Les voyages

Vendredi 25 septembre 2009

Pour faire suite à ma carte postale de Madère, j'aimerais vous parler aujourd'hui des épisodes marquants que j'ai vécus sur la Perle de l'Atlantique, qui n'ont pas manqué de soulever plein d'interrogations au fin fond de ma petite personne.

Commençons par la montagne ça nous gagne. J'ai avec la montagne une relation bienveillante quoique fort éloignée : de préférence en panorama 360° dans le paysage ou à la TV. Malgré mes origines valaisannes, j'ai toujours vécu en ville, ormis quelques semaines et mois de vacances dans les chalets familiaux du côté de maman et de papa. Je suis donc incapable de reconnaître quelque montagne que ce soit, à part le Cervin sur les boîtes en métal des crayons de couleur Prismalo de Caran d'Ache.

Ah, les Prismalo, un autre grand fantasme de mon enfance avec les Fibralo. C'était tellement beau, toutes ces couleurs dans la boîte, que je n'osais presque pas y toucher !

Il n'empêche que j'aime bien la montagne et à Madère, j'étais servie, du moins si on peut appeler une montagne des pics qui atteignent 1818 mètres d'altitude, comme le Pico do Arieiro, 3e sommet de Madère, d'où l'on peut voir "un panorama époustouflant avec des nuages qui flottent au-dessus des superbes formations de montagnes rocheuses... Lorsque le temps le permet, on peut apercevoir la côte sud, Curral das Freiras et même Porto Santo" selon le site
Strawberry World.

Encouragés par cette description, nous sommes partis, le coeur vaillant, à l'assaut de ce fameux pic do Arieiro, sac à dos, grosses chaussettes en laine et chaussures de randonnée... ou pour être plus exacte, voiture de location, GPS et tongs aux pieds (bah oui, la randonnée, ce n'est pas mon truc. J'ai même failli y rester après 3 km de descente à pied dans les rues pentues de Funchal). Le site ne ment pas, nous sommes effectivement tombés sur un panorama avec plein de nuages qui flottent au-dessus des formations de montagnes rocheuses :

On ne voyait rien et il faisait 10°C... J'ai failli m'acheter un poncho tricoté en grosses mailles là-haut pour me réchauffer !

Comme nous n'avons pas réussi à apercevoir Curral das Freiras (l'Enclos des Nonnes) et ne souhaitant pas mourir trop bêtes, nous avons repris la voiture pour découvrir cette vallée cachée et inacessible, dont la beauté naturelle est vantée dans tous les guides.

Beauté naturelle, très probablement quand il y a du soleil ! Parce que là... Nous avons pensé que les habitants de ce village devaient être tous dépressifs à force de vivre au fond d'un ravin au milieu de nulle part. Même que nous avons eu peur qu'ils se jettent sous les roues de notre voiture pour en finir avec la vie...

Curral das Freiras porte ce nom en souvenir des nonnes du Couvent de Santa Clara de Funchal qui s'y sont réfugiées en 1566 pour (version française) : "fuir le Capitaine Bertrand de Montluc et ses hommes d'équipage partis de la Rochelle sur les mers pour bouter les Angliches hors de l'Atlantique" ou (version portugaise) : "échapper aux mains des vils pirates d'origine française sans foi ni loi qui massacrèrent la moitié des habitants de la capitale de l'Ile aux Fleurs pendant 15 jours". J'ignore où se situe la vérité historique, mais c'est vrai qu'il fallait que les Français/Pirates soient bien motivés pour poursuivre des nonnes sur 14 km de routes inexistantes dans des vallées abruptes !

Pour info, je ne connais pas la dame en blanc au milieu de la photo. Je n'ai pas pu prendre une seule photo sans qu'elle ne reste plantée là au-dessus des marches, les bras croisés (non, ce n'était pas une statue, ni une apparition, enfin, je crois... C'est elle, la dame blanche ?).

