le dîner : foncer une plaque à gâteau avec une pâte faisant 4,5 cm d'épaisseur, mettez dedans tous les abats à disposition (foie, rognons, ris de veau, cervelles, tripes) avec des huîtres, des têtes de poulet et les fameuses crêtes de coq et recouvrez d'un couvercle de pâte avant cuisson. Miam ! Giles et Sue ont aussi dû avaler un gâteau de lait à la moelle en dessert (yurk) et goûter à la vésicule de lièvre crue, qui soi-disant était censée guérir de la peste. Le bilan de santé final a révélé que leur organisme était plutôt mal en point après un tel régime. Quant à nos deux compères, ils étaient heureux de pouvoir enfin boire de l'eau (Sue était ivre du matin au soir, c'était amusant ;o)) et de cesser de manger toutes ces horreurs. Note que je les comprends.

J'adore ces émissions didactiques qui ne se prennent pas au sérieux et qui comportent plein d'anecdotes sur la vie quotidienne. Dans ce même esprit, je ne saurais que vous recommander la ferme victorienne qui passe tous les jours sur la chaîne Histoire vers 15h50 et qui met en scène trois historiens motivés à recréer l'existence du XIXe siècle, sans électricité et sans aucun confort moderne tout au long des saisons.

Je sais qu'au fond de moi sommeille une petite Koyangi qui rêve de tenter les mêmes expériences, mais il vaut mieux que je m'abstienne : je craquerais en moins d'un jour et demi...


(c) All photos: Internet.

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Lundi 7 septembre 2009

Allez, aujourd'hui, c'est rose bonbon sur ce blog ! Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs (s'il existe des volontaires), sortez vos macarons, votre tasse fumante de thé des Geishas et vos coussins en velours cramoisi rehaussés de fils d'or car je vais vous parler de Georgie !

"Georgie est une petite fille
Qui vit très très loin de la ville
Dans une maison bien tranquille
Entourée de toute sa famille"

Georgie n'est pas une de mes copines de la vie réelle, mais un personnage de dessin animé japonais, qui était diffusé à l'époque dans le Club Dorothée. Comme mes parents étaient pauvres en ce temps-là et qu'on n'avait pas la télé (je plaisante ! Papa et maman ont refusé d'acheter une TV tant qu'on était à l'école. Enfance martyrisée, je sais, j'en porte toujours les séquelles ;o)), mon frère et moi regardions des bouts du Club Dorothée partout où il y avait un poste de télévision, chez nos amis, chez nos cousins, chez nos grands-parents, etc.

Nous connaissions donc le nom des films d'animation en vogue mais nous n'arrivions jamais à voir une série dans son entier : pour Georgie, j'ai dû voir les épisodes nos 2, 27, 34 et 41. Bref, j'ai grandi avec une sensation de frustration extrême que j'ai tenté de combler en commandant le coffret de DVD de Georgie dans la version intégrale, comprenant 45 épisodes de 22 minutes chacun (ça en fait du temps perdu).

"Elle se promène dans la nature
Avec Junior, Abel et Arthur
Et elle croyait qu'avec l'amour
Le bonheur était pour toujours"

J'avais gardé de Georgie le joli souvenir d'une petite fille qui vivait en Australie avec sa maman et ses deux frères Abel et Arthur, plus un oncle Kévin, qui n'était pas le mari de Madame Kévin (quoique) ni même leur oncle, mais c'était comme ça. D'ailleurs, en regardant les DVD, on apprend que toute la famille de Georgie est en toc car elle a été recueillie tout bébé par le père d'Abel et Arthur quand sa maman biologique, femme de déporté anglais, est mourue sous un arbre qui lui est tombé dessus. Je connais des gens avec un meilleur karma.

L'histoire commence donc assez mal pour la blondinette et on ne peut pas dire que ça s'arrange par la suite : ses "frères" Abel et Arthur tombent amoureux d'elle à l'adolescence tandis qu'elle s'entiche de Laurent Grey, le fils blond et fadasse du gouverneur de Sydney, déjà engagé à Elise, une aristocrate méchante et perverse, qu'il promet de quitter pour l'épouser dans un mois, dans six mois, dans un an... en gros jamais, vu qu'il n'arrête pas de reporter le moment fatidique pour rompre ses fiançailles, mais ce n'est pas de sa faute, hein ? C'est juste parce qu'une fois c'est à cause de sa grand-mère qui est trop contente d'avoir pu passer du temps avec les gens de la haute, une autre fois, c'est à cause de la reine Victoria... Non, non, je vous jure, ce n'est pas facile d'être lâche noble ! (NDLR : dans la vraie vie, ne sortez jamais avec un homme marié ou engagé si vous ne voulez pas être aussi malheureuse que Georgie).

Abel, mon chouchou, grrrrr !

