Les bons miams

Vendredi 6 novembre 2009


Le papet vaudois fait partie de la tradition culinaire du Canton de Vaud, état-fédéré de la Confédération suisse où j'habite et où je travaille mais dont je ne suis pas originaire. Simple et économique à préparer, ce plat est bizarrement boudé par un grand nombre de mes proches, à commencer par Lui et quelques-uns de mes amis. Trop rustique, peut-être.

J'ai quand même trouvé en ma collègue Samuelle une amatrice de pommes de terre-poireaux-saucisses et l'ai invitée à en manger chez moi, tandis que Lui allait "péter la night" avec ses copains.

Ingrédients pour un papet vaudois interprété à ma façon pour 3 personnes :

  • 1 kg de poireaux lavés, coupés en deux dans la longueur et débités en tronçons de 1,5 cm environ
  • 4 pommes de terre, si possible celles avec une chair farineuse comme la Bintje. Lorsque j'ai été faire les courses, je me suis trompée et j'ai acheté une variété à chair ferme qui était bonne quand même
  • 3 saucisses aux choux ou un saucisson (vaudois)
  • 2 dl de vin blanc. J'ai mis du Moscato d'Asti... J'entends déjà les puristes s'égosiller derrière leur écran
  • Un cube de bouillon de volaille
  • Une cuillère à soupe d'huile d'olive
  • Un peu de vinaigre de vin blanc
  • 1 dl de crème (facultatif)
  • Sel et poivre

Faire revenir les poireaux dans de l'huile d'olive, ajouter le Moscato d'Asti et le cube de bouillon, saler et poivrer et laisser mijoter pendant 15 minutes. Ajouter les pommes de terre épluchées et coupées en dés et laisser cuire le tout encore 20 à 30 minutes. Entretemps, réchauffer les saucisses aux choux, piquées à chaque extrémité d'un cure-dent, dans de l'eau frémissante 30 à 40 minutes. Juste avant de servir, affiner le papet avec de la crème et un peu de vinaigre.


Même Kimchi le chat s'est attablée pour goûter au papet vaudois, ce qui a bien amusé Samuelle. Quel clown, cette petite chatoune !

Résultat des courses :

Le papet était réussi et nous avons adoré les saucisses aux choux produites artisanalement dans le village de Vulliens dans le Jorat. On voyait bien que la saucisse, pas grasse du tout, était composée principalement de viande et non de tissus conjonctifs bas de gamme. Je ne dirais jamais assez combien il est préférable de délaisser les supermarchés au profit des petits commerces locaux spécialisés pour obtenir les meilleurs produits avec le sourire et les conseils en prime. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'ai acheté les saucisses dans une excellente... fromagerie.

Le Coin du Fromager
Place de la Gare 1
1009 Pully

Tél : 021 728 13 29

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Jeudi 5 novembre 2009

Séduite par la description des chocolats de Hannes Bachhalm "... des pièces uniques, nées de main de maître et saupoudrées une à une. Son intervention commence dès la torréfaction des fèves de cacao, puis se poursuit par le conchage de la masse de cacao pendant 48 heures, à l'aide d'une machine d'époque", je suis allée chercher deux plaques chez Globus, l'équivalent microscopique lausannois du "Bon Marché" parisien (on se console comme on peut, bouhouhou).

Bachhalm Chocolat Fleur de sel de l'assortiment "classique" : Müres, Orange Macchiato, Menthe, Pétales de rose
Bachhalm Chocolat Truffes blanches Shiitake. Ne faites pas bêêêh derrière vos écrans, il y a pire : le Bachhalm Chocolat Jambon de cerf Genièvre !

Bien entendu, j'ai demandé à mes collègues d'y goûter aussi et de me donner leur avis. En tant que Suisses habitués dès la naissance au goût du vrai et du bon chocolat, nous avons trouvé que ce chocolat autrichien manquait d'onctuosité en bouche. Il reste dur et compact à la manière des chocolats militaires, ce qui ne nous a pas plu.