Vu que le temps n'était guère propice à la promenade, nous sommes allés visiter l'église Nossa Senhora do Monte, où j'ai découvert avec surprise la tombe de Charles 1er de Habsbourg-Lorraine, dernier empereur d'Autriche et béatifié par le pape Jean-Paul II. Là, je me suis posé les questions suivantes auxquelles Wikipédia a bien voulu répondre :

Avertissement : certains passages ci-dessous peuvent heurter la sensibilité des lecteurs catholiques, bonapartiens ou fans de la reine Marie-Antoinette et des macarons, sans oublier le film "Dirty Dancing", c'est pourquoi, ils sont accompagnés du logo rouge, nous recommandons à toute personne appartenant à ces diverses catégories de bien vouloir quitter cet article et de revenir demain. Merci beaucoup.

(c) photo : Wikipedia. Karl I von Habsburg Lothringen, petit-neveu de l'empereur Franz Josef, mais oui, le mari de Sissi ! Le regard un peu vide, non ?

1. Qu'est-ce que Charles Ier de Habsbourg-Lorraine fait-il là ?
L'empereur Charles Ier est mort de pneumonie sur l'île de Madère, trois mois après son arrivée, suite à une sombre histoire de bolchévisme soviétique, de prison chez les Anglais et de trône de Hongrie. Cependant, cela ne nous dit toujours pas pourquoi il est inhumé dans une église portugaise ? D'ailleurs, où est enterré Napoléon Bonaparte ? Dans une église à Sainte-Hélène ?

2. Pourquoi Jipi Two l'a-t-il béatifié ?
Une religieuse missionnaire de Curitiba au Brésil aurait miraculeusement vu son ulcère variqueux disparaître après une prière d'intercession auprès de Charles Ier. Ce fait me laisse perplexe. En cas de maladie extrêmement grave, aurais-je l'idée de demander de l'aide à Sissi, Impératrice d'Autriche ou à Marie-Antoinette ? Ou à Patrick Swayze ? Décidément, la religion est un grand mystère.

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Mercredi 23 septembre 2009

De retour en Suisse - avec une grosse crève, mais pas de grippe porcine - et plein d'images en tête ! Je me réjouis de vous lire, de vous commenter et de répondre à vos gentils messages. Merci à tous !

Le centre-ville de Funchal
, la Capitale de l'île de Cristiano Ronaldo. Madère est déconseillée aux fétichistes de l'escarpin et talons hauts : toutes les filles marchent à plat car les rues sont excessivement étroites et pentues avec des pavés bien traîtres (le Petit-Chêne à Lausanne, c'est de la rigolade à côté). Aussi, les boutiques de chaussures madériennes laissent à désirer tant les "choses" (je ne peux décemment pas appeler ces "choses" des chaussures) qu'on y découvre sont plus laides les unes que les autres et dépassées du point de vue fashion, si tant est qu'elles aient été à la mode un jour...

Des fruits et des légumes.
Nous avons goûté des fruits inconnus ici sur le continent, comme des bananes-ananas délicieuses mais rébarbatives à décortiquer et des fruits de la passion au tamarin.

Du poisson
 - Lui, qui a osé goûter l'un des deux gros poissons rouges sur la photo, l'a jugé fade avec une chair molle, donc pas terrible. Nous nous sommes rabattus par la suite sur la dorade royale, une valeur sûre -, du vin de Madère et la fleur oiseau du Paradis : toute la production locale en trois images. Enfin, presque toute la production car ils tricotent aussi des bonnets en grosse laine et des châles très rustiques que je n'ai ni achetés ni pris en photo, car on trouve facilement des modèles similaires dans n'importe quelle échoppe folk du coin...

De l'aventure avec ces espèces de luges en bois
, un incontournable de la région de Monte. Lui a beaucoup insisté pour que je daigne m'y asseoir : j'étais morte de peur à l'idée de dévaler des pentes à 80 degrés dans un chariot en paille tressé, avec comme seuls freins les chaussures en bois des Messieurs Madériens vêtus de blanc et coiffés d'un canotier. C'est lorsque Lui m'a dit que Hemingway avait qualifié la descente de "most exhilarating experience of his life" que je me suis laissée convaincre. Qu'est-ce que je ne ferais pas pour la littérature.

Un coucher de soleil
romantique à souhait et non photoshopé.

