Les belles personnes

Mardi 25 août 2009

L'article du jour est entièrement consacré au retour sur la toile de ma Super-héroïne préférée, j'ai nommé Flasmarion, la femme bionique aux deux millions de bagouzes, qui a survécu deux ans au Japon, sans jeux d'immunité ni de confort, et qui est reviendue de ses vacances !

En ce 25 août 2009, gloire lui soit rendue !

Les blogs ont ceci de bien que, même si je ne sais toujours pas à quoi ça sert, ils permettent d'établir des liens avec le monde extérieur comme autant de connexions amicales vers des personnes que l'on ne connaît ni des lèvres ni des dents. Or, il arrive parfois que ce principe perpendiculaire de virtualité rejoigne la réalité du microcosme synchronique sous la forme d'une carte postale made in Japan :

J'ai eu droit à un dessin signé de la main du maître, évoquant toute la profondeur de sa détresse en terres nippones. J'en reste sans voix.

Devant cet étalage de virtuosité et cette débauche de couleurs flashy nipponisantes, je ne pouvais que remercier son auteur ! D'abord en lui remettant son prix de
péché de gloutonnerie : un tube de cenovis remporté haut la main face à des concurrents redoutables aux goûts alimentaires plus dégueux les uns que les autres, puis en annexant quelques suisseries dans le colis, dont un tube de Parfait, pâté de foie riche en vitamine B12 et une carte avec la photo de deux sublimes éphèbes helvétiques, propres à détourner notre héroïne de son amour inconditionnel pour Luis Mariano. Je suis diabolique.

Comme je n'ai pas annexé de mode d'emploi pour le tube de cenovis et de Parfait (non, Flashmarion, pas de cenovis en masque sur le visage ! Sur les pieds à la rigueur, mais pas sur le visage), voici la marche à suivre en images et en technicolor :

(c) Photo : Internet

Utilisation du cenovis
Prendre du pain, de préférence du pain de seigle aux noix AOC Valais, sinon un pain lambda. Découper une tranche et la beurrer, puis poser délicatement un petit centimètre ou l'équivalent d'une pointe de couteau de cenovis, car c'est assez fort, cette combine, et l'étaler régulièrement. Manger. L'auteur de ce blog n'est pas responsable des éventuels haut-le-coeur et vomissements qui pourraient survenir. Au travail, nous avons perdu un collègue français après lui avoir proposé ce condiment à base de levures de bière et ne savons toujours pas s'il a démissionné à cause de nous ou pour des raisons qui lui sont propres. On peut enduire les cornichons de cenovis (beuârk) comme le fait ma collègue Jumelle Astrale ou le diluer dans des sauces, mais je n'ai jamais testé. Plus de renseignements
ici.


Utilisation du Parfait
Prendre du pain, de préférence un petit pain au lait, presser le tube à conserver dans un réfrigérateur, étaler et manger. C'est simple, rapide et goûtu. Mon frère et moi l'appelons le foie gras des pauvres, mais ce n'est pas gentil.

De haut en bas : Parfait suisse au foie, pâtes suédoises de crabe et homard, jambon avec petits morceaux et olive mozzarella. Ca fait très envie... Slurp !

Dans la catégorie pâtes à tartiner, ma collègue Samuelle nous a ramené des tubes de ses vacances en Suède que nous avons testés et que nous n'avons pas aimés, le pire étant celui à la mozzarella ! C'est marrant cette nourriture en tube digne de la conquête spatiale à l'ère soviétique, dites-moi, vous en avez aussi chez vous ?

- Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Vendredi 7 août 2009

Hier, j'ai posé un jeudi impromptu.

Une journée de congé en pleine semaine, comme ça sur un coup de tête, pour me faire du bien, pour travailler sur mon projet no 1 qui est désormais posé sur les rails et qui nécessite quelques derniers réglages minutieux avant son lancement au grand jour, pour m'amuser avec la puce et son papa (= ma nièce et mon frangin) et me baigner avec eux dans notre piscine.

Du soleil, de l'eau, une tarte au citron. La puce qui nage comme un dauphin, la puce qui plonge, qui rayonne.

La puce, bientôt 7 ans, qui me fait rire devant les vitrines des grands magasins :

La puce : Oh, regarde Tata, la jolie robe !!!
Moi : Une robe imprimée léopard ? Tu aimes le léopard ?
La puce : Oh oui, quand je serais grande, je mettrais des robes en léopard ! Avec des bottes !
Moi : Hé bien, ça promet... ;o)
La puce : Le T-shirt à côté n'est pas joli, il n'y a pas assez de léopard dessus !
Moi : C'est clair, il fait vraiment trop cheap.
Le frangin (qui soupire) : Ce qu'il ne faut pas entendre...
...
La puce : Et toi, Tata, tu mettras quoi quand tu seras grande ?
Le frangin : Tu veux dire quand Tata sera vieille ?