Résultat des courses : 

  • A l'unanimité, le chocolat au lait et à la Fleur de sel a été jugé passable mais sans plus
  • Le chocolat noir Truffes blanches Shiitake a suscité plus de débats : "On dirait du chocolat au fromage" (Petz) ; "Cela me rappelle les macarons au foie gras de Pierre Hermé" (Samuelle), "Je préfère de loin le risotto à la truffe blanche que cette horreur en plaque. Quel gâchis !" (Koyangi)

Le pire, c'est que l'arôme de truffe blanche est restée incrustée dans nos palais toute la journée et nous l'avons regretté d'autant plus que nous n'avions pas dégusté un délicieux risotto, qui nous aurait au moins rappelé un bon souvenir, mais un vulgaire chocolat même pas bon.

Conclusion : Je n'en rachèterai pas et j'ai toujours envie d'un risotto à la truffe blanche...

Grands magasins Globus SA
Rue du Point 5
1003 Lausanne

(c) All photos: Globus.ch

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Jeudi 24 septembre 2009

Lui m'étonne un peu, beaucoup, parfois, à la folie. A peine rentrés de voyage, je l'ai surpris hier soir dans la cuisine, en train de mitonner des petits plats, d'une manière à la fois concentrée et enthousiaste, avec un chouïa de cachotterie. Un peu comme la méchante sorcière de Blanche-Neige lorsqu'elle prépare la pomme empoisonnée, mais sans verrue sur le nez ni de bosse dans le dos et en bien plus gentil.

"Interdiction de rentrer dans la cuisine !", m'a-t-il ordonné, "Va plutôt regarder la TV !".

(??? Finalement, il est peut-être bien en train de préparer une pomme empoisonnée ???)


Après un rapide bisou sur le pas de la porte, je me suis dit avec bonheur que chez nous, l'égalité entre hommes et femmes fonctionnait à merveille et suis partie m'affaler dans le canapé, une bière la zapette à la main. Si seulement mes grands-mères avaient été là pour voir ça ! L'homme à la cuisine et la femme au salon, ça devait être limite de la science-fiction à l'époque.

Lui est resté 2h30 à travailler comme un fou. Je me suis un peu ennuyée et en plus, j'avais faim. L'attente, cependant, en valait la peine ! Avec un quasi "Tadaaam" accompagné du geste ad hoc, Lui m'a convoquée à la cuisine et m'a proposé de choisir mon dîner (oui, c'est service à la carte chez nous ;o)). Sur le piano, mijotaient quatre marmites fumantes remplies de soupes : de légumes, minestrone, courgette-courges et pois chiches-chorizo à la Portugaise.

Bien entendu, j'ai félicité Lui pour son initiative et son labeur qui rentreront pour une bonne part dans le calcul de sa prime à la fin de l'année. Il faut toujours récompenser les gens qui triment, sinon ils entrent en grève et séquestrent les patrons, du moins chez nos voisins français, puisque la grève est interdite en Suisse.

Pour la petite histoire, cette passion soudaine pour la soupe nous vient de Madère, où lassés par les portions gargantuesques des mets que l'on nous servait au restaurant (je n'ai même pas réussi à finir la plupart des plats, malgré mon appétit légendaire et mes surnoms de Shrek et de Trou noir galactique, c'est dire...), nous avons décidé de nous préparer des dîners légers une fois de retour à la maison. Nous ne rêvons plus que de salades, de légumes, de fruits frais... et de patates douces, un autre souvenir de Madère. Nous ne sommes pas très loin de devenir végétariens, mais je sais très bien que notre nouvelle façon de nous alimenter ne va durer qu'un temps. Le temps de finir les 5 litres de soupes qui nous restent !

PS : La soupe constitue un excellent repas diététique, riche en eau et en minéraux de toutes sortes, peu énergétique à condition de ne pas ajouter des tonnes de beurre et de crème, mais hautement rassasiante. Comme Lui, on peut préparer des chaudrons entier et congeler des portions pour une consommation ultérieure. C'est chaud, c'est bon et ce n'est pas cher.