De l'évasion avec l'eau de la piscine à débordement de l'hôtel 5 étoiles où nous séjournions, l'eau de l'Atlantique étonnamment bleue et des dauphins en liberté ! Ils jouaient à faire la course autour de notre catamaran, les femelles et leurs bébés au centre du troupeau et les mâles à l'extérieur en cercle pour les protéger. Trop beaux !


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Jeudi 17 septembre 2009

... sans meme vous laisser un petit mot... Quelle horrible, je fais ! Je pensais avoir la volonte de continuer a bloguer pendant mes vacances, mais je me suis laissee emportee par la paresse...

Vraiment desolee de vous avoir abandonnes (pas d'accent car clavier portougueche, il faut que j'envisage d'acheter un mini laptop tres vite), mais je reviendrais tres vite vous ecrire, vous repondre, vous lire et vous commenter !

A bientot, je vous embrasse et portez-vous bien !

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Vendredi 3 juillet 2009

Titre pas très français pour vous expliquer pourquoi j'étais muette depuis mercredi. Tout simplement parce que Lui et moi avons fait un petit break dans la semaine pour aller là :


Ce n'est pas pour crapahuter quelque part dans les Alpes suisses que nous avons pris congé - le week-end suffit largement - mais pour nous rendre à Klagenfurt en Autriche. Pour une Helvète comme moi, je ne peux pas dire que je me suis sentie dépaysée vu que les paysages de la Carinthie ressemblent à s'y méprendre à ceux de la Suisse : forêts entretenues au cordeau, géraniums au balcon, montagnes, chalets, cloches de vache, tout y est à l'exception du cor des Alpes. Je me serais même crue dans l'Oberland bernois par moments.

Comme toujours avec Lui, les conditions de voyage étaient extrêmement pénibles, à commencer par l'hôtel et son spa de 2000 m2 complètement pourri où nous attendait une suite avec une chambre et un lounge spacieux sans parler de la salle de bain ultra moderne. Nous avons même eu droit à deux TV à écran plat, une dans chaque pièce, pour vous expliquer combien nous avons été déçus.

Hall principal majestueux de l'hôtel qui donnait le vertige...

Rustique mais chic !

La nourriture était aussi infecte que l'hébergement. Il a fallu prendre un téléphérique pour atterrir au sommet d'une montagne où était dressée une vaste tente à l'intérieur bleuté qui abritait les entrées - carpaccio de boeuf, tartare de saumon, mini assiettes design contenant du risotto, du filet de boeuf ou des côtes d'agneau divines - disposées dans un décor de sculptures de glace, tandis que les plats chauds typiquement autrichiens comme les Wiener Schnitzel, saucisses et salade de pomme de terre pour les plus connus (mention spéciale à l'Apfelstrudel qui était tellement bon que j'en ai versé des larmes) étaient servis dans le restaurant principal.

Une découverte : le chocolat chaud au piment, un délice !!!

I love Austrian cooking! Un peu beaucoup roborative, mais schlurpique !

Bien entendu, nous nous sommes ennuyés comme des rats morts devant le spectacle de piètre qualité que l'on nous a montré : des amazones cracheuses de feu vêtues de cuir et un jazz band débordant d'énergie. Puis, il n'y avait pas assez d'alcool : entre les coupes de champagne, le Siberian Cocktail inventé spécialement pour l'occasion, la bière, le vin, le cognac et les spiritueux proposés, le tout à discrétion, on ne savait franchement pas que choisir.

Come on baby, light my fire... Même l'appareil de photo a eu peur et a vu trouble.

C'est donc avec beaucoup de soulagement que nous sommes rentrés hier dans la soirée, en nous promettant de ne plus jamais accepter d'invitation aussi nulle ! ;o)

PS : Merci à la boîte de Lui de nous avoir offert deux jours de rêve dans la campagne autrichienne. J'ai le blues devant mon PC rien qu'en y repensant ce matin...

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Mercredi 3 juin 2009


Un séjour entièrement offert - même la nourriture ! - pour une énième visite à Lisbonne, en compagnie de Lui, Mumu et Lobo, qui m'ont rejetée avec horreur quand j'ai eu le malheur d'essayer des ballerines dans une boutique... Le soleil radieux était de la partie, tout comme nos endroits favoris : Le Blues Café, le Kais et l'Espaço Lisboa !