Le scénario, conçu à la manière d'une tragédie racinienne, tourne autour de ce quatuor amoureux : Arthur et Abel aiment Georgie qui aime Laurent qui l'aime aussi, mais qui n'arrête pas de tomber malade, de reporter sa rupture avec Elise et de critiquer tous les endroits où Georgie l'amène et tout ce qu'elle fait pour lui. On se demande bien ce qu'elle lui trouve à la fin à ce morveux, surtout que mon préféré, c'est Abel (j'ai toujours aimé les bruns avec du caractère, grrrr) ! Il est aussi question d'un bracelet que Georgie porte depuis sa tendre enfance qui lui permettra de découvrir ses origines.

"Georgie, Georgie
Tu détiens un grand secret
Georgie, Georgie
Celui du petit bracelet"


La fin ouverte du dessin animé m'a laissé sur ma faim. Attention, spoiler, dernier épisode ici ! Pour lire mon avis, cliquez le bouton gauche de votre souris et passez-la sur l'espace blanc ci-dessous pour le surligner : 

Je ne comprends pas pourquoi Georgie rejette Laurent qui semble lui faire comprendre : "Soyons heureux, ma chérie, marions-nous et faisons pleins de beaux n'enfants", en lui répondant que c'est trop tard, que c'est Elise qui l'a guéri et que donc, c'est à elle qu'il appartient (mouais, je n'aurais pas réagi comme ça, moi !). En plus, la fin est totalement bâclée : Abel qui a toujours été fou amoureux de Georgie se tient planté derrière elle sur la falaise avec son frère Arthur et il ne se passe rien. Pas de bisou, pas un geste, que dalle. On ne sait même pas s'il y a un espoir pour qu'elle tombe amoureuse de l'un ou de l'autre. Tout ça pour ça ?! On ne revoit pas non plus l'Oncle Kévin, ni Kim le koala, ni leur maison. Et Junior, qu'est devenu Junior ? Est-il resté chez Catherine ? Mince, quoi, j'aurais aimé en savoir plus.

Rhôôôô, That's hot...

"Georgie rêve du prince charmant
Qui quelque part dans son coeur l'attend
Il sera près d'elle pour toujours
Et lui donnera son amour"


La fin du manga éponyme dessiné par Yumiko Igarashi, plus trash que le dessin animé et nettement moins édulcoré, m'a bien plus emballée. Attention, spoiler ! Pour lire le spoiler, surlignez le paragraphe ci-dessous avec votre souris :

Georgie abandonne Laurent tout faible aux mains d'Elise et réalise qu'elle aime Abel depuis toujours (je pense que le fait que Laurent soit une chiffe molle et qu'il soit tout le temps malade a dû lui ouvrir les yeux). Le hic, c'est qu'Abel est emprisonné à tort et Georgie va lui rendre visite dans sa cellule où elle lui avoue son amour, puis, ils... euh... fricotent ensemble tant qu'à faire. Malheureusement, Abel meurt exécuté et Georgie découvre qu'elle est enceinte de lui. Quelques années plus tard, Georgie, aristo et pétée de thunes puisqu'elle est la fille du Comte Girard, retourne en Australie avec son fils Abel et retrouve l'oncle Kévin ainsi qu'Arthur qui n'était pas mort noyé dans la Tamise comme elle l'avait cru. Laurent, Abel et Arthur sont dans un bateau avec Georgie, Laurent et Abel tombent à l'eau, qui reste-t-il ? Bon, j'aurais préféré qu'Abel vive, sniff Abeeeel, mais la fin est plus mature et plus poignante ainsi.

Malgré le style manga qu'il faut apprécier (je ne suis pas méga-fan des visages androgynes avec des grands yeux plein d'étouââââles), les robes kitschissimes façon gâteaux meringués et la voix haut-perchée de Georgie absolument exaspérante, surtout quand elle rit (Mais faites-la taiiiiire !), Georgie est un film d'animation plein d'émotions que je recommande à toutes celles qui sont restées des midinettes dans l'âme. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai versé ma petite larme tellement certains passages étaient tristes. A voir et à revoir.

(c) All images : Internet / Légendes : paroles du générique, après 45 épisodes, je les connais par coeur.

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Vendredi 21 août 2009


Harry Potter et le Prince de sang mêlé
de David Yates
Je partage entièrement l'avis de la presse qui a salué la sortie de cette énième mouture de la saga du binoclard le plus célèbre de la planète. Les films deviennent de plus en plus noirs au fur et à mesure que nos petits sorciers grandissent et c'est normal, on n'est pas là pour rigoler ! Voldemort gagne en puissance et ses sbires ont décidé de passer à l'attaque, l'heure n'est plus à la grosse marrade ni au poil à gratter. J'ai aimé la représentation visuelle de la pensine avec les images qui apparaissent sous forme d'encre diluée dans de l'eau, les clairs-obscurs de la photographie et ai bien entendu versé ma petite larme lorsque les professeurs et les élèves de Poudlard pointent leur baguette illuminée vers le ciel brumeux et spectral pour un dernier hommage au Professeur Dumbledore.
Ce que j'en pense : Oui ! Mais est-ce normal que je préfère Severus Rogue et Beatrix Lestrange incarnée par la phénoménale Helena Bonham Carter aux gentillets Harry, Hermione et Ron ? Serais-je une Serpentard, nomdidju ?