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Jeudi 20 août 2009

Après ces deux jours où j'ai étalé mon inculture littéraire au grand jour, je reviens à des sujets plus terre-à-terre comme la nourriture et les restaurants.


Ma copine Mimi Marshmallow, que je vois chaque semestre, m'a proposé d'aller dîner à l'auberge de la Crochettaz qui, comme son nom et son apparence de maison vaudoise ne l'indiquent pas, est spécialisée dans la cuisine indienne, asiatique, helvétique, française et italienne avec la pasta. Un joyeux melting-pot bien sympa où la salade de noix de St-Jacques sautées à l'huile d'olive côtoie le subji shahi korma, ce, en raison de la nationalité du propriétaire qui est Indien et qui a épousé une Asiatique, peut-être Thaïlandaise, peut-être Chinoise, je ne sais.

L'auberge de la Crochettaz, c'est un peu comme chez Lui et moi où on peut manger du bacalhau a bras et du kimchi (non, pas le chat !) accompagné de Ribeira del Duero. Mixité des produits et des couleurs, citron et chocolat (c) copine Madame, loukhoum et sirop d'érable.

(Ceci me rappelle la participante d'un "Dîner presque parfait" hier sur M6 qui pensait que la tajine était une spécialité culinaire du Liban... Huh ?)

Mimi avait fait les choses en grand, en réservant "une place pour deux" ;o), ce à quoi le patron lui a répondu du tac au tac "d'accord, mais qui va s'asseoir sur les genoux de l'autre ?", et aussi en commandant ce paysage sublime, rien que pour moi (je suis trop gâtée) :

La région du Lavaux, célèbre pour ses vignobles en terrasses, a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est amusant qu'à l'UNESCO, on valorise la production d'alcool à un niveau international. A quand les champs de pavots en Afghanistan ? ;o) Je plaisante, cela n'a rien à voir.

C'est beau, hein, tout cet alcool potentiel ?

Tout aussi sublime était le repas sur la terrasse ombragée par l'épais feuillage d'arbres dont-je-ne-connais-pas-le-nom et qui n'ont rien à voir avec celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. De toute façon, on s'en fiche puisqu'il est mort... Oups, spoiler ! Désolée pour ceux qui ne le savaient pas ! "Franchement, Koyangi, t'es nulle, nous, on ne savait pas que Voldemort était mort, c'est malin, va !" Ne sachant que choisir devant la foultitude des mets proposés, nous nous sommes rabattues sur la proposition de menu pour goûter à tout :

Entrée : délice végétarien frit (pakora), poulet au chutney vert (nilgiri tikka), kebab de boeuf haché aux herbes exotiques (beef koftas), filet de poisson grillé à la tandoori (fish titli) servis avec salade

Une moitié des plats principaux : gambas sautés aux confits d'oignons (samar sungttam), poulet tikka mijoté dans une fine sauce de ristrette de tomates (murg makhani), curry d'agneau, épinards aux échalotes (saag kasturi), lentilles aux herbes fraîches et épices (dal ganja jamuna), riz basmati et riz kashmir ki kalli aux fruits secs et aux amandes

Dessert : mousse de mangue au coulis de fraise que j'ai attaquée avant de prendre la photo d'où les contours pas nets du ruban de fraises...

Entre deux bouchées, Mimi m'a appris qu'elle cultivait son jardin, au sens premier du terme, puisque cette veinarde vit dans sa propre maison avec un jardin de 1'000 m2 où elle récolte des pommes, des poires et des scoubidous bidous ah, des mûres, des tomates, des concombres, etc. par dizaines de kilos à tel point qu'elle n'achète plus aucun fruit ni légume, pas comme nous, misérables mortels, qui nous nourrissons d'azinphos-métyl, de cyperméthrine et de diazinon, miam.