Hin hin.

Un fichu, des binocles et des bas de laine, voyons, sans oublier la moustache qui pique.

Ils sont trop mignons les enfants à cet âge et c'est tellement bien d'être Tata... même sans robe en léopard.

- Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 26 juin 2009

Imaginez la scène au restaurant pendant la pause déjeuner : tables trop rapprochées, serveurs affairés, du risotto pour la 7, un ristretto et l'addition pour la 8. Parmi les gens attablés, l'un d'entre-eux, plongé dans une discussion animée, déplie sa serviette et envoie malencontreusement valser son verre de vin rouge... directement sur mon pantalon. Ò Joie.

"Oh, mille excuses, je ne voulais pas, je vous assure, c'est vraiment trop bête, je suis tellement confus..."

Oui, c'est bête.

Mais ça arrive. C'est du moins ce que j'ai répondu au maladroit tout en pensant que s'il avait bu de l'eau, j'aurais pu gérer la situation mais là, avec ma cuisse mouillée et cette odeur tenace de vinasse... Je ne peux pas retourner au bureau dans cet état, c'est sûr.

Sans réfléchir, je me précipite dans le premier magasin venu pour acheter une paire de collants, mais lorsque je vois mon reflet dans la glace de la cabine d'essayage, je me rends compte que ma tunique est bien trop courte pour me servir de robe. Ou alors, j'assume le côté mini-mini au ras des fesses... A 23h en boîte, ça passerait, mais à 14h au travail, ça le fait nettement moins. Quant à porter ma tunique sans collants, autant m'exiler directement à Ibiza.

J'appelle ma collègue Jumelle astrale pour l'avertir que je rentre chez moi me changer et que j'aurais du retard. Je monte dans un taxi, arrive devant la porte d'entrée... et m'aperçois que j'ai oublié la clé au bureau ! Ach, damned de pipette en plasticine certifiée anti-OGM ! Que faire ? Sonner en espérant que Kimchi le chat saute sur la poignée pour déverrouiller la serrure alors qu'elle ne sait pas le faire ? Appeler Lui pour qu'il vienne d'urgence à ma rescousse sur son blanc destrier m'ouvrir la porte ? Contacter la voirie, la gendarmerie, le service du feu ? Pleurer chez maman ?

De dépit, je décide de marcher jusqu'à la Migros (supermarché suisse) en espérant que je trouverais un pantalon à me mettre. Même cheap, même mal coupé, même pourri, qu'importe. Tant que j'aurais l'air décente, ça ira. En chemin, je rencontre Belinda, qui amène sa fille vêtue d'un tutu rose à son dernier cours de danse.

Je ne vous ai encore jamais parlé de Belinda et c'est une erreur de ma part car Belinda est une fille que j'aime beaucoup et qui a tout pour elle : elle est canon, blonde, sexy, spirituelle, drôle et sait se mettre en valeur. Certaines mauvaises langues, vertes de jalousie devant sa plastique parfaite, pourraient la qualifier de pouffe, mais il n'y a que les moches pour médire sur les belles plantes. 

Nous nous embrassons, bisous, comment ça va.

Moi (désespérée) : Oh, Belinda ! Silteplé, pourrais-tu m'aider ? Aurais-tu un pantalon à me prêter là comme ça tout de suite en urgence ? Je n'ai pas la clé pour rentrer chez moi et je ne sais pas où aller on m'a abandonnée, j'ai faim, j'ai froid et j'ai peur !
Belinda : Mais bien sûr ! Je me demandais d'ailleurs pourquoi tu avais mis des collants par cette chaleur ?
Moi : Euh... Les collants, ce n'est pas parce que j'ai froid, c'est juste que... ma tunique est trop courte et que j'essaie de limiter les dégâts !
Belinda : Ah ? Mais je ne trouve pas qu'elle soit si courte que ça ta robe ?!
Moi : Vouiiiii, mais ce n'est pas non plus vraiment une robe... Et il faut que j'aille travaiiiiillller... Help, Belinda, help !

Finalement, Belinda m'a amenée chez elle pour me donner l'un de ses jeans et j'ai pu repartir à la mine, la réputation sauve et le coeur léger ! C'est à cela que l'on reconnaît les vrais amis : lorsqu'on peut compter sur eux pour nous tirer du pétrin. Merci Belinda !

- Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 15 juin 2009

Chaque jour ou presque, je passais devant lui sans lui prêter d'attention, la tête emplie de mes futilités habituelles : "Que vais-je manger ce soir, ne pas oublier mon rendez-vous chez Jessica mercredi, zut, j'ai oublié d'acheter du Décolor Stop pour le linge, est-ce possible d'embrasser Hugo Gothik même s'il est marié à Morgana dans Sims 3, Lui va-t-il accepter que je prépare du tiramisu à la fraise pour le dîner de vendredi ou me dira-t-il que c'est trop gras ?"


Un beau matin de juin, pourtant, mon regard se posa sur des bouquets de pivoines, exposés dans des seaux à même le pavé sur la place de la Gare. La pivoine étant l'une de mes fleurs préférées, je décidais aussitôt d'en acheter et surpris la conversation du marchand de fleurs ambulants avec l'une de ses fidèles clientes, à en juger d'après le ton familier de la conversation. J'appris ainsi que le Monsieur aux belles fleurs s'apprêtait à partir au Viêtnam pour aider des enfants dans des écoles et qu'il avait même un site sur Internet où il en parlait. Malheureusement, sotte que je suis, je n'ai pas eu la présence d'esprit de lui demander le lien sur le moment... puis, je ne voulais pas m'immiscer dans leur discussion, étant de nature plutôt réservée en présence d'inconnus.


Après avoir choisi mon bouquet, j'ai tendu un billet au brave Monsieur, en lui disant qu'il pouvait garder la monnaie pour ses petits écoliers, que c'était certes une modeste contribution à son action, mais que le coeur y était. Le Monsieur, qui porte très bien la moustache, le canotier et le tablier vert, ne l'a pas entendu ainsi et m'a offert une rose et quelques pivoines supplémentaires en prime !


Alors oui, Monsieur Dame, on a beau nous rabâcher que c'est la crise, que les temps sont durs et que c'était mieux avant, en attendant, il y a toujours de belles personnes qui arrivent à semer le bonheur autour d'eux par leur simple présence et des attentions délicates.

Inutile de vous dire que les fleurs se sont épanouies comme je l'ai rarement vu et qu'elles sentaient divinement bon.

- Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Mercredi 27 mai 2009

Edit : soirée de rêve, soirée de rêve, qu'elle disait la P'tite ! Bouhouhou, Manchester United a perdu, que je suis triste... :o( Bon, je vais reconsidérer mon projet d'acheter le Club.

Ce soir, c'est la finale de l'UEFA Champions League, le choc des Titans, Manchester United vs Barça, Cristiano Ronaldo (rrrrooouuuu) vs Lionel Messi, en un mot, une soirée de rêve !!!

Enfin, pour celles et ceux qui aiment le football, on se comprend...

Cela fait plusieurs jours que j'attends ce moment, car outre le match et la fin du match où les footballeurs s'échangent les maillots (rrrrooouuu Cristiano), je vais me retrouver seule avec ma bande de bogosses habituels : Lui et ses amis.

Pour une fille au sens de l'esthétisme poussé comme moi - bah voui, je n'ai pas étudié les arts plastiques pour rien ;o) - je peux vous assurer que c'est un régal pour les yeux de voir autant de bogossitude réunie, à l'écran comme à mes côtés. Voyez plutôt les photos prises lors de la demi-finale de la Champions League, on pourrait légitimement s'attendre à une horde de supporters en maillot avec une bière dégoulinante à la main, mais non, chez nous, les soirées foot se passent comme pour un mariage dans l'élégance, la sobriété (hum, pour la sobriété, on repassera... Enfin, ça dépend de l'heure) et le bon goût :

Mumu de printemps, ceinture H. Mumu déteste que je l'appelle Mumu et préférerait que je l'appelle JJ, mais JJ, c'est une copine à moi, donc ce n'est pas possible.

Mumu d'hiver, ceinture LV. Admirez le sol en marbre blanc la pose assurée du dandy dans toute sa splendeur. On dirait qu'il a défilé sur les podiums toute sa vie.

Lobo de printemps, ceinture ? Lobo pour Loup (traduction de El Lobo, même si ce Lobo-là n'a rien d'espagnol) et pas pour Lobotomisé, hein ? Plus classique mais tout aussi efficace et un bouc pour le côté wildissime (c) Samuelle.

Lui de mi-saison, tenue de sortie. Au travail, Lui est vêtu comme le Mumu et le Lobo de printemps, autrement dit, costard-cravate-chemise-gilet.

Il n'y a pas à dire, on sent que derrière ces photos se cache du beau mâle et du lourd, selon l'expression que Lui et ses amis ont inventée bien avant qu'elle ne rentre dans le langage populaire. De plus, et même si je dois regretter l'absence de Chico qui est carrément à Rome aujourd'hui pour assister au match dans le stade, ils ne sont pas seulement jolis, mais ils sont aussi adorables, vaillants et braves... Quoique, ça dépend de qui on parle ;o). Pour parodier ce cher M. Jean de La Fontaine, l'auteur des fables et non un obscur voisin à nous, je dirais que le ramage se rapporte largement au plumage et qu'ils sont les Phénix des hôtes de ces bois de Sauvabelin. En revanche et contrairement au corbeau de l'histoire, je crois que cela leur est complètement égal de laisser tomber du fromage, car ils savent qu'au pire, ils pourront toujours aller en acheter à la Migroche*.