Là-Haut de Pete Docter et Bob Peterson
De nombreux articles ont été postés sur la blogosphère, je vais donc faire court. Juste dire que j'ai encore versé ma petite larme lors des 15 premières minutes du film et que je l'ai préféré à "Wall-E", c'est dire s'il était bien. J'ai aussi été très touchée par l'histoire de la petite Colby Curtin (non, vous n'avez pas râté une séquence animée, c'est dans la vraie vie que ça se passe), 10 ans, atteinte d'un cancer incurable qui s'était promis de le voir après avoir visionné la bande-annonce quelques années plus tôt. Alertés par sa mère soucieuse de réaliser le rêve de sa fille dont la santé s'était fortement dégradée, les dirigeants de Pixar ont envoyé un de leurs collaborateurs lui montrer les aventures de Carl Fredricksen et du jeune Russell en avant-première à son domicile. Colby est morte dix heures plus tard, apaisée et heureuse.
Ce que j'en pense : Oui, oui et oui ! Je suis sortie du film avec une patate d'enfer !

Inglourious Basterds de Quentin Tarantino
Qui dit film de Quentin Tarantino dit film déjanté à prendre au 51e degré ! Et quand Quentin se décide à casser du Nazi, ça passe et ça casse ! On est aux antipodes de "Il faut sauver le soldat Ryan" et de "La liste de Schindler", mais qu'est-ce qu'on rit, qu'est-ce qu'on frémit, qu'est-ce qu'on a le coeur qui s'emballe et qu'est-ce qu'on ferme les yeux devant la violence crue de certaines scènes ! Ce film est paradoxalement plus malin qu'il n'en a l'air, avec une première partie époustouflante, intitulée "Il était une fois la France occupée par les nazis", traitée à la façon d'un western spaghetti sur l'air entêtant de "La lettre à Elise" de Beethoven, que je trouvais barbant à l'époque, aussi bien à jouer au piano qu'à écouter, mais qui colle ici parfaitement à la scène. On assiste à l'interrogatoire d'un fermier français par un colonel nazi, surnommé le "Chasseur de Juifs", stupéfiant d'amabilité, de culture, de politesse et d'intelligence mais d'autant plus terrifiant que l'on sent vite que cela va mal tourner. Les acteurs excellents (brillantissime Christoph Waltz, qui a remporté le prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes cette année) sont dirigés de main de maître, les dialogues sont savoureux et le clin d'oeil adressé aux spectateurs de poser la majeure partie de l'intrigue dans un cinéma pour le faire exploser ensuite est jouissif. Tarantino réécrit avec jubilation l'histoire de la 2e guerre mondiale et s'amuse aux cow-boys et aux Indiens pour notre plus grand plaisir, même si "Inglourious Basterds" n'est pas du même niveau que "Jackie Brown" ou "Reservoir Dogs".
Ce que j'en pense : Oui, oui, oui ! Pour les amateurs de Kill Bill et pour les 15 premières minutes du film à tomber par terre.

Même si la tension était au paroxysme dans cette scène, Christoph Waltz m'a donné envie de manger un Apfelstrudel... avec de la crème ! Saisissant, ce contraste entre la gourmandise et la peur...

L'oeil du mal de D. J. Caruso, vu en disque Blu-ray
Voici encore un film taillé pour le box-office avec une bonne dose d'action, Shia Labeouf, des effets spéciaux en veux-tu en voilà, une maman héroïne qui flippe pour son enfant et un méchant ordinateur qui veut prendre le contrôle sur les humains et tuer les politiciens des Etats-Unis d'Amérique (mouais). On pourrait presque croire que c'est les Transformers, mais non, c'est une énième version des méchants ordinateurs qui chopent le melon et veulent gérer le monde tout seul, sujet ô combien rebattu depuis "2001 l'Odyssée de l'espace". Ce n'est pas qu'on s'ennuie car le film se laisse regarder sans trop de déplaisir mais ce n'est pas l'extase non plus. Le côté positif, c'est qu'il demande un effort de concentration minimal et qu'avec un seau de pop-corns, du vernis à ongles et quelques revues devant soi, ça passe !
Ce que j'en pense : Mouais.

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Mardi 11 août 2009

Voilà, "L'amour est dans le pré", c'est fini...

J'ai quand même été passablement déçue par l'émission de hier. On rassemble tous les fermiers dans un joli cadre bucolique, on prend des extraits des épisodes que l'on a déjà vus, on leur pose 2-3 questions sans intérêt et c'est tout. Générique de fin. Au revoir.

Heureusement que Norbert et Guylaine, mon couple chouchou a résisté au temps qui passe. Norbert semblait plus amoureux que jamais, tandis que Guylaine paraissait plus effacée. Mais du moment qu'elle sait "cuire", c'est le principal. D'ailleurs, elle va vendre quelques spécialités de la Réunion, son île d'origine, dans la ferme de Nono. Entre la choucroute et le kougloff, je me demande ce que ça peut donner le bonbon piment... N'empêche que je leur souhaite plein de bonheur à Nono et à Guyguy qui sont très mignons et qui prouvent que l'amour, c'est simple comme des pieds propres.