Mimi, c'est la copine pleine de vie et de bon sens que tout le monde aimerait avoir et qui sait écouter, qualité rare ! Avec elle, je me sens moi-même, sans avoir rien à prouver. Même si elle l'ignore à l'heure où j'écris ces lignes, c'est depuis que je la connais que je fantasme sur les oranges de Sicile - sa terre d'origine - que j'imagine rondes et blondes avec une chair suave que l'on mord à pleine bouche en veillant à retenir le liquide sucré de ses lèvres entrouvertes pour le laisser glisser lentement au fond de la gorge... Oui, ça devient limite cochon cette histoire.

Bref, très bonne adresse pour y aller entre amis, entre amoureux et entre familles de 7 à 77 ans car la liste des mets sur la carte est vaste et saura satisfaire tous les goûts !

Et même que c'est pas cher.

Auberge de la Crochettaz
Route de la Corniche
1098 Epesses
Tél : 021 799 34 34
Site internet :
www.crochettaz.ch

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Mercredi 12 août 2009

Cette recette de conserve familiale, baptisée "confiture de pognon" par mon frangin, est à préparer en été en prévision des rigueurs de l'hiver et des fins de mois difficiles. Elle a été créée par Madame ma Maman qui se désespérait de voir les poches des pantalons de mon frangin déformées par son porte-monnaie supra épais et hyper lourd. Le frangin aime les billets mais pas la monnaie, nous n'avons jamais su pourquoi.


Ingrédients pour 5 bocaux environ :

  • 5 petits bocaux ou 1 grand bocal que vous remplirez à deux pour réaliser un rêve, comme Carl Fredricksen et sa femme dans le film "Là-haut", sniff
  • 5 couvercles ou 1 grand selon l'option retenue
  • De la monnaie par milliers, petit papa Nowel n'oublie pas mes petits souliers, en pièces de 5, 10, 20, 50, 1, 2, etc.

Chaque fois que vous rentrez des courses et que l'on vous rend de la monnaie, prenez l'habitude de la mettre dans des petits bocaux prévus à cet effet : les pièces de 5 dans le bocal pour les pièces de 5, les pièces de 10 dans le bocal pour les pièces de 10, les pièces de 20 dans le bocal pour les pièces de 20... Bon, je continue ou vous avez saisi le concept ? 

Vous pouvez aussi verser la monnaie en vrac dans une grande jarre en verre, avec votre compagne, compagnon, mari, femme, amant(e)s, en vue de concrétiser un projet à deux, à trois ou à dix, aussi important que celui de vous marier, d'acheter un chihuahua, de vendre des spécialités culinaires réunionnaises dans la ferme de Nono en Alsace ou de planter votre maison en Amérique du Sud à côté d'une cascade. Cela peut prendre du temps et beaucoup de ballons piècettes, mais surtout, surtout, ne renoncez pas à vos rêves !

A la place d'un grand bocal en verre, assez moyen d'un point de vue déco mais plus pratique car on peut voir la quantité de sous à l'intérieur, on peut utiliser une tirelire. La nôtre - enfin, celle de Lui à l'origine - a la forme d'un éléphant avec un oiseau dessus.

Le moment venu, quand vous hésiterez chez Aldi entre la boîte de raviolis meilleur prix ou la boîte de Canigou 70 % pur boeuf parce qu'il y a plus de viande que dans les raviolis, ou lorsque Mme Chirac passera sonner à votre porte pour récolter les petites pièces jaunes, vous ne serez plus pris de court ! Il suffira simplement de descendre à la cave chercher une conserve !

Bien entendu, j'espère qu'aucun lecteur régulier ou épisodique de ce blog, n'aura jamais à vivre dans une dèche pareille (je parle du Canigou pas de l'opération pièces jaunes de Mme Chirac) ! Pour ma part, je profiterais des fêtes de Noël pour offrir mes petits bocaux... Pas à mon frangin, non, je l'entends déjà s'esclaffer d'ici en disant "oué, magie" ;o) mais à des personnes ou des associations qui pourraient en avoir besoin.