Vous comprenez à présent pourquoi j'adore les matches de foot ? Et si je vous dis que je pars bientôt en week-end à Lisbonne avec la bande de bogosses, vous me détestez ?

*La Migroche, et son dérivé "La Migroche, elle est fermèche", est la prononciation à la portugaise de la Migros, un supermarché helvétique caractérisé par un à trois M orange, selon l'importance.

- Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 19 mars 2009

Mercredi 18 mars : 4424 pas (0 : j'ai passé ma journée et ma nuit à rouler avec Bumblebee), achats utiles (0 : tickets de parking et dîner au restaurant), gloutonnerie : glace vanille et haricots rouges en dessert qui était comprise dans le menu. J'aurais pu la donner aux écoliers comme Marion, mais il n'y en avait pas dans la salle, je le jure ! (-1).

Total : 0 point bonus -1 point péché capital = -1 point paradis des fruits (c) Marion

Décidément, je les aime de plus en plus mes lectrices blogueuses ! Non seulement elles sont sympas, mais en plus elles sont fraîches, pimpantes et jolies ! Je suis très fière d'avoir un lectorat d'une telle qualité (et vlan -1 point péché d'orgueil).

Après mon "goûter-kidnapping" avec la douce Emma, que je salue au passage, j'ai eu l'insigne honneur de dîner avec Miss Fricadelle qui m'a avoué qu'elle n'avait jamais rencontré de blogueuses dans la vraie vie, même si cela fait 4 ans qu'elle écrit sur le net. Je ne vous explique pas la pression que j'avais ! ;o)

Rendez-vous avait été fixé à 19h30 à la Maison de Corée à Genève, où je suis arrivée en retard et Miss Frica aussi. Comme je ne suis pas encore au point dans l'organisation de mes soirées de blogueuses, j'avais oublié mon téléphone portable dans ma voiture et Miss Frica s'est évertuée à m'appeler 6 fois (!) sans que je réponde. Génial. Mais où avais-je la tête, alouette ?

Les mains de Miss Fricadelle qui sait vernir ses ongles toute seule comme une pro ! Avec des petites fleurs sur les ongles en prime (regardez bien la base de l'index) !

En plus et je ne sais pas pourquoi, j'étais persuadée que Miss Frica était blonde alors qu'elle est une belle brunette au nez fin et à l'ovale du visage parfait. La magie du Web 2.0 a fait que nous nous sommes tout de suite entendues et nous avons pu entrer dans le vif du sujet, sans avoir à passer par les questions du genre : tailles, âges, poids, mensurations, chez moi ou chez toi, etc.

Après du miyeok guk (un potage aux algues "au goût d'eau de mer" selon Miss Fricadelle), des raviolis et du japchae, nous avons mangé un pulgogi ou barbecue coréen avec les traditionnels petits plats de légumes et un bol de riz, puis une boule de glace vanille nappée de sauce aux haricots rouges.

J'ai appris plein de choses avec la Miss, notamment ce qu'était un Moonrabbit et un Trollit (private joke). Elle m'a aussi donné plein d'astuces pour ne plus souffrir dans des chaussures neuves trop serrées, conseils extrêmement bienvenus maintenant que le printemps semble cui-cuiter à nos oreilles et que les orteils ne demandent qu'à s'étirer en un long mouvement voluptueux dans des sandales Prada.


Sous un pseudo qui ne lui ressemble guère - je rappelle qu'une fricadelle est une saucisse - j'ai découvert une personne pétillante et enthousiaste avec plein de projets dans la tête !


Nous nous sommes quittées au parking de la glace place de Cornavin où j'ai repris Bumblebee, qui m'a montré sur l'autoroute qu'elle avait un bobo quelque part au moyen d'un signal lumineux orange qui s'est affiché sur le tableau de bord. Mince, allais-je exploser à 120 km/h par une nuit de lune sans étoiles ? Et mourir bêtement, un volant dans les mains entre Ikéa et Pfister Meubles ? Finalement, Lui qui parle le langage des voitures, m'a dit ce matin que Bumblebee avait un chausson qui s'était peut-être dégonflé et qu'il fallait que je passe dans un garage vérifier la pression des pneus. Voilà ce que c'est que de "se la péter" avec une voiture bourrée d'électroniques, c'est fragile ces petites choses.