Grosse déception pour Maryline que j'avais fini par apprécier une fois que le pauvre Michel qui était bien maso a été éjecté de sa ferme. Mais voilà, le Tophe qui prétendait "être le berger de sa petite bergère" et qui voulait partager son bâton de berger Justin Bridou pour "faire des p'tits loulous", a préféré en rester là. Comme quoi, l'amour, ça ne marche pas forcément sur "l'évidence". De dépit, elle a gardé son écharpe Burberry et elle a bien fait.

(c) Photo Getty : Paul HAMM (USA), champion olympique de gymnastique avec l'un des jumeaux Morgan. La gymnastique est un sport de filles pour des vraies filles (balèzes, les filles) ! Merci, Mélanie.

Denis... Pauvre Denis, mort de faim. Il pleure de chagrin quand Mélanie le quitte en Corse après avoir reniflé le fromage du petit-déjeuner d'un air de dédain, parce que ça la rend hystérique qu'il lui dise qu'elle a bon appétit ou qu'elle doit faire attention à la marche dans la rue. En plus, il l'étouffe, elle ne supporte ni sa présence, ni ses cuisses de "rouge-gorge", ni son sport "de fille" et crise parce que l'eau ça mouille, l'herbe est verte et les schtroumpfs sont bleus, mais bon, selon Denis, il y a beaucoup de complicité entre eux (? Il est bien le seul à l'avoir constaté). Au débriefing, il repleure de joie parce que Mélanie et lui se sont remis ensemble, à tel point qu'elle n'est pas là (ben voyons et c'est bien sûr... Elle est restée en Bretagne car c'était trop de bonheur pour elle ! Et la marmotte, elle emballe le chocolat). Tout ça pour apprendre que Mélanie et Denis, c'est fini. Nooonn, on ne s'y attendait pas du tout du tout ! Quand on dit que l'amour rend aveugle...

Jean-Paul et Cécile... Mmmh, qui déjà ? Ah, oui... Je suis contente pour eux... zzz...

Je sentais que ça ne pouvait pas durer entre Fabien et Charline. Déjà qu'il n'avaient rien à se dire quand ils étaient ensemble, alors séparés géographiquement par une centaine de kilomètres, c'était perdu d'avance. La communication télépathique a des limites ! Je ne doute pas qu'ils trouveront bientôt un couvercle à leur marmite, comme le dit si bien ma chère Maman à moi. Ils sont jeunes, ils sont beaux (la queue de poney et les charentaises en moins), ils sentent bon le crottin chaud... Pas de souci ! 

(c) Photo : M6.fr. Maryline en Burberry et Corinne en gilet ajouré, lavable en machine à 40 degrés.

Quant aux autres agriculteurs, je relève le très joli gilet de Corinne, crocheté main par Tata Huguette et assorti avec beaucoup de goût à ses bottes blanches et à sa voiture d'un beau rouge discret, le sens de l'à-propos de certains agriculteurs "à moitié-célibataires" qui tiennent à le signaler au cas où ça ne marcherait pas avec la fille avec qui ils sont en contact (on ne sait jamais sur un malentendu) et le superbe repas d'accueil : pizza froide et yaourt nature "Je me sers en premier, tu te débrouilles et tu te lèves pour aller chercher ta cuillère" de Christian, l'éleveur de porcs. Il n'y a pas à dire, on sait recevoir dans la campagne française ! ;o)

Malgré tout, les participants de cette émission méritent le respect pour avoir accepté d'être filmés dans des situations pas faciles et pour avoir osé se montrer sous l'oeil critique de quelques millions de spectateurs. Il faut un sacré courage pour avouer publiquement qu'on est malheureux de vivre seul et pour chercher l'âme soeur à la télé ! Chapeau bas à tous, merci de nous avoir fait rêver diverti, portez-vous bien et à l'année prochaine !

PS : Bon, je vais regarder quoi maintenant à la TV ?

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Jeudi 16 juillet 2009

Transformers 2, la revanche de Michael Bay
Moi qui suis une passionnée des Transformers, je me réjouissais comme une folle de découvrir cette nouvelle mouture des aventures de mes robots préférés ! Mais voilà, la déception était au rendez-vous... Contrairement au premier film que j'avais adoré, les Autobots sont inexistants, à part Optimus Prime qui distribue des pains, Bumblebee qui donne des pêches (non, non, ils ne se sont pas reconvertis dans l'agriculture) et deux jumeaux moches et idiots qui cabotinent lourdement dans leur coin. Difficile donc d'éprouver la moindre émotion pour des boîtes de conserve anonymes qui se font exploser le couvercle, même si c'est sur une pyramide d'Egypte. Le scénario aussi mince qu'une feuille de papier bible n'existe pour ainsi dire pas, sauf pour justifier des scènes de bastons taille XXL entre les Autobots et les Décepticons, perdus dans une guerre propre à leur espèce dont les motifs restent obscurs. Quant aux humains, ils ne servent à rien si ce n'est à crier et à courir dans tous les sens, mention spéciale à la mère du héros qui est un véritable boulet ! De ce gâchis, je ne retiendrais que la phrase d'Optimus Prime à la fin du film, qui restera culte : "Je suis l'élu, tu es le déchu". Mouais.
Ce que j'en pense : Bof.