Ces Messieurs détestent les ballerines car ils aiment les femmes "femmes", chaussées de fins escarpins à talons. Ce n'est pas Christian Louboutin qui les contredira.


Par contre, je crois que ça lui est complètement égal à Jésus que les chaussures soient plates ou pas ! L'est bien Jésus, il aime tout le monde, même les filles en ballerines, et il ne juge personne.

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Jeudi 16 avril 2009

Hier, je vous ai montré la face idyllique du voyage au pays des Maldiviens, mais, dans toute histoire, le plus intéressant est certainement la partie obscure, le côté sombre de la Force, Darth Vador vs Maître Yoda, Luke, je suis ton père.

Or donc, après avoir été chahutés sur les flots, tel un cageot de poules que l'on balancerait aux crocodiles, à bord du bateau puis de l'hydravion en direction de Malé où nous attendait l'Airbus 330 pour rentrer en Suisse, j'ai demandé à Lui de me donner un somnifère, une fois le plateau-repas englouti que l'on nous avait servi (trop mangé, comme d'hab. Après réflexion, je n'aurais peut-être pas dû piquer l'Apfelstrudel de Lui et me contenter d'un seul dessert...).

Il faut savoir que les médicaments et moi, c'est rarement la réussite. Lui m'a suggéré de ne prendre qu'un demi-somnifère, vu mon petit gabarit, mais je lui ai répondu bien crânement  : "Fais péter et donne-m'en un entier, je suis une descendante fière et brave de Gengis Khan et mes collègues ne m'appellent pas Attila pour rien".

Ainsi fut fait ou plutôt avalé. 

Je me rappelle lui avoir dit : "Tu vois, je suis encore éveillée, aucun effet, ce somnifè... zzzzz", puis après quelques heures, m'être levée en direction des commodités de l'avion, mue par un besoin pressant.

Sauf que...

Sauf que les gens étaient rouges, verts, roses fluo, comme passés au stabilo avec des reflets électriques. On aurait dit qu'ils étaient pop-artisés par Andy Warhol ! "Etrange, quel phénomène intéressant", me suis-je dit. J'étais stone, oui.

(c) Internet. Marilyn Monroe, Andy Warhol, 1967. Les gens ressemblaient à Marilyn, sauf qu'ils n'avaient pas le même prénom ni la même tête. Et même que certains étaient des hommes.

Sauf que je me suis endormie sur le dossier du fauteuil de l'un des passagers avant même d'atteindre la porte des toilettes ! Lui s'est levé et a dû me porter pour me ramener à mon siège, sous le regard éberlué de tous : "C'est qui cette junkie ?".

Sauf que j'ai vomi tout mon déjeuner dans les sacs prévus à cet effet (glamour toujours) avant de retourner aux toilettes avec l'aide de Lui qui m'a soutenue et attendue derrière la porte pour veiller à ce que je ne m'endorme pas sur le trône.

Cet homme m'aime.

L'aspect positif de cette mésaventure, c'est que je me suis rendue compte que le travail d'hôtesse de l'air ne consiste pas uniquement à être sommelière multilingue dans un avion ni à faire des démonstrations de sécurité en gonflant des gilets de sauvetage jaunes et fort peu seyants, dont personne n'a rien à cirer. Une hôtesse de l'air est aussi formée pour soulager les personnes malades et veiller à leur confort. L'une d'elles m'a apporté une tisane à la camomille ainsi qu'une grande bouteille d'Evian bouillante, emmaillotée dans une serviette en tissu, à appliquer sur le ventre en guise de bouillote. J'avais chaud, j'étais bien et je me suis endormie jusqu'à l'arrivée. Et quand elles ont distribué des biberlis, petits gâteaux fourrés à la pâte d'amande, c'était le bonheur !

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Mercredi 15 avril 2009

Parce que les photos sont parfois plus parlantes que les mots...

Le pilote n'avait pas de chaussures et nous avons voyagé parmi les nuages de la mousson, argh... Au retour, c'était pire : mer déchaînée, bateau qui gîte et hydravion qui tangue.