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Jeudi 30 juillet 2009


Ingrédients pour 5 frugivores environ :

  • 1 mangue
  • 1 ananas
  • 2 bananes
  • 5 fruits de la Passion
  • 1 n'importe quel fruit exotique
  • 1 boîte de litchis en conserve + un peu de jus de la conserve 
  • 4 dl eau
  • 1 grosse cuillère à soupe de farine de tapioca ou de maïzena
  • 4 cuillères à soupe de sucre
  • 1 sachet de noix de coco en poudre
  • De la glace pilée

Dans une casserole, faites chauffer 4 dl d'eau avec une grosse cuillère de farine de tapioca et 4 cuillères à soupe de sucre. Si, comme moi, vous n'avez pas de farine de tapioca dans vos placards, ce n'est pas grave, vous pouvez la remplacer par de la maïzena. Remuez le mélange jusqu'à ce qu'il épaississe et ajoutez la noix de coco en poudre. Remuez encore et toujours. L'idéal est d'obtenir un liquide assez épais mais pas trop (on ne cuisine pas de la purée), n'hésitez donc pas à rajouter de l'eau. Arrêtez le feu et réservez la préparation pour plus tard.


Coupez les fruits exotiques en cubes, en coeurs ou en schtroumpfs si cela vous chante, de la taille d'une bouchée, sauf les bananes que vous taillerez en rondelles et les litchis que vous émincerez. Mettez les fruits dans la préparation au noix de coco avec un peu de jus de litchis et réfrigérez le tout.

Avant de servir, dénichez un homme pour piler la glace (ce n'est pas qu'une femme ne peut pas le faire, surtout avec un pic à glace, hin hin, mais je suis pour la répartition des tâches dans le ménage), répartissez-en dans chaque bol ou coupelle et versez les fruits dessus. Ya pluka manger comme qui dirait l'autre.



Cette recette, très rafraîchissante, est idéale pour l'été et aussi après une fondue au fromage ou une tartiflette (un plat bien lourd, quoi).

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Jeudi 23 juillet 2009


Ingrédients pour un plat de crevettes :

  • Des crevettes. Pour la quantité, c'est comme vous voyez et selon votre faim du moment
  • De la pâte de curry rouge
  • Du poivre thaï frais sur branche
  • Un sachet de noix de coco en poudre
  • Des aubergines thaï ou des mini aubergines
  • Du basilic thaï
  • 2 carottes
  • 1 feuille de citronnier kafir
  • 1 échalote
  • 1 morceau de galanga, l'équivalent d'un pouce grossièrement haché
  • 1 morceau de gingembre, l'équivalent d'un pouce grossièrement haché
  • 1 gousse d'ail
  • Des piments rouges thaï (facultatif)


Emincez grossièrement l'échalote, coupez les carottes en rondelles et les mini aubergines en quatre. Dans une grande poêle, faites revenir une gousse d'ail dans un peu d'huile, ajoutez l'échalote, les carottes, les aubergines, le galanga, le gingembre, la feuille de citronnier kafir déchirée à la main et la branche de poivre thaï (dans cette recette, il n'y a pas besoin de faire des minuscules morceaux tout jolis).

Ajoutez la pâte de curry rouge et un demi-sachet de poudre de noix de coco diluée dans de l'H20 - les dosages sont, en principe, indiqués sur l'emballage - à la préparation et vous devriez obtenir quelque chose qui ressemble à ça :

Ne vous fiez pas au citron vert sur la photo. Dans cette recette, il n'y en a pas. Quoique je ne pense pas que le plat soit immangeable si on en met ?

Sautez rapidement les crevettes à part et mélangez-les aux légumes. Parsemez le plat de quelques feuilles de basilic thaî avant de passer à table,  sans oublier un peu de piment rouge égrené pour ceux qui, comme moi, aiment les plats qui arrachent.

Bon appétit, bien sûr !

Remarque :

  • Sengtavanh dit que l'on peut mettre tous les légumes qui nous chantent dans ce plat. Reste plus qu'à trouver des légumes mélomanes ou pro de Guitar Hero.
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Mardi 14 juillet 2009

Amis des fruits et des légumes, âmes sensibles et poétiques, adeptes de la macrobiotique et de l'équilibre alimentaire, amoureux des zanimos et des petits zosieaux, passez vite votre chemin car cet article n'est pas pour vous !