L'âge de glace 3, le temps des dinosaures de Carlos Saldanha
Avis très contrastés pour le troisième volet des facéties de nos amis de l'âge de glace entre mon frère et sa collègue qui ont pouffé de rire du début à la fin et Lui et moi qui avons ri par moments, souri à d'autres mais trouvé l'ensemble un peu plat. Alors, oui, les dessins amplifiés par la projection 3D sont jolis, l'animation est toujours de qualité, Scrat et son gland restent tordants et l'ensemble se laisse regarder sans déplaisir, mais, à défaut d'une histoire construite et originale, j'ai l'impression que les scénaristes se sont contentés de créer une suite de petits gags amusants mais inoffensifs. 
Ce que j'en pense : Peut faire mieux.

Gone Baby Gone de Ben Affleck (vu sur Canal+)
Exercice réussi pour un premier film, de Ben Affleck de surcroît, que l'on n'attendait pas forcément dans ce registre après avoir incarné Daredevil à l'écran - bon, ce n'est pas du Clint Eastwood non plus. Aux USA, j'ai l'impression qu'il y a deux Amériques : l'une glorieuse et triomphante dans les films PIF PAF POUM et l'autre glauque et déglinguée dans les films sensibles et plus ou moins d'auteur. Dans Gone Baby Gone, on n'échappe pas à cette règle avec une enquête policière menée par un couple banal en jean Converse dans une banlieue poisseuse de Boston où les dealers, les criminels et les pédophiles règnent en maîtres et où les mères se droguent. J'ai été dérangée par la fin qui m'a laissée toute chose, mais après en avoir discuté avec mon frère, nous avons conclu que toute l'intrigue reposait finalement sur un faux débat, faux mais intéressant. 
Ce que j'en pense : Oui.

Terminator Renaissance de McG
Plutôt que de renaissance, je parlerais plutôt de naissance, car il vaut mieux oublier toutes références avec les Terminator de notre enfance et ce cher Arnold "I'll be back". En gros, cela n'a plus rien à voir... ou presque. Exit donc Sarah Connor, la fin du monde, le champignon atomique et tout ce qui s'y rapporte, qui appartiennent au passé. On prend des nouveaux acteurs, des nouveaux décors, des nouveaux T-600, un nouveau réalisateur, on vieillit John Connor (Christian Bale, il est trop frais), on le marie (zut) et on lance une nouvelle trilogie ! Même si je ne peux pas crier au chef-d'oeuvre, j'ai passé un bon moment dans un univers apocalyptique bien sombre et bien noir qui m'a presque fait détester les nouvelles technologies (l'iPhone 3GS se retournera-t-il un jour contre moi ?).
Ce que j'en pense : Déconseillé aux puristes.

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Vendredi 15 mai 2009

Il y a longtemps que je ne vous avais pas fait un compte-rendu de daube cinématographique. Je rectifie le tir aujourd'hui en évitant toutefois de vous parler de X-Men Origins: Wolverine, le film que j'attendais depuis le début de l'année et qui m'a tellement déçue que je préfère l'oublier vite fait.

Passons donc vite à Shoot'Em Up !

(c) Allociné - On remarquera la très belle composition graphique de l'affiche, triangulaire telle la Sainte-Trinité, et le décolleté plongeant de Monica Bellucci.

De prime abord, je me suis dit : "Ouh, méfiance, les films tirés de jeux vidéos sont rarement réussis et le titre ne m'inspire pas, ça sent le scénario pourri et les dialogues limites". Puis, j'ai vu le casting : "Clive Owen (hiiiiii Clive) et Monica Bellucci ? Cela ne doit pas être si nul, enfin, je parle surtout pour Clive Owen ! Au pire des cas, je pourrais toujours me rincer l'oeil".

J'aurais dû m'en tenir à ma première impression car c'était effectivement un scénario pourri avec des dialogues limites ! Mais qu'est venu faire Clive Owen dans ce navet digne d'un film de Steven Seagal ? Il avait besoin de sous ou alors il avait bu quand il a lu le script ? Je ne sais pas moi, c'est comme si Meryl Streep acceptait un rôle dans Transformers - mauvais exemple, j'adore Transformers - ou Philippe Ramos qui dirigerait Paris Hilton dans l'un de ses court métrages.
 

Dans Shoot'Em Up, Clive Owen mange des carottes et tue avec des carottes (mouais). Il sauve le bébé d'une inconnue qui accouche sous ses yeux sans péridurale avant de se relever pour courir 100 mètres (mieux que Rachida Dati) et mourir sous les balles d'une bande de gros vilains très méchants lancés à sa poursuite. 

Bugs Bunny, pardon Clive Owen, se dit, je cite : "Je suis comme une nounou anglaise... en plus dangereux" et amène le bébé coiffé d'une de ses chaussettes en guise de bonnet (bah oui, faudrait pas qu'il attrape froid le petiot) à Monica Bellucci dans le rôle de la gentille potiche prostituée au grand coeur (bah oui, du moment qu'il y a Monica Bellucci au casting autant lui faire porter une mini-jupe et un corset pour mettre en valeur ses pommes).