Mais cela en valait la peine !
Pour info, aucune de ces photos n'a été retouchée... Pas de filtre couleur ni Photoshop. Le paradis, comme on se l'imagine avec sa plage de sable blanc et une eau turquoise et limpide.

Une tortue de mer que j'ai baptisée Fifi et une raie pastenague
que l'on ne distingue pas bien car shootées depuis un ponton la nuit (les photos sous l'eau sont à développer). Nous avons vu des murènes, des thons, un requin à pointe noire et tout ce que l'on peut apercevoir dans le "Monde de Nemo", sauf que les poissons clowns maldiviens sont lookés différemment.

Le lapin de Pâques
est même passé dimanche avec son lot de friandises : le lapin de Pâques sait nager, je le confirme.

Un p'tit tour au spa pour un massage aux pierres chaudes et une coupe avec "highlight" au salon de coiffure d'où je suis sortie avec les cheveux tricolores (...) et puis s'en vont...

Nous avons très envie de Bali à présent, quoique Lui dit chaque fois que l'on rentre qu'il n'est plus disposé à se taper une dizaine d'heures d'avion, mais avant, ce sera un week-end à Lisbonne pour la xmillième fois début juin avec un couple d'amis. Vive la vie !

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Dimanche 5 avril 2009

Bilan des derniers jours : 19847 pas (0), bien travaillé au boulot pour avancer dans mes projets en cours et briefer qui de droit (+1), mangé sainement (+1), amené Kimchi le chat chez une toiletteuse pour qu'elle arrive en parfait état à la pension (+1), été gentille en général après ma grosse colère (+1).

Total : +4 points bonus -0 péché capital = +4 points paradis des fruits (c) Marion

Je pars dans la précipitation la plus totale sans avoir eu le temps de répondre à vos commentaires ni même de vous lire sur vos blogs, mais j'ai profité du peu de temps qui m'était imparti pour boucler mes dossiers au travail... et ma valise également ! ;o)


Je vous souhaite à tous une excellente fête de Pâques, qui pour moi, sera synonyme de fin de Carême, youpiiii car cela commençait à me gaver, et de farniente au bord de l'eau. Nous partons en effet sur une île de l'Atoll de Raa dont la superficie est de 900 x 300 mètres. Pour compter mes pas, cela va être coton ! J'en connais une qui va être grondée par sa console DS...


Ma copine Mjb me disait de profiter de l'étroitesse de l'île pour réfléchir sur le sens de ma vie : où vais-je, où courge (cours-je) et dans quelle étagère (état j'erre), ce sera chose faite avec le livre que m'a recommandé mon frangin :


Portez-vous bien et à bientôt, plus précisément au mercredi 15 avril !

PS : Lui vient de me dire : "Elle a beaucoup d'imagination cette fille, écrire dans son blog qu'elle part sans arrêt alors qu'elle ne fait que de se documenter sur des destinations de voyage et de regarder les reportages à la TV...". Cela me rappelle mon frère qui pensait que vous alliez me prendre tôt ou tard pour une mytho avec mes vacances à l'autre bout du monde ;o). Je vous rassure, il n'en est rien ! Il en va de la crédibilité de ce blog et de la mienne, par conséquent.

(c) All photos : internet. Nan, je ne suis pas une mytho ! 

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Mercredi 18 mars 2009

Mardi 17 mars : 8481 pas (0), zéro achat (+1), zéro péché capital (+1).

Total : +2 points bonus -0 point péché capital = +2 points paradis des fruits (c) Marion

Après avoir beaucoup tergiversé, pesé le pour et le contre...

Djerba ? Oh, non, on y est déjà allé deux fois (il y a parfois des paires de claques qui se perdent...) !
Kamtchatka ? Mais enfin, Koyangi, il fait -25°C sur place. Quant à l'hôtel, tu peux te brosser pour en trouver un !
Remonter le Nil de Karnak au Caire en visitant tous les sites historiques ? Oui, Chou, mais pas pour une semaine, ce serait mieux de prolonger avec quelques jours de vacances balnéaires, sinon nous serons raides au retour !
République Dominicaine ? Non, c'est trop loin et on a déjà vu.
New York ? Non, ah, bon... Tu es sûr, Chou ?