Maison de Corée

Monsieur Kim Chong-Chul
Rue des Corps-Saints 4
1201 Genève

Tél : +41 22 741 45 41

- Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Jeudi 5 mars 2009

Mercredi 4 avril : 6892 pas (0), achats utiles (0 : 2 billets de bus, 2 thés), pas de péché capital (+1).

Total
: +1 point bonus -0 point péché capital = +1 point paradis des fruits (c) Marion

"Ton cercle de connaissances, toujours élargir devras, Jeune Koyangi Padawan Skywalker"
me disait un jour Maître Lui Yoda, rentré d'une soirée bien arrosée avec ses amis. Comme il était bourré très fatigué, je n'ai prêté qu'une oreille - l'autre étant cachée par mon oreiller - à sa phrase de formulation hyperbate et me suis endormie tel le Jar-Jar moyen.

C'était sans compter sur la chance et le destin ! Un jour de grâce de l'an deux mille neuf, Emma m'adressait un commentaire suite à une bafouille que j'avais laissée sur le blog extrêmement attachant de
Caroline la Carobine. Comme nous habitions toutes les deux dans la petite bourgade provinciale qu'est Walnut Grove Lausanne, nous résolûmes de nous rencontrer dans le cadre d'un "goûter de blogueuses" (bon, je vais abandonner le passé simple car je vais avoir de la peine à me retenir de ne pas glisser un subjonctif imparfait ici ou là. La tentation est trop grande et il est de bon ton que je fasse jeûne et abstinence en cette période de Carême. J'adore le subjonctif imparfait, ne me demandez pas pourquoi).

Après quelques mois d'expérience dans le monde magique mais parfois impitoyable de la blogosphère, j'ai remarqué qu'un blog n'est digne de ce nom qu'après avoir rempli certains pré-requis :

  • Avoir des lecteurs et des commentaires.
  • Organiser un "goûter de blogueuses", souvent chez Ladurée, sinon chez Quick.
  • Recevoir un commentaire d'un Troll ou de plusieurs Trolls (un Troll, c'est un lecteur/trice, anonyme la plupart du temps, qui laisse des réflexions désobligeantes voire carrément méchantes sur les blogs des autres, du genre : "Koyangi, t tro nul é ton blog e a iéch !", sauf que je le sais déjà, merci). Moi, mon Troll, c'est mon frangin ! (meuh, non, frérot, ne le prends pas mal, j'adore quand tu viens me troller ! Tu seras toujours le bienvenu ici).
  • Publier des billets sponsorisés par une marque qui cherche à placer ses produits. Pour info, Messieurs les publicitaires, j'accepte tout ce qui touche de près ou de loin à la nourriture, les robots - aussi ménagers - et les tapettes à mouches. Euh, non, pas les tapettes à mouches : tuer les mouches, c'est mal et tuer tout court aussi.

Comme nous n'avons pas de Quick à Walnut Grove Lausanne ni même de Burger King (la dèche cette ville, je vous dis), j'ai proposé à Emma de nous retrouver chez Cocooning, une boutique toute cosy du centre-ville avec plein de produits naturels que je m'étais promis de découvrir un jour.

(c) Cocooning. Une ambiance douillette et chaleureuse avec plein de "sent-bons". J'irais faire une razzia après Carême ! Il y a un savon-shampooing qui m'intrigue...

J'ai reconnu Emma sans problème dès que j'ai ouvert la porte et elle aussi, je pense : avec mon teint de "rebut des rizières" (hommage au grand Clint et à son dernier film "Gran Torino", excellent comme toujours), c'est facile ! ;o) J'ignore si je commence à percevoir les auras comme je l'avais fait avec Petz qui "irradiait de gentillesse" dans les rues à Noël, mais Emma dégage quelque chose de particulièrement harmonieux dans ses gestes, son parler et son attitude. Tout est douceur en elle, ne serait-ce que la blondeur de ses cheveux qui illumine ses yeux de chat, son timbre de voix posé et tranquille ou ses vêtements sobres et élégants, mention spéciale à la blouse bleue qu'elle portait sur son pull noir.

(c) Cocooning. Après Carême, j'irais aussi acheter un verre-tasse de thé avec diffuseur intégré trop trop frais !

Une fois nos thés commandés (un "Rituel africain" pour Emma et un "Chaï Je ne me souviens plus" pour moi), nous avons discuté, discuté, discuté jusqu'à ce que le magasin ferme ses portes, puis nous avons marché jusqu'au lounge bar
Le Colony où nous avons discuté, discuté, discuté... jusqu'à 21h45 !!! Ce n'était plus un "goûter de blogueuses" mais une "soirée de blogueuses".