Aujourd'hui, je vais faire dans le trash et l'impolitiquement correct en ce beau mois de juillet où, maillot de bain oblige, il est de bon ton de se nourrir de fenouil cru et de transpirer des hectolitres de sueur pour se forger un corps de Pamelandersondalertàmalibu.

Eté ou pas été, vous n'êtes pas sans savoir que mon frère et moi sommes des gloutons sur pattes et que, comme l'affirme si bien Lui : "Il vaut mieux nous avoir en photo qu'en pension". Cet appétit féroce ne résulte pas d'un traumatisme de l'enfance ni d'une défaillance quelconque dans la méthode d'élevage de nos parents - je certifie sur l'honneur et sur ce que j'ai de plus cher (euh, Bumblebee ?) que nous n'avons jamais manqué de rien ni même été privés de desserts - mais semble être une disposition naturelle aux Asiatiques de manger beaucoup et tout le temps. Je n'invente rien, c'est Sengtavanh, Laotienne de son état, qui me l'a dit !

Mon frère m'avait proposé plusieurs fois de dîner au Café des Bouchers, mais j'avais toujours refusé car voyez-vous, Madame a des goûts de luxe, Madame fait sa pimbêche mijorée et ne veut pas poser son postérieur n'importe où ! A vrai dire, la perspective de me trouver attablée dans une brasserie archi-bondée, à l'ambiance de cantine, en pleine zone industrielle et en face de l'ancienne fonderie de graisse des abattoirs de Lausanne ne m'emballait pas des masses... C'est seulement après avoir tourné sans succès dans toute la ville à la recherche d'un restaurant pour carnivores, que j'ai fini par abdiquer et que nous nous sommes retrouvés en position de combat, fourchette et couteau à la main, face à ça :

Tranches de veau panées XXL pour Monsieur. Dans un restaurant normal, on ne sert en principe qu'une tranche, pas trois ! Mais c'était la portion XXL... (c) photo : Le Frangin avec son iPhone 3GS, pas mal du tout cet Iphone finalement... Craquera, craquera pas ?

Filets de boeuf, beurre café de Paris pour Madame. Dans un restaurant normal, on ne sert en principe qu'un filet de boeuf, pas deux ! Portion non XXL en plus... (c) photo : Le Frangin. 

Le tout accompagné de frites, de riz ou de pâtes et de salade verte pour un prix dérisoire. Si la qualité de la viande est irréprochable, j'émettrai une réserve sur les frites qui me semblent être congelées à la base... Mais bon, encore faut-il réussir à manger des frites après toute cette viande, n'est-ce pas ?

Vous êtes écoeurés ? Hé bien, ce n'est pas fini (burp) ! Comme mon "petit mangeur" de frère n'a avalé qu'une tranche et demie de veau panée, j'ai fini la demi-tranche restante et ai emporté la troisième tranche chez moi, que j'ai dégustée devant la TV en la trempant dans une sauce aigre-douce pimentée. Oui, c'est gore. Oui, je suis un monstre... mais c'était sacrément bien !

Café des Bouchers
Avenue du Chablais 21
1008 Prilly
Tél. : 021 624 08 08

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Lundi 13 juillet 2009


Ingrédients pour une vingtaine de rouleaux d'été.
Comme ces merveilles se mangent affreusement vite, n'hésitez pas à en faire plus que prévu :

  • Galettes de riz : prendre des grands formats d'environ 30 cm de diamètre, sinon faire des mini rouleaux
  • Blanc de poulet, filets ou suprêmes
  • Pousses de soja
  • 2 carottes
  • 1 concombre
  • 1 citron vert
  • 1 bouquet de coriandre
  • 1 bouquet de ciboule ou des oignons nouveaux
  • 1 bouquet de menthe
  • Quelques feuilles de salade verte
  • Sauce soja
  • Bouillon de volaille en poudre
  • 2 gousses d'ail
  • 1 cuillère à café de sucre

Les rouleaux d'été sont délicieux, mais leur préparation demande un temps considérable. Pensez à prévoir une plage libre dans votre agenda avant de commencer, sortez l'homme, le chat et les animaux domestiques et éteignez votre téléphone portable.