(c) Internet - Une île, un ponton, la mer, le soleil et la plage... Le bonheur existe !

... nous nous sommes enfin décidés sur le lieu de nos vacances de Pâques : les Maldives !

Oui, je sais, vous me détestez à présent. C'est malin !

Quant à la logique de notre réflexion, surtout sur les distances et le nombre d'heures de vol, ne cherchez pas à comprendre, c'est du gros n'importe quoi.

Après Nouvel-An en Thaïlande, nous fêterons Pâques dans l'Océan Indien (tiens, je me demande si les cloches arriveront jusque là-bas ? Et les petits lapins, ça nage, un petit lapin ?). Je sens que ça va être dur de poursuivre mon Carême, quoique j'imagine qu'il n'y a pas grand chose à faire sur une île dont on fait le tour en 24 heures à pieds, si ce n'est de se dorer la pilule à l'ombre des cocotiers, nager dans une eau limpide et transparente à 28°C et admirer la faune aquatique avec masque et tuba...

Oui, je sais, vous me détestez à nouveau. Désolée, vraiment !

Pour me rattraper, je vous raconterais bientôt quelques moments pénibles de ma vie, comme mon expérience de travail à l'usine en tant que manutentionnaire ou encore mes années chez les Scouts. Moi aussi, j'ai connu des moments difficiles... Ahem ! ;o)

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Vendredi 16 janvier 2009

Ouh là, mais où j'en suis moi ?

Mon retour en Suisse se passe bien mais sur les chapeaux de roue et avec de grosses émotions auxquelles je ne m'attendais pas a priori et des décisions à prendre rapidement (voyons, de quelle couleur mes ongles cette fois ? On pourrait les faire rouge noir ? D'accord, va pour le rouge noir !). Décidément, 2009 ne sera pas forcément l'Année du Boeuf comme je l'avais prédit, mais peut-être l'Année du Neuf et des gros chambardements (positifs, je vous rassure) !

L'orchidée, symbole national du Pays du Sourire. On en trouve partout !

Bon, je rassemble mes esprits et vais vous parler de Hat Patong, la ville où Lui et moi avons résidé principalement pendant nos vacances en Thaïlande, même si nous avons testé tous les moyens de locomotion disponibles sur place - pieds, hors-bord, tuk tuk, taxi, éléphant, motorbike - pour nous balader dans la province de Phuket.

Patong Beach le jour. Pour ma copine mjb, nous n'avons pas rencontré une seule méduse dans la mer, sauf un matin où Lui en a trouvé 3 mortes sur le sable.

Patong City Center, la nuit.

N'oublions pas que Patong a été dévastée par le tsunami en 2004. Quant à l'utilité du panneau, j'émets quelques réserves. Parce que courir sur 300 mètres pour échapper à une vague meurtrière, il faut s'appeler Husain Bolt et encore.

Je crois que Patong, on aime ou on déteste et qu'il n'y a pas vraiment d'entre-deux. Moi qui n'aime rien tant que goûter, sentir, entendre, palper, voir des choses inconnues et différentes, j'étais aux anges et j'ai adoré ! Ou plutôt j'ai adoré Patong en vacances car je n'aimerais pas y vivre ad vitam aeternam (mais qu'est-ce qui me prend de semer des locutions latines un peu partout dans mon article aujourd'hui ?).

Patong est un joli "foutoir" de tout et de n'importe quoi. Tout d'abord, il y a une concentration phénoménale d'humains de tous genres - mention spéciale pour la grande ouverture d'esprit des Thaïlandais qui tolèrent sans problème les transsexuels dans leur société - avec plein de natifs qui semblent ravis d'accueillir des touristes en les saluant aimablement et en tentant d'établir des contacts avec eux :

Thaïlandais : Where are you from? (D'où venez-vous ?)
Moi : Switzerland (Suisse)
Thaïlandais : ???
Moi en mon for intérieur : Zut, ce n'est pas gagné, ils ne comprennent pas quand je leur dis que je suis Suisse... Tant qu'ils ne me prennent pas pour une Thaïlandaise payée par Lui pour l'accompagner, ça va !