(c) Allociné - Rhôôô, un ch'tit bébé et Monica Bellucci, c'est trop trop chou !

(c) Allociné - A carrot, the latest lethal weapon in the world! Better than a gun, by far!

La suite n'est qu'une escalade de séquences dignes d'un Looney Tunes avec Clive Owen qui tue tous les affreux méchants les uns après les autres, à grands coups de carottes, parce qu'il est le plus beau, le plus grand et le plus fort de toutes les nounous anglaises. Pis, il avait bien prévenu qu'il était aussi le plus dangereux des nounous, alors... Sont vraiment trop bêtes ces méchants, des fois.

(c) Allociné - Lui, c'est le chef des méchants. On sait que c'est un méchant car il a l'air méchant et en plus il n'est pas joli.

On découvre le pourquoi de la raison de comment ça se fait-ce que la maman du bébé elle a été assassinée et voilà, c'est fini. Rideau. Au-revoir, M'sieur Dame.

Ce n'est pas pour pinailler, mais je pense que si j'écrivais un scénario pareil et que je l'envoyais à Hollywood, je doute très fort que quelqu'un le lirait... Quant à songer à un quelconque financement, même pas en rêve ! Laissons cependant le mot de la fin au réalisateur Michael Davis qui nous explique comment l'idée lui est venue de tourner ce nanard thriller au suspense insoutenable : "(Dans à toute épreuve de John Woo), Chow Yun-Fat y joue un homme qui se retrouve en pleine fusillade avec dans une main un flingue et dans l'autre, un bébé qu'il protège. Cette scène m'a impressionné. Elle a été l'étincelle. Associer un homme et un bébé, la force et l'innocence, l'expérience et l'espoir, provoquait une réaction d'émotion et un fabuleux tremplin pour l'action."

Ah, oui, c'est sûr que ça change tout de savoir ça. Merci Michael !

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Vendredi 6 février 2009

Bella et Edward roucoulent sur une affiche...

Avertissement : les toujours très chers amis lecteurs qui n'auraient pas vu le film sont priés de revenir demain pour un autre article. Si vous ne souhaitez pas le voir, vous pouvez continuer.

Sur la demande expresse de July, je vous livre tout chaud tout beau (enfin, ça, c'est à vous de juger) mon compte-rendu sur le film Twilight que j'ai vu avec mon frère, grand amateur d'histoires de vampires et de loup-garous.

Je suis allée à la projection sans aucun a priori négatifs, étant très bon public d'une part et appréciant les daubes en général d'autre part, mais je me suis sacrément ennuyée pendant les 40 premières minutes, au moins. Car... comment vous dire ?

Bella et Edward roucoulent devant le lac...

Bella et Edward roucoulent dans un arbre...

Bella et Edward roucoulent au bal...

  • Je ne suis plus une adolescente prépubère entre 11 et 12 ans et demi
  • La jeunesse américaine dans les lycées fait peur tellement elle est bête
  • Je ne suis pas fan des bleds paumés aux USA où il fait grisouille et humide toute l'année et où le seul restaurant du village propose des hamburgers dégoulinants de ketchup-mayonnaise au menu... Grosse déprime assurée !
  • Je n'ai jamais accroché à la série "Buffy et les vampires"
  • Le côté aseptisé à la morale bien lourde à la WASP m'hérisse les poils : dans Twilight, on se désire mais on ne se touche pas (jamais avant le mariage, voyons), il n'y a pas d'ail (ça pue), pas de canines (ben non, il ne faudrait pas effrayer les petites ados), pas de soleil (pas grave, les Vampires américains sont recouverts de diamants) et pas de sang (mention spéciale pour le passage où le chef des gentils vampires explique à l'héroïne qu'elle n'a rien à craindre car ils sont végétariens (!!!) : ils boivent le sang des animaux mais pas celui des humains ! Et les vampires vegans, ils mangent du boudin ?)
  • Côté filmographie, c'est filtre bleu sur toute la photographie pour faire ressortir la pâleur du teint des vampires (effet raté et agaçant à la longue, n'est pas Tim Burton qui veut), ralentis excessifs chaque fois que Bella croise Edward, son vampire chéri d'amour (dans le couloir de l'école, en classe, devant la voiture, devant le ventilateur, etc.) et des mouvements de caméra intempestifs qui donnent juste envie de vomir
  • Les dialogues sont extraordinaires de mièvreries quand Bella et Edward, son vampire chéri d'amour, daignent se parler entre deux longs silences : "Je t'aime, mais nan, moi non plus", "tu es l'amour de ma vie", "tu es ma vie à présent", "je t'aimerai toujours", "mais puisque je te dis que je t'aime", "je t'ai aimé, t'aime et t'aimerai" (là, j'extrapole, un peu). En plus de roucouler, il sortent aussi des énormités comme "Tu as tué des gens ? Oh, mais ce n'est pas grave (puisque je t'aime) !" et "la mort est douce, c'est la vie qui est difficile" ! Supers messages quand on sait que le public-cible visé est constitué d'adolescents...

Des citoyens américains lambdas qui jouent au baseball, me direz-vous ? Que nenni, Mesdames et Messieurs, ce sont les gentils vampires US végétariens qui se sont adaptés aux coutumes locales... N'importe, quoi ! Pffff.

A vrai dire, j'aurais adoré Twilight si j'avais été beaucoup beaucoup plus jeune, c'est certain (hiiiii, Robert Pattinson, il est trop bôôôôôôô !), mais le côté "Je suis amoureux de mon steak saignant, mais je résiste à la tentation et je préfère manger du tofu" du scénario a pris le dessus sur l'histoire romantique entre deux êtres qui s'aiment d'un amour si pur, si beau, si profond... Oh, Mon Dieu, vapeurs vapeurs !

Mais t'as rien capté, Koyangi, ce film, il déchire grave, c'est trop frais ! Et Robert Pattinson, il est trop bôôôôôô, hiiiiiiiii ! Je l'kiffe, je l'kiffe trop, hiiiiiiiiii !!!

Hhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!

A la sortie du cinéma, j'ai quand même avoué à mon frère que le film était "pas si mal". Comme quoi... Hiiiiiii !!!

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Vendredi 23 janvier 2009

La toujours très belle Marion se lassant de mes articles siamoisants - ce que je comprends car les soirées-dias, ça gave à la longue - m'a posé la question suivante :

"Bon, c'est pas tout, mais c'est qui, ton super-héros préféré, belle enfant ?"

On remarquera le très approprié "belle enfant", merci Marion, ça fait toujours plaisir ! ;o)

Dans la vraie vie, hormis papa qui concourt dans la catégorie super-papa, mon super-héros préféré est Lui. Trop évident, me direz-vous, hé bien, pas du tout ! Je vous livre sa dernière prouesse : Rentré mardi d'un séminaire en Suisse allemande grippé comme jamais, Lui m'a appelée au travail ce matin de sous sa couette et ses coussins pour m'annoncer d'une petite voix faiblarde qu'il m'emmenait à Lisbonne pour la St-Valentin !!!

Lui est un super-héros car :

  • Il sait que le 14 février est un jour spécial.
  • Il se rappelle de la fête de la Saint-Valentin alors qu'il est salement malade, tandis que certains l'oublient bien qu'ils soient en pleine forme physique et en pleine possession de leurs facultés.
  • Il anticipe cette fête en me préparant un séjour à Lisbonne pour cette occasion, love love love, Chéri d'amour !
  • Il n'y a pas de doute, cet homme m'aime.

Je suis pourrite-gâtée, je sais. Qu'elle me semble loin l'époque où j'attendais bêtement près de mon téléphone portable qu'un ex-M. Goujat veuille bien se donner la peine de se manifester pour me donner de ses nouvelles - "Mais pourquoi ça fait 3 jours qu'il ne m'a pas appelée ?" - et que je lui trouvais toutes les excuses possibles : "Il est sans doute trop occupé professionnellement (et alors, je compte pour beurre, moi ?), trop fatigué (la bonne excuse), trop stressé (tandis que moi pas, non non), trop Mars par rapport à Vénus (c'est cela, oui), trop enlevé par les extra-terrestres (là, ça se discute)". Pourtant, je n'avais pas mis la barre bien haut : ce n'est pas difficile de prendre 3 secondes dans un emploi du temps surchargé pour appeler la personne qu'on est censé aimer... Conclusion : les filles, si un homme vous traite ainsi, laissez tomber car il ne vous aime pas. Un homme amoureux est capable d'accomplir des efforts inouïs rien que pour vous faire plaisir et ce, même s'il est à l'article de la mort.

Dans la vie super-pas vraie, mon super-héros préféré est Serval !

Ouais, ça fait super-peur, un Serval ! Allez, coucouche panier, vilain minou !

Ou plus exactement Wolverine qui est un glouton ou un carcajou en français et non un serval. Mais un super-héros qui s'appelle Le Glouton, c'est super-moyen...

Là, ça le fait nettement plus ! Surtout quand Wolverine, c'est Hugh Jackman... Aaaaah, Hugh, grrrrr ! Tiens, il a la même coupe de cheveux que le chanteur M, non ?

Wolverine est mon super-héros préféré car il est une vraie teigne solitaire - je n'aime pas les personnages lisses comme Superman, Capitaine America ou Spiderman. On sent qu'il y a du vécu dans cet homme en adamantium qui cache ses blessures d'enfance derrière un aspect bourru. J'ai toujours aimé les BD de Wolverine, surtout son histoire d'amour avec Lady Mariko Yashida, digne d'une tragédie nippono-grecque : Wolverine commence par tuer le père de sa fiancée pour détruire le cartel du crime qu'il préside ; le couple décide de se marier malgré tout car leur attirance est super-profonde mais elle finit par le super-rejeter lors de la cérémonie de mariage - elle est en fait possédée par Mastermind, un super-vilain - et Wolverine finit par la trucider de ses propres griffes, à sa demande, pour abréger ses souffrances dues au poisson super-mortel que lui a inoculé un assassin super-yakuza. C'est super-triste, non ?