(c) Colony. Un bar lounge spécialisé dans les "after-works" très très loin du livre "L'Art de la Simplicité".

Vous aurez sans doute compris que le feeling était au rendez-vous : Emma m'a raconté des histoires d'aventures incroyables qui m'ont transportée dans l'océan Indien et je lui ai parlé de "ma vie, mon oeuvre" toujours inexistante à ce jour. Ce qui m'a fait le plus plaisir à entendre, c'est quand elle a déclaré que son homme était parfait ! Alors que nous sommes submergés d'ouvrages traitant de ruptures, de mort du couple après 3 ans, de Mars et Vénus et de "comment surmonter son chagrin d'amour grâce à Häagen Dazs", j'avoue que cela fait un bien fou de savoir que oui, dans ce monde sinistre et froid où il faut payer des impôts, il existe des hommes et des femmes qui sont heureux ensemble.

Nous nous sommes donc quittées à 21h45 pour rejoindre nos hommes, qui nous ont... grondées. L'Homme Parfait d'Emma, qui se méfie avec raison des pervers qui sévissent sur le net, a craint de ne plus revoir sa dulcinée et a pensé que mon blog n'était qu'un piège pour l'attirer dans mes filets de psychopathe-kidnappeuse (il ne m'a pas vue car je ne suis pas bien impressionnante avec mon mètre 10 et mes 45 kilos...), surtout que Jean-Luc Delarue présentait, paraît-il, une émission sur les enlèvements hier soir ! Quant à Lui, il m'a reproché de n'avoir pas proposé à Emma de dîner ensemble plutôt que de la laisser mourir de faim devant son thé de l'Himalaya pas infusé. "Tu te rends compte", m'a-t-il dit, "Elle a dû rentrer chez elle avec la dalle et en te traitant de pingre !".

Une belle rencontre, donc, sauf que je ferais mieux la prochaine fois dans l'organisation de mes "goûters de blogueuses".

- Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Mercredi 21 janvier 2009

Hier, je voulais tout dézinguer sur mon passage tendance serial-killeuse sous psychotrope, aujourd'hui, je ne suis que paix et amour.

Ce revirement d'humeur me surprend et m'inquiète par sa soudaineté : serais-je borderline, nom d'une pipe ? Mais non (enfin, pt'être bien que si), la solution est simple ! Une bonne soirée débutée en présence du binôme papa-maman, suivie de deux rendez-vous avec des amis a suffi pour que je retrouve mon entrain et ma vaillance légendaire.

Hier donc, nous étions le 20 janvier 2009.

Cette date restera marquée à jamais dans l'Histoire avec un grand M, parole d'ancien lofteur has-been, car le 20 janvier 2009, Barack Hussein Obama devenait le 44e Président des Etats-Unis d'Amérique dans le monde (yes he can) et mon brave copain Oli sortait l'édition 2009 du Swisspassport à Lausanne en Confédération Helvétique dans le monde (yes he can) !


Oli a toujours su choisir des dates historiques pour le lancement de ses Swisspassports. Cet homme est génial.

Ceux qui débarqueraient sur mon blog et qui n'auraient pas le courage de lire mes articles dans leur exhaustivité (si, si, c'est possible, ma copine mjb l'a fait, elle !), peuvent cliquer ici pour une séance de rattrapage.

Comme chaque année, Oli a fait les choses en grand en nous conviant dès 19h au Bar Tabac de Lausanne.

Vu sous cet angle, on dirait un peu l'entrée d'une crypte... Mais cela n'a rien à voir ! Le Bar Tabac est un bistrot charmant et chaleureux et pas un lieu de rendez-vous secret pour vampires... quoique, cela reste à vérifier.

Le Bar Tabac, sis au 7, rue Beau-Séjour, est un bar sympathique, qui, contrairement à ce que son nom pourrait le laisser supposer, est sans fumée les lundis, mardis et mercredis. L'ambiance rappelle un peu l'atmosphère d'Amélie Poulain avec son zinc noir, ses affiches anciennes au mur, ses petites tables de récupération en bois et son parquet aux lattes irrégulières. Le Bar Tabac est sans doute aussi le plus "parisien" des cafés lausannois : La fréquentation est très éclectique passant du yuppie bien habillé à la femme enceinte, de la fashionista au vieux monsieur solitaire plongé dans son journal. On y boit d'excellents breuvages comme de la citronnade à l'ancienne, du sirop gingembre-safran, du thé de menthe fraîche aux pignons, mais aussi de l'absinthe et d'excellents mojitos, le tout accompagné de rillettes de canard, de tomme vaudoise, de tomates séchées et autres saucissons secs du terroir.