A vrai dire, j'acceptais très mal de passer pour une des nombreuses "filles" marchant dans la rue main dans la main avec des hommes étrangers pour quelques nuits tarifées. Tant que j'avais la peau pâle, la confusion était moindre, mais vers la fin de notre séjour, je me suis fait arrêter une fois en compagnie de Lui par un garde de la sécurité de l'hôtel où nous logions, qui avait reçu comme consigne d'interdire l'accès à toutes les "filles" qui voulaient y entrer... jusqu'à ce qu'il se rende compte de sa méprise. Groumpf.

A ce propos, je vous cite l'expression d'une connaissance de Lui qui considère que "partir en Thaïlande avec sa copine ou sa femme, c'est comme amener sa bière à Münich" (à méditer).

Lui a été un amour et a parfaitement assumé la situation. Pas comme moi :

Thaïlandais : You... Japan ?
Moi : Yes ! (argh)
Thaïlandais : Aligato.

Oui, la honte, je sais, mes ancêtres coréens peuvent se retourner dans leur tombe ! Mes chers trisaïeux, je suis vraiment navrée pour ce que j'ai fait et je mérite que l'on me retire le passeport coréen... que je n'ai pas. C'est juste que je ne voulais pas que l'on me prenne pour une de ces "filles", vous comprenez ? D'ailleurs, je me suis rattrapée par la suite :

Thaïlandais : Where are you from ? (D'où venez-vous ?)
Moi : Korea ! (Corée)
Thaïlandais : Anyeonghaseyo.

Patong est un joli "foutoir" de tout et de n'importe quoi. Les gens conduisent n'importe comment, ne s'arrêtent jamais pour laisser les piétons traverser et il est souvent hasardeux de circuler entre les voitures, les tuk tuk et les vélomoteurs. Quant à l'urbanisme, elle laisse à désirer avec les câblages des fils tout emmêlés qui pendent au-dessus des têtes, mais ce n'est pas grave car cela fait du bien de connaître un environnement moins "carré" qu'en Suisse où tout est systématiquement réglementé.

Un des célèbres tuk tuk ! Lui m'a dit qu'il ne serait pas possible d'en conduire un en Suisse car il ne remplirait pas les normes de sécurité : par exemple, il n'y a pas de ceintures de sécurité à l'arrière.

Une jolie famille siamoise juchée sur un scooter... A l'examen théorique de conduite, on m'aurait demandé : "cette famille a-t-elle le droit de circuler ainsi ?" Réponse a) Oui, la famille a l'air heureuse. Réponse b) Oui, l'homme porte un casque. Réponse c) Non, la femme et le garçon ne portent pas de casques et il est strictement interdit d'être plus de deux personnes sur un véhicule motorisé à deux roues.

Patong est un joli "foutoir" de tout et de n'importe quoi. A la plage, outre la horde de touristes en maillots de bain et un couple de Japonais qui se baignaient en pull à manches longues et en bermuda pour garder leur teint de porcelaine, on y rencontre des marchands ambulants qui vendent du maïs, de l'aloë vera, des beignets de crevettes, des espèces de flûtes de pan, des vêtements, des valises, des écharpes, des cuisses de poulet, des nems, des fausses lunettes de soleil, des faux bijoux Tiffany, etc. Le gros souk, en fait ! Mais ce n'est pas grave car lorsqu'on a la chance de croiser un jeune vendeur de glaces qui se confond en remerciements en joignant les mains sur sa poitrine car on lui laisse un pourboire de CHF 2.- / EUR 1,35, on pleure derrière ses solaires tellement l'écart entre les niveaux de vie est grand et on lui souhaite de connaître le bonheur du plus profond de son coeur.

Tiens, mais qu'y a-t-il sous mon transat ?

Oh, un chien qui sommeille ! L'île de Phuket grouille de chiens errants. Lui m'a interdit de les caresser car il les suspectait d'être couverts de puces.

Aussi, lorsqu'on rentre et que l'on découvre ceci sur les murs de votre pays qui est l'une des nations les plus riches du monde, on se demande de quel côté se situe le monde civilisé :

Affiche UDC contre l'extension de la libre circulation à la Bulgarie et à la Roumanie. Campagne infecte qui devrait être interdite ! En plus, ce n'est pas sympa pour les corbeaux.

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