Ingrédients solides pour les rouleaux d'été. Les galettes de riz ne sont pas sur la photo car elles étaient trop grandes.

Dans une poêle chaude avec un micro filet d'huile de colza ou de tournesol, faites revenir le poulet que vous aurez émincé en lanières avec 2 gousses d'ail hachées, de la sauce soja, 1 cuillère à café de sucre et du bouillon de volaille en poudre (Sengtavanh a l'habitude de remplacer le sel par du bouillon de volaille). Pour les proportions, c'est comme vous le sentez. N'oubliez pas de goûter et de rectifier l'assaisonnement selon vos goûts.


Une fois que le poulet est cuit, laissez-le refroidir et ne jetez surtout pas le jus qui s'est formé dans la poêle ! Vous verrez pourquoi après.


Dans un saladier, coupez la salade en lamelles et débitez le concombre et les carottes en lanières fines au moyen de la râpe spéciale pour papaye verte que vous achèterez dans une épicerie asiatique. Si vous n'avez pas d'épicerie asiatique dans votre quartier, vous ne pouvez pas faire la recette, mince alors, scarifiez dans la longueur les carottes et le concombre avec un couteau et râpez-les avec un économe jusqu'au coeur que vous laisserez de côté (vous pouvez toujours le manger ou le donner à Godzilla le lapin). Hachez la coriandre et la menthe et coupez les ciboules ou oignons nouveaux en fines rondelles.

Passons à présent au façonnage des rouleaux. Etapes en images :


Sortez les galettes de riz de leur emballage et passez-les sous l'eau chaude jusqu'à ce qu'elles deviennent souples et translucides. Essorez-les sans les déchirer, puis posez-les délicatement sur un torchon de cuisine, propre de préférence.


Commentaires des photos de haut en bas :
1. Placez le mélange de salade, concombre et carottes sur la galette de riz, disposez les pousses de soja verticalement sur le tas de légumes pour qu'elles ne transpercent pas la galette lors du roulage et parsemez le tout de coriandre/menthe/ciboule.
2. Mettez un peu de poulet à droite du tas de légumes/herbes en laissant un espace entre les deux.
3. Rabattez le haut et le bas de la galette sur le tas de légumes/herbes/poulet et commencez à rouler.
4. Un rouleau d'été prêt à être mangé. La taille idéale est d'environ 17 cm de long, mais ne vous désolez pas s'ils sont plus grands, plus petits ou plus trapus, ils seront succulents de toute façon.


Ingrédients pour la sauce qui accompagne les rouleaux :

  • Du sucre
  • 1 pincée de sel
  • 1 citron vert
  • Du jus rendu par le poulet
  • 1 cuillère à soupe de nuoc mam
  • Sel
  • Cacahuètes hachées
  • Piment(s) rouge(s) émincé(s)

Caramélisez du sucre dans une casserole avec une pincée de sel. Ajoutez de l'eau si ça brûle, le but étant d'obtenir un sirop très épais. Versez le caramel dans le jus rendu par le poulet (vous comprenez pourquoi il ne fallait pas le jeter ?), pressez le jus du citron vert avec 1 cuillère à soupe de nuoc mam et du sel selon vos goûts. Parsemez de cacahuètes hachées et de piment(s) émincé(s) pour une note épicée.

