Pour faire suite à ma carte postale de Madère, j'aimerais vous
parler aujourd'hui des épisodes marquants que j'ai vécus sur la Perle de l'Atlantique, qui n'ont pas manqué de soulever plein d'interrogations au fin fond de ma
petite personne.
Commençons par la montagne ça nous gagne. J'ai avec la montagne une relation bienveillante quoique fort éloignée : de préférence en
panorama 360° dans le paysage ou à la TV. Malgré mes origines valaisannes, j'ai toujours vécu en ville, ormis quelques semaines et mois de vacances dans les chalets
familiaux du côté de maman et de papa. Je suis donc incapable de reconnaître quelque montagne que ce soit, à part le Cervin sur les boîtes en métal des crayons de couleur Prismalo de Caran
d'Ache.
Ah, les Prismalo, un autre grand fantasme de
mon enfance avec les Fibralo. C'était tellement beau, toutes ces couleurs dans la boîte, que je n'osais presque pas y toucher !
Il n'empêche que j'aime bien la montagne et à Madère, j'étais servie, du moins si on peut appeler une montagne des pics qui atteignent 1818 mètres d'altitude, comme le Pico do Arieiro, 3e sommet de Madère, d'où l'on peut voir "un panorama époustouflant avec des nuages qui flottent au-dessus des superbes formations de
montagnes rocheuses... Lorsque le temps le permet, on peut apercevoir la côte sud, Curral das Freiras et même Porto Santo" selon le site Strawberry World.
Encouragés par cette description, nous sommes partis, le coeur vaillant, à l'assaut de ce fameux pic do Arieiro, sac à dos, grosses chaussettes en laine et chaussures de
randonnée... ou pour être plus exacte, voiture de location, GPS et tongs aux pieds (bah oui, la randonnée, ce n'est pas mon truc. J'ai même failli y
rester après 3 km de descente à pied dans les rues pentues de Funchal). Le site ne ment pas, nous sommes effectivement tombés sur un panorama avec plein de nuages qui flottent au-dessus
des formations de montagnes rocheuses :
On ne voyait rien et il faisait 10°C... J'ai
failli m'acheter un poncho tricoté en grosses mailles là-haut pour me réchauffer !
Comme nous n'avons pas réussi à apercevoir Curral das Freiras (l'Enclos des Nonnes) et ne souhaitant pas mourir trop bêtes, nous avons repris la voiture pour découvrir cette vallée
cachée et inacessible, dont la beauté naturelle est vantée dans tous les guides.
Beauté naturelle, très
probablement quand il y a du soleil ! Parce que là... Nous avons pensé que les habitants de ce village devaient être tous dépressifs à force de vivre au fond d'un ravin au milieu
de nulle part. Même que nous avons eu peur qu'ils se jettent sous les roues de notre voiture pour en finir avec la vie...
Curral das Freiras porte ce nom en souvenir des nonnes du Couvent de Santa Clara de Funchal qui s'y sont réfugiées en 1566 pour (version
française) : "fuir le Capitaine Bertrand de Montluc et ses hommes d'équipage partis de la Rochelle sur les mers pour bouter les Angliches hors de l'Atlantique" ou (version
portugaise) : "échapper aux mains des vils pirates d'origine française sans foi ni loi qui massacrèrent la moitié des habitants de la capitale de l'Ile aux Fleurs pendant
15 jours". J'ignore où se situe la vérité historique, mais c'est vrai qu'il fallait que les Français/Pirates soient bien motivés pour poursuivre des nonnes sur 14 km de routes
inexistantes dans des vallées abruptes !
Pour info, je ne connais pas la
dame en blanc au milieu de la photo. Je n'ai pas pu prendre une seule photo sans qu'elle ne reste plantée là au-dessus des marches, les bras croisés (non, ce n'était pas une statue, ni une
apparition, enfin, je crois... C'est elle, la dame blanche ?).
Vu que le temps n'était guère propice à la promenade, nous sommes allés visiter l'église Nossa Senhora do Monte, où j'ai découvert
avec surprise la tombe de Charles 1er de Habsbourg-Lorraine, dernier empereur d'Autriche et béatifié par le pape Jean-Paul II. Là, je me suis posé les questions
suivantes auxquelles Wikipédia a bien voulu répondre :
Avertissement : certains passages ci-dessous peuvent heurter la sensibilité des lecteurs catholiques,
bonapartiens ou fans de la reine Marie-Antoinette et des macarons, sans oublier le film "Dirty Dancing", c'est pourquoi, ils sont accompagnés
du logo rouge, nous recommandons à toute personne appartenant à ces diverses catégories de bien vouloir quitter cet article et de revenir demain. Merci
beaucoup.
(c) photo : Wikipedia. Karl I von Habsburg Lothringen, petit-neveu de l'empereur Franz Josef, mais oui, le mari de Sissi ! Le regard un peu vide, non ?
1. Qu'est-ce que Charles Ier de Habsbourg-Lorraine fait-il là ?
L'empereur Charles Ier est mort de pneumonie sur l'île de Madère, trois mois après son arrivée, suite à une sombre histoire de bolchévisme soviétique, de prison chez les Anglais et de trône
de Hongrie. Cependant, cela ne nous dit toujours pas pourquoi il est inhumé dans une église portugaise ? D'ailleurs, où est enterré Napoléon Bonaparte ? Dans une église à Sainte-Hélène ?
2. Pourquoi Jipi Two l'a-t-il béatifié ?
Une
religieuse missionnaire de Curitiba au Brésil aurait miraculeusement vu son ulcère variqueux disparaître après une prière d'intercession auprès de Charles Ier. Ce fait me laisse
perplexe. En cas de maladie extrêmement grave, aurais-je l'idée de demander de l'aide à Sissi, Impératrice d'Autriche ou à Marie-Antoinette ? Ou à Patrick Swayze ? Décidément, la
religion est un grand mystère.
Le centre-ville de Funchal
Des fruits et des légumes.
Du poisson
De l'aventure avec ces espèces de luges en bois
Un coucher de soleil
De l'évasion avec l'eau de
Hall principal majestueux de
l'hôtel qui donnait le vertige...
Le pilote n'avait pas de chaussures et nous avons voyagé parmi les nuages de la mousson, argh... Au retour, c'était pire : mer déchaînée, bateau qui gîte et hydravion qui
tangue.
Mais cela en valait la peine ! Pour info, aucune de ces photos n'a été retouchée... Pas de filtre couleur ni Photoshop. Le paradis, comme on se l'imagine avec sa plage
de sable blanc et une eau turquoise et limpide.
Une tortue de mer que j'ai baptisée Fifi et une raie pastenague que l'on ne
distingue pas bien car shootées depuis un ponton la nuit (les photos sous l'eau sont à développer). Nous avons vu des murènes, des thons, un requin à pointe noire et tout ce que l'on
peut apercevoir dans le "Monde de Nemo", sauf que les poissons clowns maldiviens sont lookés différemment.
Le lapin de Pâques est même passé dimanche avec son lot de
friandises : le lapin de Pâques sait nager, je le confirme.
Un p'tit tour au spa pour un massage aux pierres chaudes et une coupe avec "highlight" au salon de coiffure d'où je suis sortie avec
les cheveux tricolores (...) et puis s'en vont...
Patong Beach le jour. Pour
ma copine mjb, nous n'avons pas rencontré une seule méduse dans la mer, sauf un matin où Lui en a trouvé 3 mortes sur le sable.
Patong City Center, la nuit.
Derniers Commentaires