Une super adresse, que vous retrouverez dans les brochures d'Oli distribuées gratuitement par les meilleures enseignes de la ville et les hôtels quintétoilés que sont le Lausanne Palace et le Beau-Rivage Palace, où officie la talentueuse Chef française Anne-Sophie Pic (je me dois d'aller goûter ses plats et c'est non-négociable).


Car voyez-vous, Lausanne est plus qu'une misérable cité de province, comme nombre de Parisiens et de Genevois pourraient le penser. Certes, on y parle lentement et avec des mots bizarres (t'as passé la panosse ? / T'es royé ou bien / Tcheu c'te souillasse ! / Dedieu, c'est quoi ce chenit ?), mais cela n'a pas empêché des personnalités comme Voltaire, Mozart, Napoléon 1er, Sissi Impératrice, le Mahatma Gandhi, le Baron Pierre de Coubertin, Rita Hayworth, Grace de Monaco, j'en passe et des meilleurs (Antoine de Caunes, Mikhaïl Gorbatchev, Ruud van Nistelrooy, par exemple, contribution personnelle tirée de mes archives privées ;o)) d'y séjourner, d'y vivre, d'y accoucher, d'y mourir et d'y être enterrées. Nous avons en effet un espèce de "mini cimetière du Père Lachaise" où reposent Coco Chanel et Eugène Viollet-le-Duc parmi tant d'autres, célèbres ou anonymes, vanitas vanitatis, amen.


J'ignorais que tous ces People s'étaient un jour arrêtées à Lausanne - vous connaissez probablement la légendaire image de retenue et de discrétion des Suisses, qualités qui produisaient d'excellents banquiers à une époque désormais révolue - et l'ai appris grâce au Swisspassport (pour info, ce billet n'est pas sponsorisé ;o)) !

Même si je n'y ai fait qu'un saut car j'avais un dîner juste après avec ma copine Madame, j'ai passé un agréable moment à discuter avec le représentant de Tabac Besson, situé à la rue de Bourg (notre Rodeo Drive local ;o)), qui avait les faveurs du romancier Georges Simenon (l'établissement, pas le représentant) et l'un des frères Jobin - ai-je parlé à Yves ou à Hervé Albert ? - créateurs de bijoux très originaux.

- Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 25 novembre 2008

 

Un jour, je me suis trouvée très embarrassée lorsque deux Coréens - des vrais, pas comme moi - m'ont demandé quels stars nous avions en Suisse. Autant les stars françaises comme Catherine Deneuve, Audrey Tautou, Zinedine Zidane, Jean Reno leur sont familières, autant les stars helvétiques leur parlent moins voire carrément pas du tout.

 

J'ai pensé à Stephan Eicher, notre chanteur qui s'exporte le mieux... enfin jusqu'en France ; à Darius Rochebin, notre PPDA local ; à Stéphane Chapuisat, footballeur assez connu puisqu'il a joué au Borussia Dortmund ; à DJ Bobo et son Chihuahua... et j'ai oublié le célébrissime Georges Baumgartner !

 

Georges Baumgartner, qui vit à Tokyo depuis 1982, est un journaliste indépendant qui travaille pour le compte de la RSR (Radio Suisse Romande), la TSR (Télévision Suisse Romande), Radio Canada et le Canard Enchaîné. S'il est une véritable idole sur le territoire francophone de la Suisse, c'est qu'il conclut invariablement tous ses reportages dans la Capitale du Soleil Levant par sa signature vocale, devenue culte :

 

Georges Baumgartner

Radio Suisse Romande

Tokyo*

 

C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai rejoint le groupe de Georges Baumgartner sur Facebook, sur invitation de ma copine MJB, et que je projette d'acheter le ticheurte de parfaite groupie sur le site Graphein Factory.  

 

 

Ceci prouve qu'à part les banques (peut-être plus pour longtemps) et le chocolat, nous avons des célébrités et des boîtes de design au sommet de la fashion en Suisse ! Et je suis sûre que vous êtes jaloux... ou bien ? ;o)

 

*Prononcez "Teaukyo"

 

Conseil du coach : "Vérifie les étagères du bas au supermarché : c'est généralement là que sont stockés les articles les moins chers !".

- Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 21 novembre 2008

Celles et ceux qui me connaissent dans la vraie vie et les gentils amis blogueurs qui me suivent depuis la création de ce monument d'intelligence et de profondeur qu'est mon blog savent d'ores et déjà que le 21 novembre est une date spéciale pour ma chère collègue Samuelle et moi-même.

 

Conformément au rituel que nous avons instauré il y a tout juste un an, nous nous sommes attablées devant un hachis parmentier et une salade de saumon fumé, crevettes et artichauts, pour célébrer la bienheureuse Mère Marie Rivier, fondatrice de la Congrégation des Soeurs de la Présentation de Marie, qui n'a eu de cesse de s'occuper des pauvres et d'éduquer la jeunesse dans un esprit rebelle et "Jesus-style" en pleine Révolution française.