Remarques :

  • On trouve parfois des vermicelles de riz dans les rouleaux d'été. Sengtavanh n'en met pas car elle pense qu'il y a déjà suffisamment de riz avec la galette. Je suis tout à fait d'accord.
  • On peut remplacer le poulet par du boeuf ou des crevettes. Pour ces dernières, pas besoin de les hacher.
  • Les rouleaux d'été ne se conservent pas. Si vous ne les mangez pas tout de suite, recouvrez-les d'un torchon humide et mettez-les au réfrigérateur quelques heures.
  • Message à l'attention du frangin : quand j'en ferais, je t'appellerais pour que tu viennes les goûter ! Dis : "Merci, ô toi soeurette sublime et ô combien généreuse" trois fois.
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Mercredi 10 juin 2009


Cela fait un bail que je ne vous ai pas livré une recette de derrière les fagots ! Aujourd'hui, le produit à l'honneur est l'asperge et ça tombe bien car il ne reste plus beaucoup de temps pour en manger.

Ingrédients pour 2 personnes dont une fille qui a décidé de manger des portions normales (tout est possible dans la vie, si si):

  • Une botte d'asperges vertes, locales si possible
  • Quelques tranches de jambon de Parme
  • 2 poires ou plutôt 1 poire, c'est mieux, après mûre réflexion
  • Un peu de salade, dans cette recette, j'ai pris de la Batavia
  • Un chouïa de fromage de chèvre sec ou du roquefort s'il en reste dans le frigo
  • 2 CS d'huile d'olive
  • 2 CS de moutarde
  • 2 CS de vinaigre
  • 2 CS de ciboulette

Couper la base des asperges sur environ 2-3 cm avant de l'éplucher modérément (la base, donc, pas la tête !). Les asperges vertes sont moins coriaces que les blanches, mais je ne sais toujours pas quelle variété je préfère. De toute façon, les deux rendent l'odeur du pipi infecte... Oui, je sais, je n'étais pas obligée d'en parler et surtout pas ici. Désolée.

Je vous laisse une minute pour vous remettre de vos émotions. Inspirez, expirez, buvez un verre d'eau et répétez après moi :

Normalement, vous devriez vous sentir mieux...

Proposer à vos asperges de se détendre dans un jacuzzi d'eau légèrement salée et les retirer dès qu'elles sont alanguies par leur bain mais pas tout à fait avachies (vous savez, quand vous avez l'extrémité des doigts qui se frippe ? C'est pareil pour les asperges). Les passer ensuite sous un jet d'eau froide afin qu'elles conservent leur belle robe verte. Oui, chez nous, c'est service Palace pour tous.

Entretemps, découper le jambon de Parme (ou de Bayonne ou du jamón ibérico, mais surtout pas du Bellota qu'il faut laisser fondre dans la bouche avant de pleurer de joie et de crier oléééé) et débiter la poire en 8 morceaux en veillant à retirer le trognon. Griller le jambon à sec dans une poêle bien chaude, le réserver puis procéder de même avec la poire, qui va confire doucettement dans le gras du jambon.

Former un coussinet de salade dans deux belles assiettes avant d'y asseoir les asperges et les poires, les napper d'une sauce 2 CS, soit 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, de moutarde, de vinaigre et de ciboulette, parsemer quelques dés de fromage et miamer le tout sans remord aucun pour votre taille de guêpe.


Résultat des courses :

  • Il n'y a pas à tortiller, mais la meilleure façon de manger des asperges, c'est encore avec une bonne mayonnaise et du jambon de Parme cru ! Sauf que ce n'est pas bon pour le tour de cuissot... :o(
  • La prochaine fois, je pèlerai la poire avant de la griller et je la taillerai en cubes plutôt qu'en 8, même si le 8 porte bonheur en Chine, mais comme on n'est pas en Chine et qu'en Suisse, on est plutôt carré...
  • Puis, je laisserais tomber la sauce 2 CS, un peu trop acide et pas assez onctueuse à mon goût. Une sauce salade à la Française me paraît plus indiquée. 
  • Pour la salade, achetez de la vraie salade, comme le dit Jamies Oliver, mon gourou culinaire. On reconnaît une vraie salade au fait qu'elle se présente entière, voire même avec un peu de terre chez le primeur, et qu'elle n'est pas emballée sous vide, lavée lavée relavée et lavée à l'usine et prête à être mangée.
  • Et vos asperges, vous les mangez comment (avec les doigts, ha ha) ? Toute idée pour les préparer est bienvenue !
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