Pauvre Mariko au karma super-pourri...

J'ai bien aimé Iron Man aussi, mais le film plutôt que la BD (aaah, Tony Stark, grrr). Et en parlant de film, X-Men Origins: Wolverine sort en avril cette année, youpiii !

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Vendredi 5 décembre 2008

Je sais que les mois de novembre et de décembre sont propices aux dépressions saisonnières mais je n'ai jamais été aussi sensible que cette année ! Par exemple, je ne peux plus regarder un seul DVD sans verser quelques larmes. Si cela peut se comprendre pour Into the Wild, le long-métrage poignant de Sean Penn qui raconte le parcours initiatique d'un jeune homme prêt à tout sacrifier pour son idéal de liberté, je m'interroge encore sur la bouffée de mélancolie qui m'a envahie en visionnant Mamma Mia ?!

Meryl Streep qui fait la fofolle avec ses copines en chantant "Dancing Queen", c'est plutôt festif et joyeux pourtant...

C'est vrai qu'il faisait nuit et que j'étais toute seule devant la TV, mais sangloter sur les chansons d'Abba interprétées par Meryl Streep en grande forme et Pierce Brosnan vêtu de strass et de paillettes, il faut le faire !

Pourtant, je n'ai pas la larme si facile d'habitude... Bien sûr, il m'est arrivé d'être très émue devant des téléfilms crétins où l'on voit Fido, le gentil chien fidèle et unique confident du cadet attardé de la famille, se faire méchamment écraser par une benne à ordures après avoir sauvé une nichée de canetons, mais c'est normal, c'est tragique une destinée pareille.


Mais la palme de la séquence de film la plus triste pour moi revient à Dumbo l'éléphant de Walt Disney quand il est séparé de sa maman et qu'elle le câline une dernière fois du bout de sa trompe à travers son wagon en bois... Il est tellement petit et démuni face aux railleries des autres animaux, avec ses grandes oreilles et ses yeux bleus candides plein de chagrin ! C'est atroce. Heureusement qu'il lui reste Timothy la souris...

Bouhouhou.


Je crois que je vais en rester là pour aujourd'hui et aller me moucher, sniff.

Promotions du jour et de demain à la Migros : 50 % sur toute la vaisselle en verre y compris les carafes (vendredi), 50 % sur les pâtés en croûte Saint-Nicolas soit CHF 9.- à la place de CHF 18.- (samedi).

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Jeudi 23 octobre 2008

Guillermo Del Toro est, avec Peter Jackson, un cinéaste que j'aime beaucoup par sa faculté de filmer autant de grosses daubes hollywoodiennes calibrées comme je les aime (Hellboy, Blade, Harry Potter et le Prisonnier d'Askaban) que des bijoux subtils, féeriques et malsains comme le "Labyrinthe de Pan", qui mélange avec virtuosité l'étrangeté d'Alice au Pays des Merveilles, l'esprit de Cocteau et l'Espagne à l'époque de Franco, ce qui, sur le papier, n'est pas une mince sinécure.


D'esprit, cependant, je dois avouer qu'il m'en a sacrément manqué à la sortie de la projection de Hellboy II en compagnie de Lui.

Moi : J'ai bien aimé le film, mais il faut absolument que je vois Hellboy I !
Lui : Il me semble qu'il est passé plusieurs fois à la TV, étonnant que tu ne l'aies pas encore vu...
Moi : Le seul que j'ai vu, c'est celui où Hellboy rencontre l'Homme-Poisson !
Lui : Ah, alors tu l'as déjà vu, Hellboy I !
Moi : Ah bon ? Alors, il faut que je vois Hellboy II !
Lui : Mais... ?! On vient de le voir !
Moi : Mais non, celui-là, c'était le 3 ! Quoi... Il n'y a eu que 2 films ? Ah, oui, c'est vrai, si c'est écrit II après Hellboy, cela doit certainement vouloir dire que c'est le deuxième... Huh huh huh...

Lui n'a pas une vie facile tous les jours avec moi... mais au moins, il ne s'ennuie pas. Hum.


Et maintenant, un gros spoiler sur la fin de Hellboy II, que vous pourrez lire en surlignant le paragraphe ci-dessous, si vous avez déjà vu le film ou si vous ne comptez pas aller le voir :


Moi : Je ne comprends pas pourquoi la Princesse Elfe se suicide à la fin pour périr en même temps que son frère jumeau, vu que les coups portés sur l'un sont aussi portés sur l'autre. Elle n'avait qu'à le faire tout de suite dès qu'elle a compris qu'il n'était qu'un sale méchant, l'histoire était réglée et ils n'auraient pas eu tous ces soucis !
Lui : Oui, mais il n'y aurait pas eu de film !
Moi : Aaaaah...

Conseil du coach : "Prépare des aliments à cuire au four pour te laisser le temps de jouer avec tes enfants ou de faire d'autres exercices".

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