 

Ce 21 novembre 2008 est d'autant plus particulier pour moi que cela fait à peine 15 jours que j'ai renoué virtuellement avec mes anciennes camarades de classe sur Facebook et l'une d'entre-elles, MJB (non, ce n'est pas Mary J. Blige), m'a autorisée à reproduire quelques photos des femmes qui s'occupaient de nous à l'époque et qui exerçaient la profession de Soeur sous la houlette spirituelle de Marie Rivier.

 

C'est donc avec une certaine nostalgie que je vais vous les présenter, en mémoire de ce qu'elles ont été pour nous et de ce qu'elles ont essayé de faire de nous, avec plus ou moins de réussite. D'après mes souvenirs, il y avait :

 

Soeur Dominique

Soeur Louise du Bon Pasteur

 

(c) MJB - Soeur Denise devant ce qui ressemblerait presque à un gâteau de mariage. Admirez aussi les rideaux fleuris du réfectoire qui sont du plus bel effet.

 

Soeur Agnès

Soeur Célestine Marie qui était la soeur de Soeur Agnès

 

(c) MJB - Soeur Anna Maria en pleine partie de ping-pong "endiablée" ;o)

 

(c) MJB - Soeur Paul, Soeur Saint-Jean, une fille inconnue qui pourrait sortir de la Petite Maison dans la Prairie, et la Mère Supérieure dont je ne me rappelle plus comment elle s'appelait.

 

Soeur Julie de Jésus (mon cher collègue Petz remarquait qu'il était important que Soeur Julie précise qu'elle était de Jésus car Soeur Julie de Bouddha, ça aurait fait tache. Il faut pardonner à Petz car le pauvre, il ne peut pas comprendre. D'ailleurs, après avoir vu ces photos, il s'est exclamé que c'était bizarre car Samuelle et moi avions l'air d'être normales...).

 

Soeur Ste-Rita

Soeur Marie de Salles

 

Et certainement d'autres Soeurs qu'un début d'Alzheimer précoce m'a fait malheureusement oublier. De toutes ces Soeurs, seule Soeur Marie de Salles est encore vivante, mais elle ne reconnaît plus personne depuis 5 ans au moins...

 

Aujourd'hui, jaimerais rendre un hommage particulier à Soeur St-Jean qui était ma professeure en 1ère primaire et qui était d'une gentillesse incroyable même si elle savait être stricte quand il le fallait. Je me rappelle que dans sa classe, nous avions toutes les mêmes doublures de cahier, les stylos à bille blanc et bleu qui étaient remplacés par des plumes à encre dès qu'elle estimait que nous écrivions assez proprement - objectif ultime à atteindre dans l'année -, les mêmes gommes bleues et rouges que je détestais car nous devions les utiliser pour enlever les ratures de nos stylos billes sans trouer le papier, les mêmes crayons, bref, je crois bien que Soeur St-Jean nous a appris les vertus du communisme avant même que nous sachions ce que c'était. Elle nous a aussi inculqué le sens du travail au mérite car chaque fois que nous réussissions un devoir, nous obtenions une étoile qui nous permettaient d'acquérir au bout de quelques efforts soutenus un petit jouet de notre choix comme un cheval ou un mouton en plastique. Ah, on peut dire qu'elle savait motiver ses troupes !

 

A la récré, Soeur St-Jean se muait en "dealeuse de cochonneries" en nous vendant des rouleaux de réglisse, des chips, des sachets de poudre qui éclatait dans la bouche ou des tikis qu'on achetait avec les quelques pièces de notre agent de poche. Elle ne vendait pas de chocogrenouilles, mais c'était bien quand même.

 

Avec le recul des ans, ce qui me touche le plus chez Soeur St-Jean, c'est sa vie de femme brisée qui l'ont amenée à prendre le voile et à rentrer dans les ordres. Soeur St-Jean n'est pas née Soeur. Avant de prendre le voile, elle était une femme mariée et une maman qui prenait soin de ses enfants avant que le destin s'en mêle et lui enlève tout ce qu'elle avait de plus précieux au monde dans un tragique accident de voiture. Comment survivre après ça ? Comment s'intéresser aux autres et aux enfants des autres après une tragédie pareille ? Et avec le sourire en plus ?

 

Même si la religion est affaire de croyance intime et personnelle, j'aime me rappeler qu'à un certain moment de ma vie, des Soeurs que je ne comprenais pas toujours, ont contribué en partie à faire de moi ce que je suis à présent et je ne peux que leur en être reconnaissante.

 

Et n'oubliez pas :

 

- Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés